dimanche 11 octobre 2020

Organisation du Baccalauréat : la CGT Éduc’action dénonce le calendrier du bac 2021 !

 

 

Organisation du Baccalauréat :

la CGT Éduc’action dénonce le calendrier du bac 2021 !

 

Mardi 6 octobre, les organisations syndicales ont été reçues par le ministère pour une « concertation » sur le calendrier et l’organisation du nouveau baccalauréat. Outre que cette réunion intervient une semaine après la publication du calendrier 2021 – au cours d’un entretien au Figaro – elle laisse beaucoup de questions en suspens et certaines réponses sont loin d’être satisfaisantes.

Les conditions d’examen restent les mêmes que précédemment (deux surveillant·es par salle etc.) et la rémunération des examinateurs et examinatrices identique.

Concernant les épreuves de spécialités, celles-ci seront passées du lundi 15 au mercredi 17 mars. Fait nouveau : la plupart des spécialités seront programmées sur deux jours, certains élèves composant sur un premier sujet le lundi, les autres composant le lendemain sur un autre sujet. On peut s’attendre à un sentiment d’injustice de la part de certain·es candidat·es. Les oraux de spécialité et les épreuves d’évaluation des capacités expérimentales auront lieu à la suite et jusqu’au 26 Mars.

Plusieurs questions restent sans réponse sur ces épreuves : va-t-on banaliser les cours du 15 au 17 mars pour les élèves de première et de seconde, comme le demande la CGT Éduc’action ? En effet, nous voyons mal comment pourraient cohabiter des cours et des examens dans des conditions acceptables au sein d’un même établissement. L’administration compte-t-elle décharger de cours les examinateurs et examinatrices afin de pouvoir corriger dans de bonnes conditions ? Si oui, pour combien d’heures ? Une ou deux semaines ?

Nous rappelons que la CGT Éduc’action demande que ces épreuves aient lieu en juin afin d’éviter de perturber l’année scolaire et de donner un meilleur temps de formation aux candidat·es, à plus forte raison après les mois de confinement et les traces qu’ils ont laissé dans la scolarité des élèves. Si le ministère refuse cette proposition, c’est parce qu’il souhaite que le résultat de ces épreuves soit pris en compte dans Parcoursup, à seule fin de sélection à l’entrée dans le supérieur. Or, le fait que les élèves aient leurs résultats de spécialités (coefficient 16 chacune) dès le mois d’avril peut s’avérer démotivant, stressant. Et que dire des élèves absent·es à ces épreuves (surtout en période Covid), dont les résultats ne pourront apparaître dans Parcousup ?

Concernant les épreuves passées en fin d’année, l’écrit des Épreuves Anticipées de Français et de Philosophie auront lieu le 17 Juin. L’oral de Français et le Grand Oral à partir du 18 juin. Là aussi plusieurs questions restent sans réponse : les cours seront-ils maintenus après le 17 juin, comme semblait l’imaginer le ministère ? Nous sommes intervenus pour rappeler les contraintes de fin d’année rendant la chose ingérable (réinscription des élèves, grand nombre d’oraux, etc.). De plus, comment les enseignant·es de français et de philosophie pourront être membre de jury du Grand Oral compte-tenu du grand nombre de copies à corriger et des oraux de français ?

La CGT Éduc’action continue de dénoncer l’organisation de ce baccalauréat, mais plus largement exige l’abrogation de la réforme du lycée, du baccalauréat et de l’accès à l’université. Celles-ci sont facteurs de tri social, d’accentuation des inégalités scolaires, d’aggravation des conditions de travail et de perte de sens du métier pour les personnels.

Montreuil, le 08 octobre 2020

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Direction d’école : des discussions qui s’éternisent et aucune avancée.

 

 

Direction d’école :

des discussions qui s’éternisent et aucune avancée.

