dimanche 31 janvier 2021

Bac 2021 : oui au report des épreuves de mars, non aux choix dogmatiques du ministre

 

 

 

Bac 2021 : oui au report des épreuves de mars,

non aux choix dogmatiques du ministre

En fin de semaine, Jean-Michel Blanquer a annoncé l’annulation des épreuves de spécialités de mars ce que les organisations syndicales mais aussi les représentant·es des élèves et des parents exigeaient depuis de longues semaines. Pour la CGT Éduc’action, il est évident que ces épreuves arrivent beaucoup trop vite, en particulier cette année, avec le retard accumulé lors du confinement de mars 2020 et la perte horaire due à la situation sanitaire depuis novembre.

La CGT Éduc’action estime que cette annonce aurait dû être faite beaucoup plus tôt. Cela aurait permis aux enseignant·es de mieux structurer leur enseignement en prenant en compte les difficultés scolaires générées par la crise sanitaire et aussi d’éviter le stress subi par les élèves, leurs parents et les personnels. Mais JM Blanquer se sera malheureusement obstiné à maintenir en mars ces épreuves qui sont une des clés de voute de Parcoursup (véritable outil du tri social à l’entrée de l’université), tout en refusant de recruter massivement des personnels pour pallier les effets de la crise.

Pire, alors que pour le moment, rien n’indique que les élèves ne pourront pas passer ces épreuves au mois de juin, le ministre fait le choix de les transformer immédiatement en contrôle continu. La CGT Éduc’action dénonce ce mode d’évaluation du baccalauréat inégalitaire et qui attaque le caractère national de l’examen. Cette décision est d’autant plus problématique que le report de ces épreuves en juin n’empêchait en rien le ministère de travailler à une solution alternative s’il le voulait.

Il s’agit donc bien d’un choix dogmatique du ministre qui maintient son « grand oral » portant sur les disciplines de spécialités en juin, alors qu’élèves et enseignant·es n’ont toujours pas d’informations fiables sur les modalités de passage et d’évaluation de cet oral. Il en va de même du refus de supprimer la question de grammaire à l’oral de français de première alors que la demande de baisse du nombre de textes à étudier a été entendue.

Refus d’embauche massive de personnels en septembre pour permettre d’alléger les effectifs des classes, choix du contrôle continu, maintien de la sélection généralisée dans Parcoursup, refus d’allégements de programmes... Même dans le contexte de crise sanitaire, JM Blanquer fait encore et toujours passer sa vision idéologique de l'École devant l'intérêt des élèves.

Pour 2021, la CGT Éduc’action continue d’exiger le report en juin des épreuves de spécialités si le contexte sanitaire le permet, l’abandon du grand oral et de la sélection à l’entrée de l’université. 

Elle appelle plus que jamais les personnels à se mobiliser, entre autre le 26 janvier et le 4 février, pour l’abrogation des réformes du baccalauréat et du lycée ainsi que de la loi ORE, pour le retour à des épreuves finales nationales, pour la liberté de s’inscrire dans la licence de son choix et pour la construction d’un lycée unique et polytechnique démocratique.

Montreuil, le 25 janvier 2021

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jeudi 21 janvier 2021

Tract CGT éduc'action Caen avec rendez-vous Manche pour le 26 janvier 2021



 

La Fédération CGT de l’éducation, de la recherche et de la culture appelle se mobiliser le 26 janvier et le 4 février

 

Depuis plus de 10 mois nos vies professionnelles et personnelles sont organisées ou désorganisées en fonction de la circulation du virus du Covid 19. Confinement, couvre-feu, limitation de déplacements et de regroupements, cours à distance, télétravail, s’enchaînent sans préparation avec des annonces très tardives et quasiment aucun moyen supplémentaires pour faire face aux aménagements permanents. Bien au contraire, la Loi de Programmation de la Recherche, les réformes du lycée, les dotations horaires se mettent en place à l’inverse des besoins des personnels, des jeunes et de l’intérêt collectif.

