dimanche 22 novembre 2020

REVALORISATIONS : Une superposition de mesures inconséquentes

 

 

 REVALORISATIONS

Une superposition de mesures inconséquentes

Le ministère a présenté aux organisations syndicales ses arbitrages concernant les revalorisations salariales des personnels de l’Éducation nationale à compter de 2021. Au regard de ces annonces, la CGT Éduc’action pointe l’inconséquence du ministère sur une question pourtant essentielle pour les personnels. De plus, le ministre conditionne une éventuelle loi de programmation pluriannuelle aux conclusions du Grenelle de l’Éducation et au soutien des futures propositions ministérielles par les organisations syndicales. Intolérable. Pour le moment, les revalorisations ne concerneraient que 31% des personnels enseignants, CPE et PsyEN et se limitent seulement à 400 millions pour 2021 puis à 500 millions d’euros annuels à partir de 2022. Loin, très loin de la révolution annoncée par le ministre...

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Des annonces qui ne sont pas à la hauteur des enjeux !

 

 

 

Des annonces qui ne sont pas à la hauteur des enjeux !

 

Jean-Michel Blanquer a annoncé, lundi, ses premières décisions pour la revalorisation des enseignantes et enseignants : 400 millions pour 2021 puis à 500 millions d’euros annuels à partir de 2022;

Si plusieurs échanges ont eu lieu avec les organisations syndicales, il est inexact de parler de négociations salariales.

La plupart des organisations syndicales avaient demandé le dégel de la valeur du point d’indice de la Fonction publique et une négociation sur les grilles de rémunérations.

Le ministre a d’emblée écarté toute discussion sur ces sujets et a fait le choix de primes plutôt que d’une augmentation indiciaire.

La « prime d’attractivité » annoncée va de 36 euros par mois (à l’échelon 7) jusqu’à 100 euros net par mois (à l’échelon 2). Elle ne concernera que 31 % des personnels enseignants, qui sont dans les quinze premières années de leur carrière. Pour les autres pas grand-chose !

Le ministre conditionne la mise place d’une loi de programmation pluriannuelle à l’issue des travaux du Grenelle de l’Éducation.

Son objectif est de ne mettre en place des « évolutions que systémiques » du métier d’enseignant, ce que nous traduisons par de potentielles remises en cause des missions et des statuts en contrepartie d’une hausse de salaire.

Le ministre a aussi annoncé une prime annuelle d’équipement informatique de 150 euros net, ce montant est notoirement insuffisant pour permettre aux enseignantes et enseignants de s’équiper en matériel, logiciels, consommables sans oublier une nécessaire connexion Internet.

Nous constatons malheureusement que cette aumône ne sera même pas accordée aux conseillères et conseillers principaux d’éducation et nous n’avons pas de certitude quant à son attribution aux professeurs documentalistes.

La prime de 450 euros pour les directrices et directeurs d’école est pérennisée l’an prochain, mais cette annonce s’accompagne aussi de la poursuite de discussions inquiétantes sur l’évolution de leur rôle et de leurs missions.

Aucune mesure salariale n’est annoncée pour les 110 000 AESH alors que Jean-Michel Blanquer prétend vouloir faire de l’école inclusive une priorité.

Les annonces du ministre sont loin de compenser les pertes abyssales de pouvoir d’achat subies par les personnels de l’Éducation durant les vingt dernières années.

La crise sanitaire place les personnels de l’Éducation nationale en première ligne pour assurer le fonctionnement de notre système éducatif en période de confinement. Pour recruter des personnels enseignants il sera nécessaire de rendre les carrières attractives.

Jean-Michel Blanquer et le gouvernement ne l’ont pas compris et les salaires des enseignantes et enseignants français resteront toujours inférieurs à la moyenne européenne.

Montreuil, le 18 novembre 2020

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Un protocole qui méprise les AESH !

 

 

 

Les protocoles s’enchaînent sans que la situation des AESH soit vraiment prise en compte. Malgré la demande incessante de masques FFP2, de masques inclusifs, de gants, surblouses, visières et lingettes nécessaires à la sécurité de leur fonction, le ministère semble faire la sourde oreille : les AESH continuent d’être ignoré·es et leurs problématiques minimisées !

★ Il est difficile de faire respecter aux élèves en situation de handicap le port du masque, le fait de ne pas le toucher, de ne pas se moucher ou de ne pas s’essuyer avec. Les parents, qui doivent fournir les masques, n’ont pas forcément les moyens pour que le protocole soit respecté : les élèves ne disposent donc pas de suffisamment de masques pour les changer.

