mardi 21 avril 2026

28 avril 2026 : Mobilisons-nous pour la protection des jeunes en formation !

 


Entre avril et juillet 2025, 5 mineurs, apprenti, lycéen professionnel ou élève de 2nde Général et technologique, ont perdu la vie en entreprise. Et nous ne pouvons oublier que le plus jeune des mort∙es au travail est un élève de 3ème ! Ce ne sont pas des « faits divers » isolés, mais bien la conséquence du fait que, contrairement aux préjugés libéraux, l’entreprise n’est pas un lieu de formation initiale. Poussée par une logique de rentabilité, elle ne prend pas le temps de bien former.

Selon l’INRS, la fréquence des accidents du travail est deux fois et demie plus élevée chez les jeunes de moins de 25 ans que chez le reste des salarié·es. De même, les études alertent sur une surexposition des apprenti∙es et des stagiaires aux produits CMR (substances chimiques cancérogènes et/ou mutagènes et/ou toxiques pour la reproduction). Elle est un lieu dangereux, avec un risque accru de Violence Sexistes et Sexuelles, pour les stagiaires et apprenti·es, souvent mineur·es, moins en mesure de se défendre.

Alors que ces chiffres auraient au contraire dû alerter, depuis 2022, le choix a été fait, d’augmenter la présence des jeunes mineur·es dans l’entreprise sous prétexte d’améliorer l’orientation : stage d’observation pour les élèves de seconde générale et technologique, aides financières massives pour accompagner le développement à marche forcée de l’apprentissage, mise en place du parcours différencié en Terminale bac pro.

De plus, au prétexte de « lever des freins » à l’entrée en apprentissage, la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » de 2018 a diminué la protection des apprenti·es mineur·es : possibilité de déroger aux durées maximales hebdomadaires de 35h et quotidienne de 8h, assouplissement du travail de nuit …

Depuis 2003, l’OIT a proclamé le 28 avril journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail. Sous l’impulsion de la fédération Construction, Blois et Ameublement de la CGT, cette date est devenue une journée de mobilisation contre les mort∙es au travail. Cette année, le choix est fait de mettre en avant la question de la jeunesse.

La FERC-CGT appelle à se saisir des initiatives organisées pour porter nos revendications sur la question de la protection des stagiaires et des apprenti∙es !

Montreuil, le 31 mars 2026

 

lundi 13 avril 2026

Guide Syndical Combattre les racismes au travail

 

POURQUOI CE GUIDE ?

Ce guide syndical permet de connaître les outils de lutte contre les différentes manifestations du racisme au travail. Rédigé par les membres du collectif Lutte contre les racismes de la FERC, il s’adresse particulièrement aux travailleurs et travailleuses des secteurs éducation, recherche, culture, éducation populaire et sport mais est probablement intéressant pour d’autres champs du monde du travail.
La question du racisme vécu par les usager·es, qui nécessite un guide consacré, sera abordé uniquement lorsqu’il se confond avec la situation des salarié·es et des agent·es publiques.
Outil juridique et pratique, il aborde les démarches individuelles et collectives d’action syndicale et donne quelques conseils pour rendre plus efficace les luttes contre toutes les manifestations du racisme au travail.

Campagne contre l’extrême droite - Fiche "Extrême droite et violence"

 

🚨 La lutte contre les idées de l’extrême droite est un fil rouge de l’activité de la CGT.

La situation sociale, économique et démocratique sert de carburant à l’extrême droite et accélère la recomposition politique autour de ses idées. La séquence de la réforme des retraites et le passage en force du gouvernement en aggravant ces trois dimensions de la crise actuelle, lui a ainsi ouvert un boulevard.

À la CGT, nous continuons de faire grandir notre capacité à riposter contre la montée des idées d’extrême droite en outillant nos militants pour mener cette bataille qui est un objectif fondamental.

 

mardi 7 avril 2026

Vendredi 10 avril 2026

 Mobilisation unitaire 

devant la Préfecture de Saint Lô 

à 9h, ce vendredi, 

jour de CDEN.

