dimanche 8 février 2026

Non à la militarisation de l’Ecole !

 

Courrier intersyndical à Monsieur Edouard Geffray, Ministre de l’Éducation nationale

Monsieur le ministre,

Nous avons pris connaissance du guide édité par le ministère de l’Éducation nationale en novembre 2025, intitulé « Acculturer les jeunes à la défense » et adressé « à l’ensemble de la communauté éducative ».

Nous souhaitons par ce courrier vous faire part de notre profonde inquiétude et de nos revendications concernant ce document ainsi que la politique actuellement menée par le gouvernement au sein de l’École au nom de « l’Education à la défense ».

Ainsi, le guide invite les personnels de l’Éducation nationale, en plus des dispositifs existants et qui ne cessent de se développer comme les classes « Défense et Sécurité Globale », à se saisir des stages de “découverte professionnelle” des classes de troisième et seconde, ainsi que les périodes de formation en milieu professionnel (PFMP) des classes de Bac professionnel et de CAP, afin de favoriser le contact des élèves avec des militaires « et plus largement des corps en uniforme ».

La ministre des armées vient de présenter le nouveau service national « volontaire », dont le calendrier pour candidater est calé sur celui de Parcoursup. Considéré comme une année de césure dans les études, le SNV serait un élément de valorisation dans Parcoursup et dans le parcours académique (octroi de crédits ECTS). Nous dénonçons les courriers d’unités militaires, à destination des chef·fe·s d’établissement, qui visent à pousser les équipes à faire la promotion du SNV auprès des élèves. Nous demandons que cette pratique cesse. Nous refusons que l’Écoles et ses personnels soient instrumentalisés pour pousser les jeunes vers l’armée. La campagne de recrutement pour ce nouveau service national doit être immédiatement stoppée.

Nos organisations FSU, FNEC FP-FO, CGT Educ’action et Sud Education sont profondément attachées à la mission d’éducation et d’émancipation qui fonde l’École publique. À ce titre, elles refusent toute mesure tendant à militariser l’École, et considèrent que la propagande guerrière, sous quelque forme que ce soit, n’a pas sa place au sein des écoles, collèges, lycées et lycées professionnels. La mise à l’arrêt des dispositifs qui font intervenir des militaires nous paraît d’autant plus nécessaire qu’ils ont été, en début d’année scolaire, le théâtre de graves dérives, traumatisantes pour les élèves.

C’est pourquoi nous vous demandons de retirer ce guide « Acculturer les jeunes à la défense », et de mettre fin aux dispositifs comme les « classes défense », les rallyes citoyens, et tout projet reposant sur un partenariat entre École et Armée.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, en notre attachement sincère au service public d’éducation.

Paris, le 4 février 2026

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Communiqué intersyndical AESH : nous exigeons un statut maintenant!

 

Grâce à la mobilisation des AESH portée par l’Intersyndicale depuis le mois de mai 2025 au travers de journées de mobilisation et la mise en place d’une pétition dépassant les 100 000 signatures, c’est l’ensemble de la société civile, notamment des associations de parents et des parlementaires par diverses propositions de loi, qui s’est emparé de la question d’un nécessaire statut pour toutes et tous les AESH.
Après une demande déposée dès la mi-novembre, l’intersyndicale AESH a enfin été reçue par les ministères de l’Éducation Nationale et de l’Agriculture le 27 janvier 2026.

Ouverture de négociations sur le statut des AESH : gagner nos revendications

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le mardi 27 janvier dernier, suite à sa demande, l’intersyndicale (CGT Éduc’action, FSU, SUD, SNALC, CFDT et UNSA) a enfin été reçue par les ministères de l’Éducation nationale et de l’Agriculture. Cette audience s’inscrit dans le cadre de la campagne lancée depuis mai 2025 pour l’accès à un corps de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH.

