dimanche 3 juillet 2022

Circulaire de rentrée Ndiaye ou la poursuite de la politique des 5 dernières années…

 

 

Circulaire de rentrée Ndiaye ou la poursuite de la politique des 5 dernières années…
 

À quelques jours des vacances, la première circulaire de rentrée du ministre Ndiaye vient de paraître. Elle constitue incontestablement sa feuille politique et trace ses objectifs et priorités. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’y a pas de changement de cap ni de rupture de la part du nouveau ministre.

Les réformes et projets néfastes du précédent quinquennat seront clairement poursuivis (École du socle et des fondamentaux, réforme des bacs, casse du cadre national…), mais surtout amplifiés (généralisation de l’expérimentation marseillaise, introduction de l’entreprise au collège, priorisation de l’apprentissage en lycée pro…). Le ministre indique aussi sa volonté de porter le projet macroniste de mise en concurrence des établissements, des personnels et des élèves sous couvert de réussite pour tou·tes. La CGT Éduc’action ne peut que dénoncer cette politique qui va à nouveau creuser les inégalités entre élèves et territoires, où on va développer des sections et classes d’excellence au détriment de l’intérêt général, où le pilotage par projet sera renforcé et privilégié et, de façon plus générale, où l’Éducation est dirigée comme une entreprise avec objectifs et évaluation généralisée.

Les points pouvant apparaitre comme une rupture concernent principalement le volet concertation et échanges, prise en compte de la santé et bien-être des élèves ou encore lutte contre les discriminations. Cependant, la CGT Éduc’action constate que pour tous ces aspects, aucune mesure concrète ni aucun budget ne sont avancés ou créés… On en reste donc aux paroles, et certainement à la seule bonne volonté des personnels et des équipes. À nouveau, on leur renvoie la balle comme « aux plus belles heures Blanquer »…


Au final, cette circulaire reflète la véritable politique qui sera en place dans les prochains mois et porte clairement le projet Macron. Pour celles et ceux, dont ne faisait pas partie la CGT Éduc’action, qui espéraient un changement d’orientation avec un changement de ministre, la douche sera froide. Et c’est malheureusement une nouvelle fois les personnels et les élèves qui en feront les frais. C’est pour cela que la CGT Éduc’action rappelle que seule la mobilisation pourra faire reculer le gouvernement sur sa politique de destruction des Services publics et permettra d’imposer un nouveau projet d’École.

Montreuil, le 1er juillet 2022

  

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mercredi 29 juin 2022

Seule une mobilisation d’ampleur permettra d’imposer nos revendications.

 

 

Seule une mobilisation d’ampleur permettra d’imposer nos revendications.

 

Au-delà de la réélection d’E. Macron et de son incapacité à obtenir une majorité absolue à l’Assemblée nationale, cette longue séquence politique a surtout été marquée par une abstention record, véritable signal politique de protestation. Ces élections attestent également de l’ancrage inquiétant de l’extrême droite qui obtient un nombre historique de député·es. Pour la CGT Éduc’action, c’est le résultat conjugué de décennies de politiques d’austérité à l’égard des classes populaires qui poussent les électeur·trices vers un vote de rejet, d’une incapacité de la part du politique à répondre aux peurs de déclassement et d’une banalisation du discours RN. La CGT Éduc’action réaffirme qu’il est indispensable de poursuivre la lutte contre les idées d’extrême droite et l’imposture sociale qu’elles représentent.

Et maintenant on fait quoi ?

La situation sociale et économique est très préoccupante. L’inflation galopante, le blocage des salaires, les réformes libérales des dernières années (assurance chômage, lois travail…) ont des effets dévastateurs pour les salarié·es, les privé·es d’emploi ou les retraité·es. Pour la CGT Éduc’action, il y a urgence à ce que le monde du travail se fasse entendre et obtienne de véritables victoires. Dès maintenant, revendiquons et mobilisons les personnels pour une augmentation générale des salaires de 400 €, une augmentation de la valeur du point d’indice d’au moins 10% pour rattraper les pertes depuis 2010 (et non les très insuffisants 3,5% annoncés aujourd’hui) ainsi que son indexation sur l’indice des prix à la consommation, mais aussi l’égalité salariale entre les femmes et les hommes. Exigeons une revalorisation immédiate des pensions et des minimas sociaux. Et plus que jamais, exigeons la retraite à 60 ans, marqueur d’une société juste et solidaire.