 

Il y a un an, la disparition tragique de notre collègue Christine Renon soulignait les difficiles conditions de travail des directeur·trices d’école et leur isolement. C’est dans ce contexte que le ministère a relancé une série de réunions pour évoquer la question de la direction d’école. C’était il y a un an et cela faisait suite à de nombreuses autres rencontres antérieures sur la même question.

Un an après, alors que la charge de travail des directeur·trices s’est amplifiée avec la nécessité de gérer la crise sanitaire, aucune mesure concrète et immédiate n’a été avancée par le ministère pour améliorer les conditions de travail des personnels. À ce jour, l’administration a consentie à un moratoire sur certaines enquêtes et a instauré une indemnité exceptionnelle de rentrée de 450€ pour les directeur·trices en postes au 1er septembre 2020… Faibles mesures au regard de l’urgence et des attentes des personnels.

Les trois premières réunions de travail réunies depuis septembre par la DGESCO et la DGRH n’ont, pour le moment, pas permis d’avancer sur des annonces tangibles à faire aux collègues. Les organisations syndicales échangent une nouvelle fois avec le ministère, dressent un bilan déjà évoqué à maintes reprises et avancent leurs revendications. Pour sa part, le ministère parle de budget supplémentaire pour des créations de décharge supplémentaire (pour les écoles de moins de 4 classes uniquement) ou pour une revalorisation indemnitaire à venir, mais aucun arbitrage n’est réalisé ni annoncé.

Nous dénonçons une volonté ministérielle de gagner du temps avant de futures annonces sans surprise, bien en dessous des attentes exprimées. Nous dénonçons surtout une volonté permanente de faire évoluer les missions et le rôle des directeur·trices pour leur faire endosser un nouveau statut qui ne porterait par son nom. En effet, au regard du projet de loi Rilhac et des axes de travail développés par le MEN, il est clair qu’il existe une envie persistante et récurrente de faire de nos collègues directeur·trices, des dépositaires d’une délégation de pouvoir hiérarchique avec la possibilité de contrôler (administrativement et pédagogiquement) davantage les autres enseignant·es.

La CGT Éduc’action continue de s’opposer à l’instauration d’un lien hiérarchiques dans les écoles. Elle exige des moyens immédiats pour que les conditions de travail des directeur·trices s’améliorent, un temps de décharge suffisant pour les directeur·trices et les équipes pédagogiques, l’abandon de toutes les tâches administratives inutiles et inappropriées, des postes administratifs Fonction publique d’État dans toutes les écoles et une augmentation des rémunérations et des bonifications indiciaires.

Montreuil, le 08 octobre 2020

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Communiqué - Scolarisation dès 3 ans à l’école : stigmatisation des musulman·es et annonces en trompe l’œil

 

Présentant la future loi sur les « séparatismes » le 2 octobre 2020, Emmanuel Macron a annoncé que la scolarisation serait obligatoire à l’école dès 3 ans, sauf cas médicaux.

Notons en premier lieu que pour le président de la République, seul le séparatisme lié à la religion musulmane poserait problème. Nous aurions aimé l’entendre sur d’autres religions. Ainsi, on ne compte plus les groupuscules chrétiens et autres sectes, assez influentes d’ailleurs, pour imposer en 2014 l’abandon des ABCD de l’égalité alors que leur bilan était unanimement jugés comme très positif pour travailler à l’égalité filles-garçons. Ou encore celui orchestré par l’État lui-même en écartant de l’École les enfants Roms ou les Jeunes Mineur·es isolés.

Selon Emmanuel Macron, sur les 50 000 enfants scolarisés à domicile, la moitié devrait aller à l’école. Si la volonté du Président de la République était réellement la scolarisation obligatoire dans un établissement scolaire, il n’aurait pas oublié les 100 000 enfants non scolarisés [1]. Il aurait annoncé un collectif budgétaire pour répondre aux urgences que l’École subit actuellement pour des créations massives de postes statutaires et des moyens financiers en adéquation avec la réponse aux besoins de la population. Si la volonté présidentielle était de renforcer l’école publique, laïque et gratuite, il aurait annoncé cesser de financer l’école privée sous contrat, quasiment toujours adossée à une religion, dans 95% du temps à la religion catholique.