Si nos organisations ont été reçues c’est surtout grâce au combat mené depuis des années par ces personnels qui ont vu leurs conditions de travail se dégrader considérablement avec la mise en place des PIAL (fragmentation des emplois du temps, des lieux de travail, saupoudrage des accompagnements, gestion de profils d’élèves très complexes…), tous·tes étant maintenu·es dans des conditions salariales indignes du fait du temps incomplet imposé et d’une grille de salaire qui se tasse au fur et à mesure des années.

Depuis des années, la CGT Éduc’action n’a eu de cesse d’alerter sur la situation de ces personnels précaires, d’appeler à des journées de mobilisation et de grève, d’être à l’initiative d’actions dans de nombreuses villes pour porter les justes revendications des AESH et plus largement celles des conditions de l’inclusion des élèves en situation de handicap.

Par ailleurs, les propos récents du ministre évoquant un « quasi-statut » ont semé la colère de ces personnels (et à juste titre) car c’est bien un véritable corps de fonctionnaire de catégorie B que les collègues AESH doivent obtenir pour une réelle reconnaissance de leurs missions.

C’est pourquoi, la campagne intersyndicale menée depuis mai 2026 a particulièrement insisté sur la précarité dans laquelle était maintenue ces personnels. D’ailleurs, ce combat dépasse largement les seul·es collègues AESH puisque la pétition lancée en ce sens a récolté plus de 101 000 signatures.

Grâce à cette mobilisation des personnels, mais également à la pression des parlementaires et des familles, les deux ministères se disent aujourd’hui prêts à ouvrir des négociations autour de la question du statut. C’est la première fois qu’une telle annonce est faite.

Suite à la Conférence Nationale du Handicap du 3 février, un calendrier de travail doit être proposé et des discussions sur l’impact d’un statut AESH seront menées avant, nous l’espérons, des annonces ministérielles à la prochaine CNH de juin prochain. Ceci n’est qu’une première étape et plein de points doivent encore être abordés (notamment la technicité et la pénibilité ou l’accès à ce corps), mais nous devons maintenir la pression pour amener le gouvernement à céder.

L’accès à un statut de fonctionnaire doit s’accompagner des revendications claires que la CGT Éduc’action porte depuis longtemps :

  • Un temps complet à 24H d’accompagnement
  • Une formation initiale et continue de qualité
  • Une stabilisation sur les lieux d’exercice n’excédant pas une ou deux écoles ou établissements
  • Une grille salariale de fonctionnaire de Catégorie B

La CGT Éduc’action restera vigilante et combattive lors de ces groupes de travail. Il est temps que le ministère adresse un signal fort. Au-delà des paroles, il faut désormais des actes !

Montreuil, le 5 février 2026

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Concours et examens professionnels 2026 ITRF

 

Les inscriptions aux examens professionnels ITRF 2026

Les inscriptions aux examens professionnels ITRF seront enregistrées du 8 avril 2026, 12 heures, au 6 mai 2026, 12 heures, heure de Paris.
Attention : dates susceptibles de modifications.

Les inscriptions aux concours ITRF

Les inscriptions aux concours ITRF seront enregistrées du 8 avril 2026, 12 heures, au 6 mai 2026, 12 heures, heure de Paris.
Attention : dates susceptibles de modifications.

Recrutements 2026 personnels administratifs (ADJAENES/SAENES/AAE)

 

Arrêté recrutement sans concours adjoint administratif 2026

Les inscriptions seront enregistrées par internet, exclusivement sur le site du ministère de l’éducation nationale du 10 février 2026, à partir de 12 heures, au 12 mars 2026, 12 heures (heure de Paris), à l’adresse suivante :

https://www.education.gouv.fr/recrutements-sans-concours-d-adjoints-administratifs-308245