★ La distanciation étant impossible, les AESH, en première ligne, doivent, pour un accompagnement de qualité, être à côté des élèves. Pour ne pas perturber le cours, ces personnels se tiennent très proches des élèves pour entendre et être entendus, le masque diminuant la portée du son.

★ Les AESH, de par leur fonction, doivent aussi réaliser des gestes liés aux actes de la vie courante (toilettes, aide au repas, actes médicaux,…) qui restent d’une grande promiscuité. Sans protection spécifique, ces AESH sont mis·es en danger !

★ Les Pials entraînent des brassages supplémentaires : la multiplication des élèves à accompagner et les déplacements dans différents établissements augmentent la possibilité de cas contacts ce qui met en danger ce personnel.

★ Nombre de personnels ne sont pas remplacés d’où une augmentation de la charge d’élèves par AESH. Dans certains cas, les élèves, sans AESH, doivent rester à la maison.

★ Des chef·fes d’établissement continuent d’exiger des AESH des tâches hors mission : désinfection, surveillance des récrés, surveillance des classes, accompagnement d’élèves non notifié·es...

★ Avec le nouveau passage en distanciel, des AESH se retrouvent dans la même situation qu’en mars, sans matériel, sans codes d’accès, sans les moyens nécessaires à une connexion informatique, le ministère n’ayant pas jugé bon de leur donner une prime d'équipement informatique !

★ La mise en place des demi-groupes dans les lycées ne doit pas conduire à une augmentation du temps de travail des AESH (cours en présentiels, cours et aide aux devoirs en distanciels). Enfin, les personnels subissent des directives ni claires ni réalisables, changeant constamment, avec un manque d’information qui renforce les angoisses des personnels, notamment pour les cas positifs avérés ! La CGT Éduc’action rappelle que les AESH, qui sont des agent·es de l’Éducation nationale, doivent être traité·es avec respect, avec une prise en compte de la pénibilité et de la charge de travail décuplées par la situation sanitaire. Un protocole spécifique est exigé ainsi que des moyens pour leur permettre d’exercer leur fonction avec dignité !

Montreuil, le 18 novembre 2020

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Lire également l'analyse de l’enquête du Collectif AESH national CGT Éduc’action sur l'année 2019-2020

 

Proposition de loi de “Sécurité Globale” : les libertés publiques en danger

 

Des milliers de personnes ont manifesté à Paris, Rennes et Lyon contre la proposition de loi de “sécurité globale” mardi 17 novembre à l’appel des organisations syndicales et de défense des droits humains. Cette proposition contient de nombreuses atteintes au droit de la vie privée, à la liberté d’informer, au principe d’égalité et à des principes constitutionnels de légalité des peines et délits.

Plusieurs centaines de manifestant.es se sont rassemblé.es mardi 17 novembre aux abords de l’Assemblée nationale pour contester la proposition de loi de “sécurité globale” portée par la majorité et dont l’examen commençait le même jour.

En ligne de mire : l’article 24 qui punit de 45 000 euros d’amendes et un an de prison la diffusion de "l’image du visage ou tout autre élément d’identification" d’un policier ou gendarme en fonction, dans le but de "porter atteinte à son intégrité physique ou psychique".

C'est une atteinte à la liberté d’informer 

Un avis partagé bien au-delà des frontières. La proposition de loi a valu à Emmanuel Macron un sévère rappel à la loi par le Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme de l'ONU : « L’information du public et la publication d’images et d’enregistrements relatifs à des interventions de police sont non seulement essentiels pour le respect du droit à l’information, mais elles sont en outre légitimes dans le cadre du contrôle démocratique des institutions publiques ». 

La liberté d’informer n’est pas la seule liberté menacée par cette proposition de loi, qui élargit également la possibilité pour la police d’avoir recours aux caméras piétons (article 21) ou aux caméras « aéroportées », notamment les drones équipés de caméras (article 22).

Ce texte représente une nouvelle remise en cause de la liberté de manifester

L’utilisation de caméras et drones permettant la reconnaissance faciale des militant.es lors de manifestations constitue un outil supplémentaire de surveillance généralisée.

Autre point d'inquiétude : l’élargissement des missions des agents de sécurité privée, qui se verront confier des missions de service public, tandis que les polices municipales se voient dotées de prérogatives importantes qui relèvent pourtant des missions de l’État. 

Cet ensemble de dispositions concourt à un processus de privatisation à peine déguisée qui remet en cause les principes d’égalité.