La FERC-CGT appelle donc le président de la République à ouvrir un collectif budgétaire permettant la scolarisation de l’ensemble des enfants en France dans l’école publique, laïque et gratuite. En ce sens, la nationalisation des établissements privés et la fonctionnarisation des personnels est une nécessité.

Enfin, développer l’école publique, lui donner les moyens de fonctionner, c’est lui permettre de proposer aux élèves des pédagogies émancipatrices dans des conditions d’apprentissage pour les élèves et de travail pour les personnels enfin à la hauteur des besoins.

Montreuil, le 7 octobre 2020


[1A la rentrée de septembre 2019, la défenseuse des enfants a annoncé que 100 000 enfants de moins de 16 ans n’étaient pas scolarisés en France : en majorité dans les bidonvilles mais également dans les squats et les hôtels sociaux.

 

 

RENTRÉE 2020 : Toute la communauté éducative manque de personnels et de moyens

 

 

  

RENTRÉE 2020 :

Toute la communauté éducative manque de personnels

et de moyens

 

Cette rentrée scolaire ne ressemble à aucune autre. L’épidémie de la COVID 19 démontre que l’état du bâti scolaire n’est pas à la hauteur des enjeux. La crise met en exergue le manque criant de personnels pour accueillir, accompagner et permettre la réussite de toutes et tous.

Aujourd’hui le protocole sanitaire défini pour la rentrée scolaire est quasiment vide, tout juste agrémenté de «recommandations». Celles-ci dépendent de la circulation du virus, et ne sont pas contraignantes. Par contre, elles nécessitent plus d’encadrement et de locaux sans les moyens budgétaires nécessaires. Pour passer une année et prévoir les différentes configurations, il faut revoir la constitution des classes et repenser l’organisation de l’établissement. 

Pour cela, il faut des moyens supplémentaires dans l’Éducation nationale et dans les collectivités :

Le ministre de l’Éducation nationale n’a pas tenu compte des demandes syndicales quasi unanimes de créations de postes.

Aucun recrutement massif n’est prévu de la part des collectivités pour répondre aux besoins déjà criants. Les personnels des collectivités subissent un surcroit de travail dû à l’épidémie pour l’entretien des classes, des réfectoires, des internats et de la restauration scolaire, ils sont pour beaucoup au bord de la rupture.

Des actions se développent dans plusieurs établissements de régions et départements, pour réclamer la création de poste de titulaires pour répondre aux besoins des élèves et améliorer les conditions de travail. La CGT Éduc’action et la Fédération CGT des services publics exigent des moyens supplémentaires pour les établissements scolaires pour permettre de répondre à la crise et permettre des investissements nécessaires :

  • Par des recrutements en personnels titulaires sur des postes pérennes
  • Par une dotation financière importante pour l’entretien et la rénovation immédiate des établissements scolaires

Montreuil, le 6 octobre 2020

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Périodes de formation en milieu professionnel : des propositions irréalisables

 

 

 

 

Périodes de formation en milieu professionnel :

des propositions irréalisables

 

La crise sanitaire a déjà très fortement perturbé le parcours des élèves de la voie professionnelle. L’impossibilité de télé enseigner les gestes professionnels habituellement dispensés en atelier a entrainé une déqualification des élèves.  La crise économique et le regain de la propagation du virus posent en cette rentrée de réelles difficultés pour l’organisation des PFMP. Dans ce contexte difficile, le ministère vient de diffuser en catimini une foire aux questions (FAQ) dédiée à l’organisation des PFMP. Les aménagements proposés, prétendant pallier les difficultés induites par le contexte sanitaire et économique dégradé, sont inacceptables.  D’une part ils contreviennent aux textes réglementaires qui régissent l’organisation des PFMP et, d’autre part, la « souplesse » proposée, comme le départ des élèves « au fil de l’eau » ou le brassage de groupe d’élèves dans des classes ou établissements différents, sont des éléments de dérégulation qui mettraient en danger la santé des élèves et des personnels et qui aggraveraient leurs conditions de travail.