Alors que la rentrée 2022 se prépare aujourd’hui, la CGT Éduc’action est très inquiète des conditions de reprise. Des années de suppressions de postes associées au manque d’attractivité des métiers vont conduire à un manque incontestable de personnels dans les classes et les services. C’est bien le fruit d’une politique de casse des services publics et de précarisation des métiers. Immédiatement, pour améliorer nos conditions de travail et celles d’étude des élèves, continuons d’exiger un plan d’urgence de recrutement et de formation de personnels statutaires dans tous les métiers de l’Éducation nationale, mais aussi un plan massif de titularisation.


Enfin, à la lecture des récentes déclarations du ministre, il est clairement établi que ses orientations ne sont pas différentes de celles de son prédécesseur et qu’elles seront bien l’application du funèbre pro-gramme Macron en matière d’éducation (rémunération au mérite et élargissement des missions, territorialisation, remplacements internes forcés…). Et que dire de sa volonté de remettre en cause les arrêts maladie… Pour la CGT Éduc’action, les personnels n’ont rien à attendre de positif du gouvernement.


Il est indispensable de se battre pour une autre répartition des richesses, contre toute forme d’inégalité et de construire collectivement, au sein du mouvement social, une société plus juste et plus émancipatrice. Ensemble, maintenons la pression sur le gouvernement et construisons le rapport de force social pour faire gagner les revendications des personnels et de la CGT.

Montreuil, le 28 juin 2022

 

 

 

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Le 16 pages "Spécial" Stagiaires 1er et 2nd degré en INSPE : Rentrée 2022

 

 

 

SOMMAIRE 

 

Page 2 Edito
Page 3 L’année de stage en résumé
Page 4 Une CGT Féministe
Page 5 Textes de référence
Pages 6 & 7 A l’INSPE
Pages 8 & 9 Calendrier
Pages 10 & 11 Dans mon école / mon établissement
Pages 12 & 13 La paperasse
Page 14 Nos revendications
Page 15 Elections professionnelles déc. 2022
Page 16 Contacts

 

 

 Si vous avez des questions, contactez-nous :

 

par mail : unsen.elus@ferc.cgt.fr


par tél: 01.55.82.76.51 ou 01.55.82.76.52
 

 

 


CONTACT : 263, rue de Paris Case 549, 93515 Montreuil Cedex ,

Tél. : 01.55.82.76.55, Mail : unsen@cgteduc.fr

Facebook : CGT Éduc’action 

 

lundi 27 juin 2022

Le CDI pour les AEd, Une mise en oeuvre de dernière minute

 

 

 

Le CDI pour les AEd,
Une mise en œuvre de dernière minute

 

Conditions de mise en œuvre du CDI pour les AEd à la rentrée 2022 :


L’article 10 de la loi sur le harcèlement scolaire du 2 mars 2022 entérinait la possibilité de CDI pour les AEd. Après plus de 3 mois de suspense et des mobilisations, le décret sera présenté lors du Comité Technique Ministériel du 6 juillet pour une mise en œuvre dès la rentrée 2022. Nous ne sommes pas dupes, cette proposition n’est pas satisfaisante. Elle demeure une légère avancée pour réduire la situation de précarité qui touche ces catégories de personnels.

La CGT Éduc’action, qui accompagne de longue date les personnels AEd dans leurs luttes contre la précarité et dans leur défense individuelle, interviendra lors de ce Comité Technique pour obtenir les modalités de mise en œuvre les plus favorables possibles aux AEd.

Pour les AEd qui arrivent au bout des 6 ans de contrat au 31 août, la CGT Éduc’action sera vigilante afin qu’aucun·e ne reste à la porte du CDI pour une raison ou pour une autre.


Au-delà du CDI, un véritable statut pour les AEd :


Rappelons-le, la CGT Éduc’action revendique la création d’un nouveau statut de personnel de vie scolaire, d’éducation et d’animation. Dans ce projet de la CGT, leurs missions seront construites autour de l’encadrement et du suivi des élèves, de l’accueil et de l’écoute des jeunes, de la surveillance et des missions d’animation et d’accompagnement éducatif dans l’enceinte des établissements scolaires.


Agent·es de catégorie B1, avec une rémunération correspondant à nos repères salariaux pour cette catégorie, leur service serait de 32h sur les 36 semaines de l’année scolaire.


Pour les étudiant·es, la CGT Éduc’action revendique un statut amélioré avec des horaires aménagés et un droit à la formation renforcé.