Alors que nous revendiquons des moyens pérennes pour la recherche publique, la gestion de la campagne de vaccination vient démontrer l’aberration d’un système qui soumet toutes les activités aux logiques de rentabilité. Le vaccin est breveté, approuvé, il est l’unique moyen de sauver des vies et de stopper la pandémie, mais on ne peut pas le produire partout dans toutes les entreprises équipées techniquement parce qu’il est la propriété de Pfizer, Moderna, ou autres multinationales dont l’objectif est de verser des dividendes aux actionnaires ! La situation est à ce point ubuesque que Sanofi, encore incapable d’avoir un vaccin au point, prépare un plan massif de licenciement… ! Cela pose clairement la question de l’appropriation publique de l’industrie pharmaceutique !

Le jeunesse se retrouve aujourd’hui au cœur de la crise. Crise sanitaire, mais aussi crise sociale et pédagogique.

Alors que le ministre de l’éducation et le gouvernement s’enorgueillissent de ne pas fermer les écoles, collèges et lycées dont ils jugent qu’ils ont une importance vitale, ils annoncent des moyens pour la rentrée 2021 très insuffisants. Le plan de relance gouvernemental ne prévoit pas un euro pour les établissements scolaires, les CFA, les universités, les CROUS ! Il y a pourtant urgence d’investir massivement, de recruter massivement, pour surmonter la crise et pour répondre aux besoins de la jeunesse.

Nos activités culturelles et sportives sont presque totalement à l’arrêt, mettant en lumière leur importance pour notre vie sociale et collective, notre émancipation. Le confinement puis le couvre-feu mettent en danger beaucoup d’associations et petites entreprises et les travailleurs et travailleuses de ces secteurs.

La crise économique à venir, la nécessaire transition écologique renforcent les besoins de formation et de qualification, pourtant aucune mesure n’est envisagée pour étendre les droits des salarié.es et des jeunes à se former. Le besoin de planification de la formation ne peut s’accompagner que de la création d’un Service public national de la Formation professionnelle avec une mise en œuvre au niveau régional.

Il est urgent de revendiquer de meilleures conditions de travail, d’autres choix budgétaires, des augmentations de salaires, le développement des services publics, le maintien et le développement de l’emploi dans nos secteurs de l’éducation, de la recherche, du sport et de la culture !

Montreuil, le 20 janvier 2021

lundi 18 janvier 2021

Appel unitaire à la mobilisation pour le 26 janvier dans la Manche

 


POUR DES POSTES STATUTAIRES POUR LA FIN DE LA PRÉCARITÉ

 

 

 

POUR DES POSTES STATUTAIRES POUR LA FIN DE LA PRÉCARITÉ

 

La loi de transformation de la Fonction publique a institutionnalisé la précarité, y compris dans notre secteur. En limitant les recrutements de personnels statutaires, en réduisant les moyens de remplacement et en explosant les quotas d’heures supplémentaires, l’Éducation  nationale recrute des personnels non-titulaires. Elle fait ainsi le choix de la précarité comme levier de gestion des ressources humaines. 

Et leurs conditions d’exercice sont inacceptables : enchainement des CDD (avec des services parfois incomplets), affectations éloignées ou multiples, inégalité de traitement, non-renouvellement ou licenciement. Les personnels contractuels sont donc une variable d’ajustement  pour le ministère. C’est particulièrement le cas cette année dans certaines académies avec le non-renouvellement brutal de contrats en décembre pour raison budgétaire .

Mobilisons-nous pour obtenir une gestion digne de tou·tes les nontitulaires (ATSS, enseignant·es, Vie Scolaire) de l’Éducation nationale et un plan de titularisation sans condition de concours ni de nationalité.