Nos organisations SNUEP-FSU, SNEP-FSU, CGT Éduc’action, SNALC, Sud Éducation et SNCL rappellent que la mise en place des PFMP est régie par l’article R 421 du Code de l’Éducation qui précise que la détermination des dates pour l’année scolaire, relève de la compétence du conseil d’administration donc d’un vote de cette instance. En aucun cas les élèves ne peuvent donc partir au fil de l’eau en fonction des « opportunités ». De plus, exiger des personnels un travail supplémentaire pour mettre en place « une différentiation pédagogique importante » est irresponsable en cette période très anxiogène où les personnels doivent faire face à de nombreuses difficultés. Enfin nos statuts, rappelés dans la circulaire PFMP de 2016, précisent nos obligations de services pour les périodes : en aucun cas nous ne devons accepter les mesures dérogatoires proposées dans cette FAQ.

En préalable, la mise en place d'une concertation pour la voie pro et les problèmes spécifiques auxquels elle est confrontée est absolument nécessaire afin de construire une réponse adaptée et réaliste pour les élèves et les personnels.

Nos organisations demandent le retrait de ces propositions irréalisables. Elles rappellent leur demande de moyens pour la voie professionnelle qui peuvent se traduire par l'allègement des dispositifs introduits par la transformation de la voie professionnelle (TVP).

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Pour la CGT Éduc’action, l’École est faite pour rassembler, pas pour stigmatiser ou diviser.

 

 

 

Pour la CGT Éduc’action, l’École est faite pour rassembler,

pas pour stigmatiser ou diviser.

 

Alors que le président Macron annonçait préparer des mesures depuis de très nombreux mois sur la question de la laïcité et des « séparatismes », la CGT Éduc’action a été surprise de constater que la seule véritable mesure d’application immédiate présidentielle n’impliquait que l’École.

Si nous reconnaissons que l’École a une place majeure dans la construction d’une société laïque et est source d’émancipation individuelle et collective, nous ne partageons pas l’idée selon laquelle elle aurait à porter à la fois tous les maux de notre société.

La CGT Éduc’action s’étonne de l’annonce rendant l’instruction obligatoire dès 3 ans à l’École. En effet, comment croire que cette seule mesure soit de taille à répondre à la question globale de la laïcité ? Comment croire également que tou·tes les élèves n’étant pas scolarisé·es dès 3 ans sont des musulman·es soumis·es à la volonté politique de leurs familles de les écarter de « l’École de la République » ? N’oublions pas que si tous les enfants ne vont pas à l’École dès 3 ans, c’est certes un choix de certaines familles (de n’importe quelle religion ou par simples choix idéologiques non religieux), mais c’est aussi parfois lié à des problèmes de scolarisation générés par l’Institution elle-même (manque de places, problèmes d’organisation, manque récurrent d’enseignant·es, d’AESH…).

Si le président veut tant défendre le rôle émancipateur de l’école, il pourrait enfin porter une réflexion globale sur l’École obligatoire jusqu’à 18 ans et sur les moyens humains et financiers à mettre en œuvre pour accueillir tout le monde dans des conditions matérielles et pédagogiques dignes.

La CGT Éduc’action constate surtout que pour le président de la République, les « séparatismes » visés et la question de la laïcité ne concernent que la seule religion musulmane. Une nouvelle fois, nous dénonçons cette stigmatisation de la part du pouvoir en place qui ne remet en cause à aucun moment et d’aucune façon les autres religions. En effet, nous aurions aimé entendre le président Macron s’exprimer également sur le respect de la laïcité dans toutes les écoles privées (et de toute obédience) ou sur leur financement.