Montreuil, le 27 juin 2022

 

 

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lundi 20 juin 2022

Quand le Fantôme de Jean-Michel Blanquer remonte arbitrairement les notes du baccalauréat !

 

 

 

Quand le Fantôme de Jean-Michel Blanquer remonte
arbitrairement les notes du baccalauréat !

 

Pour le baccalauréat 2021, les enseignant·es de Philosophie et de Lettres ont expérimenté la plate-forme de correction en ligne « Santorin ». Cette année, le dispositif a été élargi aux autres épreuves passées en contrôle final, les disciplines de spécialité. C’est à cette occasion que des enseignant·es de plusieurs académies ont constaté que leurs notes avaient été réévaluées (à la hausse) de plusieurs points à leur insu. Cette découverte nous inquiète à plusieurs titres.

Jusqu’ici, il était possible de relever des notes, mais cela se faisait dans le cadre d’une commission d’harmonisation et sous la responsabilité du correcteur ou de la correctrice. On peut donc s’interroger sur les critères et les méthodes qui prévalent à ces modifications, qui illustrent une nouvelle fois le manque de transparence au sein de notre institution et le manque de confiance envers les agent·es de notre ministère. Le tout remettant en question la souveraineté des jurys.

On constate de plus des différences entre disciplines, toutes n’ayant pas eu recours à ce procédé, ce qui marque une rupture d’égalité entre les candidat·es.


Cette affaire décrédibilise un baccalauréat déjà fortement dévalorisé, dans un contexte où il perd – officieusement – son statut de premier grade universitaire du fait de parcoursup et de la généralisation de la sélection dans l’accès au supérieur.


Ces pratiques montrent une nouvelle fois l’impasse dans laquelle les réformes des lycées, du baccalauréat et de l’accès à l’enseignement supérieur ont placé notre institution, aggravant les inégalités, multipliant les bricolages (Projet Local d’Evaluation, arlésienne des mathématiques, errements du contrôle continu…) et allant jusqu’à des pratiques opaques qui ne font qu’aggraver un peu plus les choses.


La CGT Éduc’action revendique l’abandon de ces réformes, le retour à un baccalauréat en épreuves terminales en fin d’année scolaire, premier grade universitaire donnant accès au supérieur sans sélection. Elle revendique également un projet d’École en rupture avec la logique de la mise en concurrence des élèves et des personnels.


Montreuil , le 16 juin 2022

 

 

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Bac professionnel version Blanquer : une première session chaotique avant une disparition programmée de cette voie de formation ?

 

 

 

Bac professionnel version Blanquer :
une première session chaotique avant une
disparition programmée de cette voie de formation ?

 

Moins nombreux que l’an passé, les lycéen·nes de bac professionnel ont ouvert la session 2022 du baccalauréat. Ils et elles ont passé leurs premières épreuves écrites de français et d’histoire-géographie ce mardi 14 juin. La voie professionnelle a été un des sujets de la campagne présidentielle et pour une fois, sur quelques ondes, le sort de ses lycén·nes a percé le silence médiatique habituel. Pourtant, rien de comparable au buzz déclenché par l’épreuve de philosophie des élèves de la voie générale et technologique.


La session 2022 du bac pro entérine la réforme de la voie professionnelle mise en place par l’ex-ministre Blanquer et combattue par la CGT Éduc’action. Cette année, les élèves n’ont bénéficié d’aucun aménagement pour leurs épreuves alors même qu’ils·elles ont vécu une année perturbée par la crise sanitaire. La seule concession aura été la reconduction des seuils minimaux des PFMP pour valider le diplôme préparé. Notre organisation dénonce une fin d’année qui aura été particulièrement marquée par l’improvisation, le manque d’harmonisation et in fine la désorganisation suite à la mise en place des épreuves orales du chef-d'œuvre, des CCF de langues et de l’oral en entreprise que beaucoup de collègues et la CGT Éduc’action jugent inadapté.


Les annonces de Macron (doublement des PFMP pour les terminales, fermetures de formation considérées comme non-insérantes, attaque sur les diplômes au profit des compétences et développement inconditionnel de l’apprentissage) laissent augurer du démantèlement de la voie professionnelle sous statut scolaire.


Pour les élèves des milieux populaires, majoritairement accueilli·es dans nos LP, nous considérons au contraire qu’il est impératif de renforcer cette voie de formation dans le service public d’Education et de lui donner, de toute urgence, tous les moyens que nous estimons nécessaires pour la réussite de toutes et tous.

Montreuil, le 15 juin 2022

 

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