En 1789, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen affirme le droit inaliénable à la sûreté qui protège les citoyen.nes de l’arbitraire de l’État et l’immunise contre les arrestations ou les emprisonnements arbitraires. Le tout sécuritaire ne peut être la réponse à la crise que traverse notre société.

Pour la CGT, les solutions sont à trouver par une autre répartition des richesses, par une politique marquée du sceau de la justice et du progrès social et la mise à bas des politiques d’austérité menées ces dernières années par les gouvernements successifs.

Recul de l’âge légal de la retraite à 63 ans, vote au Sénat : une tentative inacceptable !

 

Au détour des débats sur le PLFSS (projet de loi de financement de la sécurité sociale) – dont les sénateurs ont confirmé les orientations toutes entières tournées vers plus d’économies au détriment de la santé des citoyens – un élu républicain propose un amendement honteux sur les retraites. La majorité sénatoriale n’hésite pas, alors, samedi soir, en plein confinement, à le voter en douce !

Cet amendement introduit dans la loi de financement de la Sécurité Sociale rien de moins qu’une réforme en profondeur du système de retraites actuel.
Il repousse l’âge légal de départ à la retraite dans un premier temps à 63 ans pour tout le monde dès 2025.
Il introduit même une double peine puisqu’il accélère l’allongement de la durée de cotisations nécessaires pour bénéficier d’une pension à taux plein. Ainsi, avec ce projet, il faudrait cotiser 43 ans, dès la génération née en 1965.
C’est une provocation indécente alors que plus de 800 000 jeunes, pénalisés par la crise sanitaire, ne peuvent s’insérer dans la vie active, que les licenciements dans les entreprises se succèdent, que le chômage et la pauvreté menacent des centaines de milliers de personnes.
C’est également une proposition purement idéologique et libérale totalement inefficace alors qu’au contraire il faut maintenant réduire le temps de travail en passant aux 32 heures. Il faut, en effet, travailler toutes et tous, moins et mieux et ainsi reconnaître le droit à des départs anticipés avant 60 ans, notamment pour les métiers pénibles.
Personne ne peut oublier l’épuisement des soignants : infirmières, aides-soignantes, aides à domicile et autres salariés du commerce, du nettoyage ou du traitement des déchets ... Tous ces travailleur.euses dont l’espérance de vie en bonne santé serait inférieure à l’âge légal de départ en retraite prévu par cet amendement parlementaire...
Députés comme sénateurs, en votant les orientations gouvernementales du PLFSS, détruisent notre Sécurité sociale alors qu’elle nous protège, notamment en matière de retraite, parce qu’elle est fondée sur la richesse produite par le travail et sur la solidarité entre les professions et entre les générations.
La CGT condamne cette manœuvre sénatoriale d’autant plus honteuse qu’elle se produit en pleine crise économique et sociale. Elle exige l’abandon de toute mesure de régression en matière de retraite et que le gouvernement s’exprime clairement en annonçant l’abandon d’un projet rejeté par la majorité de la population mobilisée l’an dernier.

Montreuil, le 16 novembre 2020

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Mouvements 2021

 

  • 1er degré Mouvement 2021 second degré Notre encart "spécial mouvement 2021" du PEF n°165 avec toutes les explications sur le mouvement du 1er2nd degré, ATSS et sur les demandes de postes à l'étranger ou dans les DOM-COM-POM

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PEF 165 MUT

 

PEF 165 MUT

Sommaire

 

p. 2 Édito
p. 3 et 4 Mouvement second degré : Mouvement inter et intra-académique
p. 5 Dépôt des candidatures et formulation des vœux
p. 6 Suivi de la candidature
p. 7 Barèmes et types de demandes
p. 8 et 9 Stagiaires
p. 10 Affectation en éducation prioritaire
p. 11 Demandes au titre du Handicap
p. 12 à 15 Demandes à caractère familial
p. 16 et 17 Mouvement spécifique
p. 18 Directeur·trice délégué·e aux formations
p. 19 et 20 Outre-Mer (DOM, COM, POM)
p. 21 Tableau - Éléments de rémunération...
p. 22 Récapitulatif du calendrier
p. 23 Enseigner à l’étranger/Andorre
p. 24 Mouvement Premier degré
p. 25 Assistants Sociaux et Conseillers Techniques de Service Social
p. 26 à 28 Personnels administratifs et ITRF
p. 28 Recours administratif
p. 29 Modèle de lettre
p. 30 et 31 Coordonnées académiques de la CGT Éduc’action