Pour la CGT Éduc’action, on ne peut prétendre défendre la laïcité et ne viser que les musulman·es alors que l’on développe parallèlement le financement des écoles privées via la loi Blanquer. Par ailleurs, cette mesure sur la scolarité obligatoire pourrait favoriser le renforcement des écoles privées vers lesquelles les familles visées seraient tentées de se tourner.

À ce titre, la CGT Éduc’action rappelle sa revendication de nationalisation de l’enseignement privé.

Enfin, engager une politique pour la préservation de la laïcité partout sur le territoire doit passer obligatoirement par des mesures d’ordre social et économique pour soutenir les familles et non les stigmatiser.

Montreuil, le 6 octobre 2020

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Pas de jeunesse sacrifiée : droit au respect et à la dignité

 

Communiqué de presse unitaire CGT, FSU, Solidaires, Fidl, MNL, Unef et Unel

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Le plan « 1 jeune, 1 solution » de 6,5 milliards débloqué sur 2 ans du gouvernement n’est absolument pas à la hauteur des enjeux actuels.
Un peu plus de 800 000 jeunes entrent en ce moment dans la vie active alors que l’insertion professionnelle devient très chaotique. Et ce ne sont pas les sommes colossales données aux entreprises, sans exigence en contrepartie, qui vont permettre une relance qualitative et quantitative de l’emploi. L’aide à la recherche du premier emploi, supprimée en 2019 par le gouvernement, n’a toujours pas été rétablie : aucun accompagnement social n’existe donc pour les jeunes diplômés.
La crise sanitaire a dégradé considérablement une situation sociale et économique déjà bien entamée par une politique régressive menée depuis des décennies. Les inégalités continuent à se creuser et la précarité explose.
Près d’1 million de jeunes âgés de 16 à 25 ans ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation. Pour les étudiant-es, le coût de la vie augmente de 3, 69 % en cette rentrée sachant qu’ils et elles devront débourser en supplément du loyer et des transports plus de 250 euros par an pour l’achat des masques.
Il est de la responsabilité du gouvernement de rompre avec les politiques actuelles et de changer de cap pour des perspectives d’avenir meilleures et durables. Il faut cesser le paternalisme et la stigmatisation des jeunes, toujours les premier-es à servir de variable d’ajustement des politiques budgétaires et encore une fois les premier-es pointé-es du doigt, aujourd’hui comme responsables du redémarrage de l’épidémie.
De même et en urgence, le gouvernement doit cesser de mener une politique de la peur, de la culpabilisation, des restrictions des libertés et des droits fondamentaux. Les injonctions de Blanquer sur les tenues vestimentaires des lycéen-es, celles de certain-es parlementaires sur celle de notre camarade, Vice-Présidente de l’UNEF, les interdictions de manifestation revendicative, les multiples répressions et humiliations des autorités policières et judiciaires sont des dérives autoritaires et liberticides inacceptables. Elles enfreignent des libertés fondamentales, percutent l’Etat de droit et dévoient les pratiques de laïcité. Elles stigmatisent et aggravent les rapports de domination qu’ils soient de classe, de genre, d’orientation sexuelle d’origine réelle ou supposée, etc. Le suicide d’une étudiante transgenre à Montpellier fin septembre montre que les conséquences sont concrètes.
Nous n’acceptons pas cette politique.  Créer une génération sans emplois, sans droits et sans avenir ne peut pas être une visée et un objectif politique implicite ou explicite. C’est irresponsable. Chacun-e a le droit d’être, d’exister, de s’exprimer, de se former, de travailler… Le droit à la dignité et au respect !
Nous demandons des moyens conséquents pour relancer l’emploi, l’insertion ainsi que la protection sociale des jeunes en recherche d’emploi. Nous exigeons des moyens favorisant l’accès aux logements sociaux, dans les foyers des jeunes travailleur-ses ou dans les Crous, des ressources suffisantes pour assurer l'autonomie financière et matérielle des jeunes. Enfin nous demandons des mesures pour une égalité des droits effective pour toutes et tous, le respect et le renforcement des libertés individuelles et collectives……

Paris, le 5 octobre

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