Concours interne AAE : 100
15 Arrêté du 29 janvier 2026 fixant au titre de l’année 2026 le nombre de postes offerts au concours interne de recrutement d’attachés d’administration de l’Etat dans les services et établissements publics relevant des ministres chargés de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur et de la recherche
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000053447393
Ouverture concours SAENES interne et externe.
Date épreuves admissibilité 9 avril. Nb de postes fixés ultérieurement par arrêté
18 Arrêté du 5 février 2026 autorisant au titre de l’année 2026 l’ouverture et l’organisation de concours communs pour le recrutement dans le premier grade de divers corps de fonctionnaires de catégorie B
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000053447434
Inscriptions aux concours de secrétaire administratif de classe normale session 2026Les inscriptions aux concours de recrutement de secrétaires administratifs de classe normale seront enregistrées du 10 février au 12 mars 2026. 

Ouverture concours ADJAENES interne et externe P2.
Date épreuves admissibilité 8 avril. Nb de postes fixés ultérieurement par arrêté
19 Arrêté du 5 février 2026 autorisant au titre de l’année 2026 l’ouverture et l’organisation de concours communs pour le recrutement dans le deuxième grade de divers corps de fonctionnaires de catégorie C
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000053447464

Les inscriptions aux concours de recrutement d’adjoints administratifs seront enregistrées du 10 février au 12 mars 2026. 

dimanche 1 février 2026

Non au CPE XXL !

 

Alors que nous fêtons cette année les 20 ans de la victoire contre le CPE, le MEDEF ose remettre le couvert. Dans un document qu’il vient de remettre aux organisations syndicales, il propose d’ouvrir une négociation sur l’emploi des jeunes pour mettre en place un contrat spécifique pour les jeunes avec 3 ans de période d’essai...

Alors que nous fêtons cette année les 20 ans de la victoire contre le CPE, le MEDEF ose remettre le couvert. 

Dans un document qu’il vient de remettre aux organisations syndicales, il propose d’ouvrir une négociation sur l’emploi des jeunes pour :

  • mettre en place un contrat spécifique pour les jeunes avec 3 ans de période d’essai. Il réussit à faire pire que le CPE qui avait 2 ans de période d’essai !
  • Mettre en place un Smic jeunes (inférieur au Smic). C’est ce que M. Balladur avait essayé d’imposer en 1994 avec le CIP, balayé lui aussi par la mobilisation des jeunes et des salarié.es.
  • Permettre de déroger pour les jeunes aux règles qui limitent l’utilisation des contrats précaires et des temps partiels. 

Ce projet est une déclaration de guerre contre les jeunes et les salarié.es. 

La CGT refusera catégoriquement de s’engager dans toute négociation qui comporte ces éléments. Si le patronat tente d’imposer ces propositions, il trouvera la CGT sur son chemin !



Portons le projet d’un lycée professionnel émancipateur

Pour la CGT Éduc’action le lycée professionnel doit rester sous la tutelle exclusive du ministère de l’Éducation nationale. Il doit permettre une insertion professionnelle et des poursuites d’études, au service de l’émancipation. Pour cela, il faut redonner du temps scolaire et de la qualification, diminuer le nombre de semaines de PFMP et mieux protéger les élèves, reprendre la main sur la carte des formations et gagner un statut plus protecteur pour les personnels.

Télécharger le Tract 


Pour une filière des métiers d ’ art ambitieuse, formatrice et émancipatrice

 

Envisagée dans un rapport non rendu public, la réforme de la filière des métiers d’art de l’enseignement professionnel vise à remplacer l’actuel cursus en 4 ans (CAP et BMA), par un Brevet National des Métiers d’Art (BNMA) en 3 ans.

Dans sa note de présentation, la DGESCO constate que « l’ensemble de la filière des métiers d’art souffre d’un manque de main-d’œuvre qualifiée » et propose paradoxalement de réduire le temps de formation et la nature de celle-ci, ce que la CGT Éduc’action conteste.