 

Rassemblons nous afin de dénoncer les fermetures de classes et suppressions de postes ! 

mardi 31 mars 2026

Non aux propositions ministérielles suite aux Assises de la santé scolaire

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Suite aux Assises de la santé scolaire et après quelques réunions, le ministère a présenté aux organisations syndicales un certain nombre de mesures à destination des personnels médicaux/sociaux et des élèves (protocole santé mentale et pôle départemental santé bien-être et protection de l’enfance). Considérant que ces mesures ne répondent pas aux besoins des élèves et des familles, la CGT Éduc’action s’y oppose et rappelle que la priorité reste le recrutement massif de personnels statutaires, de revalorisation salariale et d’avancées sur les conditions de travail des personnels médicaux et sociaux.

Notre organisation considère également que la création de 300 postes d’infirmier·ères-psychologues-assistant·es de service social pour la rentrée 2026 (100 postes pour chaque corps) est une goutte d’eau dans l’océan des besoins alors que la santé physique et psychique est une des priorités gouvernementales.

Le protocole santé mentale (dans le 1er et le 2nd degré) doit faciliter le « repérage et la prise en charge des élèves en situation de souffrance psychique ». Deux référent·es santé mentale (hors personnels médicaux et sociaux) dans chaque établissement du 2nd degré et dans chaque circonscription du 1er degré seraient nommé·es et suivraient une pseudo-formation d’une journée. Que l’ensemble des personnels soit sensibilisé à cette problématique est une bonne chose. Cependant, il est inacceptable de demander au Service Social en Faveur des Élèves d’augmenter sa charge de travail en intervenant en plus dans les écoles, et ce sans recrutement de personnels. Ce protocole ne peut pas être le palliatif du manque de personnels médicaux et sociaux (d’autant plus qu’il n’existe pas de service social scolaire dans le 1er degré) et au désinvestissement de l’État dans les domaines de la psychiatrie, de la petite enfance, de la protection de l’enfance et du handicap.

Les pôles départementaux, pilotés par les DASEN avec 3 conseiller·ères techniques existant·es (infirmier·ère /service social/médecin), pôles appuyés par un·e conseiller·ère technique PsyEN santé mentale (poste nouvellement créé) et une circulaire globale sur les missions des quatre métiers, est une remise en cause du cadre national et de la spécificité des missions des personnels médicaux et sociaux. Chaque département va devoir gérer la pénurie et faire des choix ne répondant pas à ce qu’on est en droit d’attendre d’un Service public d’Éducation en termes de prévention, d’accompagnement social, de protection de l’enfance.

Toutes ces mesures ne permettront ni de « prévenir, détecter ou promouvoir la santé en recentrant les personnels sur leur cœur de métier en allégeant leur charge administrative », ni de détecter dès le plus jeune âge 100% des élèves pouvant bénéficier d’une analyse personnalisée de santé. Dans ce contexte et refusant de cautionner ces choix politiques, la CGT Éduc’action ne participera aux réunions de mise en œuvre de ces mesures. Elle continue de revendiquer des créations massives de postes pour qu’enfin, l’enjeu de la santé mentale des élèves soit véritablement pris en charge par les professionnel·les formé·es du secteur.

Montreuil, le 27 mars 2026

Télécharger le communiqué de presse

dimanche 29 mars 2026

Mardi 31 mars : mobilisation dans la manche

 


Appel du Conseil National de l’Union CGT Educ’action

 

La CGT Éduc’Action, réunie en Conseil National du 25 au 27 mars 2026, condamne la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran et le Liban. Cette intervention militaire illustre la poursuite d’une politique impérialiste dont l’objectif est le contrôle des ressources énergétiques. Cette logique impérialiste fait peser une grave menace de guerre généralisée au Moyen-Orient, d’autant qu’elle s’ajoute à la guerre en Ukraine, l’intervention au Vénézuéla et le génocide à Gaza. La CGT Éduc’action appelle à participer, le 28 mars aux manifestations partout en France pour la défense des droits du peuple palestinien, la fin du génocide, de l’occupation, de la colonisation et de l’apartheid. La CGT Éduc’action appelle à la mobilisation des travailleur·euses contre la course à la guerre des impérialistes et à se mobiliser dans un grand mouvement pour la paix.