 

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POUR UNE ÉCOLE ÉMANCIPATRICE AU SERVICE DES PERSONNELS ET DES ÉLÈVES

 

 

 

POUR UNE ÉCOLE ÉMANCIPATRICE 

 

AU SERVICE DES PERSONNELS ET DES ÉLÈVES

 

La loi ORE et Parcoursup ont renforcé la sélection à l’entrée des universités et imposé une orientation subie, précoce et définitive des élèves. Les Spécialités, au poids considérable dans Parcoursup, imposent aux élèves des choix d’orientation quasi définitifs dès la seconde (voire dès la 3e selon leur ventilation dans les lycées). Ce tri est renforcé par les programmes élitistes, l’absence des mathématiques dans le tronc commun et la sur-spécialisation avec l’abandon d’une spécialité en terminale. Les familles et les élèves des milieux populaires sont les premières victimes de ce système éducatif qui leur est étranger. Quant au baccalauréat, l’imposition du contrôle continu le destine à devenir un diplôme local. C’est inacceptable.

 

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jeudi 14 janvier 2021

Derrière les effets de communication de Blanquer : le démantèlement de la voie pro continue

 

 

 

Évolution de la co-intervention et philosophie en LP :

Derrière les effets de communication de Blanquer :

le démantèlement de la voie pro continue.

 

Alors que la réforme de la voie pro arrive tout juste dans sa dernière phase d’entrée en vigueur, le ministère envisage déjà une modification de la grille horaire des Bac Pro pour la rentrée prochaine.

Un projet d’arrêté avec un nouvel aménagement de la grille horaire de la classe de terminale prévoit en effet la disparition du fléchage de la co-intervention entre l’enseignement professionnel et le Français ou les Math-sciences. Parmi les options proposées et laissées à la main des établissements, il y a 4 choix possibles, parmi lesquels le maintien de l’existant, la co-intervention avec d’autres disciplines de l’enseignement général, l’introduction de la philosophie, sous forme d’atelier ou encore le renforcement de l’aide personnalisée pour préparer les élèves à aborder leur poursuite d’études. Ces aménagements vont mettre en concurrence les disciplines.

Cette modification confirme les analyses de la CGT, les dispositifs imposés par le Ministre (co-intervention et chef d’œuvre) sont des échecs. Les mesures prises en 2018 ne permettent pas de préparer correctement les élèves au métier choisi ou à la poursuite d’études.

Dès 2018, la CGT Éduc’action avait dénoncé les nouvelles dispositions que sont le chef-d’œuvre, la co-intervention et l’aide personnalisée qui amputaient considérablement les heures disciplinaires et favorisaient une vision purement utilitariste des enseignements de la voie pro et tout en accentuant l’individualisation des parcours des élèves.

Depuis des années, la CGT Éduc’action revendique l’introduction de l’enseignement de la philosophie pour les lycéen·nes de la voie pro. Elles /ils doivent bénéficier d’un accès à une culture de haut niveau et de la même formation humaniste et citoyenne due à tout·es lycéen·nes.

Or les conditions créées par le ministère avec ce projet ne sont pas à la hauteur de cette revendication et ne constituent finalement qu’un effet de manche qui permettra, une fois de plus, de faire baisser les heures d’enseignement disciplinaire dans le cadre de programmes qui manquent cruellement d’ambition pour un ministre qui prétend faire de la voie pro une voie d’excellence. C’est aussi une nouvelle dérèglementation qui s’annonce et un pas de plus vers l’autonomie des établissements.

Alors que dans le contexte de l’épidémie de COVID-19 dont nous peinons à sortir, avec la crise économique que nous vivons, chacun s’accorde à dire que l’enjeu de la qualification est essentiel et nécessite de réels moyens pour son élévation, ces mesures fragilisent une fois de plus la formation professionnelle initiale sous statut scolaire.

Alors que des milliards sont dégagés pour la promotion de l’apprentissage, la voie professionnelle scolaire se contente de miettes et d’effets d’annonces ! Pour ne pas sacrifier davantage tout un pan de notre jeunesse, il est plus que temps de réagir :

La CGT Éduc’action exige un véritable plan d’urgence pour la voie pro pour en faire une véritable voie pour la réussite de tous les élèves qui sont des citoyen·nes et de futurs salarié·es.

Au-delà de l’opération de communication du ministre, la CGT Éduc’action s’oppose toujours à la transformation de la voie professionnelle que nous impose JM Blanquer et elle appelle les personnels à se mobiliser le 26 janvier.

Montreuil, le 12 janvier 2021

 

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