Une orientation plus compliquée pour les élèves

Alors qu’actuellement, le CAP, clairement identifié par les familles, permet de construire la culture des métiers d’art pour s’engager vers une formation BMA plus approfondie, la future orientation en BNMA dès la sortie de 3ème mettra les familles et les élèves dans un choix délicat de professionnalisation précoce.  Le recrutement proposé dans la réforme est national. Or toutes les familles n’ont pas les moyens d’envoyer leur enfant de 14 ans loin de chez elles.

Des suppressions de postes et des reconversions difficiles

Ainsi, la crainte est réelle de voir se multiplier les fermetures de sections de CAP dans les lycées préparant au BNMA, faute de demandes suffisantes pour des raisons d’accessibilité et de mobilité. Pour les enseignant·es, cette réforme entraîne donc à la fois une perte du sens dans leur travail et des menaces sur les postes. Les enseignant·es, dont les postes vont être supprimés, vont se retrouver, compte tenu de la spécificité de leur discipline, sans possibilité réelle de reconversions ou de mutations.

Émanciper les élèves

L’adéquationnisme désiré par l’industrie du luxe impose à la filière des objectifs de formation exclusivement tournés vers la production au détriment de la dimension créative. C’est une remise en cause fondamentale et historique du design et des arts appliqués comme disciplines émancipatrices. Les élèves ont besoin de temps pour réussir et s’émanciper dans ces métiers très exigeants. D’abord apprendre le geste, le maîtriser, en développer de nouveaux. Puis découvrir la culture du métier, explorer l’histoire, les styles, les procédés de création pour ensuite expérimenter des possibles et réaliser in fine des projets de grande qualité.

 Cette réforme a été menée tambour battant, sans concertation avec les personnels, les organisations syndicales, et les artisan·es d’art. L’Éducation nationale n’a pas vocation à être au service de politiques adéquationnistes qui subordonnent la formation aux seuls besoins immédiats du marché du travail.

La CGT Éduc’action exige son retrait, le temps de construire un projet concerté et ambitieux pour les élèves et les personnels. Le lycée professionnel doit garder son rôle émancipateur en permettant une insertion professionnelle de qualité et des poursuites d’études nombreuses.

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Augmentation du taux de promotion au grade d’attaché d’administration de l’État principal

 

 À l’occasion du Conseil supérieur de la fonction publique d’État du jeudi 15 janvier 2026, la DGAFP aannoncé des mesures de déblocage des carrières des attachés d’administration de l’État (AAE).
L’ADMINISTRATION a notamment annoncé une augmentation du taux de promotion au grade d’attaché principal, une défonctionnalisation du grade d’attaché hors classe  et une linéarisation de l’échelon spécial AA Hors Classe.

Au fond les faits sont têtus, la création d’un troisième grade n’a en rien servi l’attractivité du corps des attachés et l’administration doit s’aligner sur les positions des organisations syndicales !

La DGAFP annonce plusieurs chantiers mais rien à ce jour n’est prévu sur la carrière des femmes ni les débuts de carrière.

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Non à la décentralisation des secrétaires généraux·ales d’EPLE

 

Usant d’un certain imbroglio législatif, certain·es sénateur·rices tentent de remettre sur le tapis le transfert, dès 2027, aux Collectivités territoriales, des secrétaires généraux·ales d’établissements scolaires du second degré (EPLE). De nouveau, la CGT Éducation dénonce et s’oppose, comme elle l’avait fait lors des projets de loi 4D et 3DS, à une telle décision qui remettrait en cause le statut et le rattachement de ces personnels.

Pour notre organisation syndicale, cette nouvelle proposition de loi vise à finaliser le transfert définitif (et qui était sous-jacent dans la loi 3DS) des secrétaires généraux·ales à la Fonction publique territoriale, et ainsi, à territorialiser davantage le Service public d’Éducation en fragilisant son caractère national.