La récupération médiatique et politique de la mort, à Lyon, d’un militant lié à la mouvance néo-nazie a amplifié une diabolisation de l’antifascisme et des organisations s’en revendiquant. La minute de silence suivie à l’Assemblée nationale est une véritable faute politique et morale et accélère l’inversion des valeurs. Les attaques fascistes de personnes et de lieux se multiplient en toute impunité. La CGT Éduc’action s’engage à participer à un front d’autodéfense contre l’extrême droite et ses politiques. La CGT Éduc’action s’alarme des résultats de l’extrême droite aux élections municipales et continue à la combattre ainsi que ses idées et les politiques qui l’alimentent.

Malgré les mobilisations du début d’année qui réclamaient plus de justice sociale et fiscale, le budget adopté attaque violemment les services publics au profit du budget militaire. En tant que salarié·es de l’Éducation nationale, nous avons toute notre place à prendre dans le combat contre la militarisation du monde et l’embrigadement nationaliste des consciences, dont celle de la jeunesse visée par les classes défense et la propagande pour le nouveau service militaire auxquelles nous nous opposons. Dans notre secteur, la baisse démographique sert de prétexte pour supprimer 3256 postes, alors que l’Éducation nationale est déjà rongée jusqu’à l’os. Il faut au contraire en profiter pour améliorer le fonctionnement du service public d’Éducation et créer massivement des postes.

Cette politique austéritaire appauvrit et précarise les personnels tout en dégradant leurs conditions de travail ainsi que les conditions d’études des élèves. Il est urgent d’augmenter les salaires pour rompre cette spirale et créer un statut de catégorie B pour les AESH et les AEd.

Notre CNU a adopté (à plus de 94%) des repères Égalité femmes-hommes pour réaffirmer notre volonté de lutter contre le patriarcat, de gagner l’égalité réelle et d’œuvrer à une école inclusive et émancipatrice pour toutes et tous.

Depuis des années, les moyens en personnels administratifs, AESH, de vie scolaire, de santé et sociaux ne permettent pas de répondre aux besoins croissants des élèves et des familles. La pauvreté et la ségrégation sociale ne cessent de s’aggraver. Pourtant, les moyens attribués à l’éducation prioritaire sont diminués et la carte reste ainsi figée depuis douze ans. Le principe même de l’éducation prioritaire est dévoyé par le ministère qui annonce en décembre 2025 un plan 800 collèges qui conditionne les financements aux résultats des élèves au mépris des besoins réels et sociaux.  La CGT Éduc’action soutient les mobilisations pour la révision immédiate de la carte de l’éducation prioritaire, réintégrant les lycées, basée sur des critères sociaux. Elle s’engage dans la construction d’une mobilisation nationale, dans l’unité la plus large possible.

Dans plusieurs académies, les lycéen·nes et les personnels sont mobilisé·es contre les réductions de moyens qui frappent les établissements. La répression policière envers les lycéen·nes est féroce : à Marseille, 5 mineur·es ont déjà fait l’objet d’une arrestation suivie d’une garde à vue de 24 ou 48 heures et de mesures de contrôle judiciaire. Nous dénonçons fermement cette mise au pas de la jeunesse par l’intimidation et la violence policière, encourageons les camarades à être vigilant·es et à protéger les lycéen·nes et exigeons l’annulation de toute poursuite ou mesure de contrôle judiciaire.

La CGT Éduc’action appelle l’ensemble des personnels à rejoindre les actions décidées localement, à être massivement en grève et en manifestation le 31 mars et à discuter des suites en assemblées générales.

Télécharger l’appel du CNU