Nous rappelons que les secrétaires généraux·ales, ex-adjoint·es gestionnaires, sont des fonctionnaires d’État au cœur du fonctionnement des établissements, assumant des responsabilités juridiques, financières, comptables, matérielles, de gestion des personnels, de sécurité, d’hygiène, d’organisation de la vie scolaire et de mise en œuvre des projets pédagogiques. Les placer sous la responsabilité des Collectivités accentuerait la logique de double autorité (déjà dénoncée par la CGT), source de conflits d’injonctions, de désorganisation des établissements et de souffrance au travail.

Contrairement à l’idée développée par le Sénat qui voudrait que ce transfert améliorerait le fonctionnement des établissements, la CGT Éduc’action rappelle que ce n’est pas le statut des personnels qui est problématique, mais bel et bien le manque de moyens alloués par les collectivités de rattachement ou les priorités budgétaires assumées.

Notre organisation dénonce une nouvelle décision politique qui introduirait une nouvelle maltraitance des personnels comme cela avait été le cas avec le déploiement du logiciel Op@le. La CGT Éduc’action s’oppose donc à tout transfert des secrétaires généraux·ales d’EPLE de l’État vers les Collectivités territoriales et exige le retrait de l’article 5 de cette proposition de loi. Elle refuse la poursuite d’une décentralisation qui, comme pour les personnels TOS en 2003, s’est traduite par une dégradation des droits, des statuts, des carrières et par des inégalités accrues entre territoires. Elle appelle les parlementaires à rejeter massivement cet article et réaffirme que la réponse aux besoins des établissements passe par des recrutements de personnels à hauteur des besoins, la revalorisation des carrières, des moyens budgétaires à la hauteur et le maintien des personnels dans la Fonction publique d’État, garants de l’égalité de traitement sur tout le territoire.

Montreuil le 30 janvier 2026

Notre communiqué

NON à la décentralisation des Secrétaires Généraux·ales d’EPLE

jeudi 29 janvier 2026

Droits et Obligations de service des Enseignant·es Référent·es pour les PFMP

Le fond idéologique est toujours le même : l’entreprise ferait mieux que l’École pour orienter, former et insérer.  Sans cesse, l’enseignement professionnel est sommé d’accroître ses liens avec le monde économique. Les vertus formatrices de l’entreprise seraient novatrices et les PFMP l’alpha et l’oméga de la formation professionnelle.

La CGT Educ’action, au contraire, revendique une diminution du nombre de semaine de Périodes de Formation en Milieu Professionnel. Elle demande également que ces périodes soient sécurisées face aux accidents de travail, aux risques liés à l’exposition aux produits CMR, et aux VSST.

Nous sommes souvent sollicté·es pour faire tout et n’importe quoi, en termes de recherche, de suivi de ces périodes. Vous trouverez dans la FAQ ci-dessous l’ensemble des droits et des obligations de service liés à ces PFMP

Télécharger la FAQ : Droits et Obligations de service des Enseignant·es Référent·es pour les PFMP

Budget 2026 et postes dans l’Éducation nationale : l’austérité au détriment des conditions de travail

Budget 2026 et postes dans l’Éducation nationale :
l’austérité au détriment des conditions de travail et d’étude.

 Après de nombreux reports (en l’absence de budget 2026 adopté), le ministère de l’Éducation nationale a présenté, lors du Comité Social d’Administration du lundi 26 janvier, les chiffres provisoires (en attendant le budget par 49-3) concernant les moyens pour la rentrée à venir, entre flou et volonté de cacher le saupoudrage de la misère.

Pour l’heure, il n’y a aucune référence à la réforme de la formation et des concours de recrutement en L3, d’où l’absence de chiffres formels sur de futures ouvertures de postes. À quelques semaines du concours, ce silence est inacceptable pour les candidat·es préparant les épreuves et se retrouvant dans une situation de stress intenable.

Cette présentation des moyens 2026 par l’administration et le ministre a surtout confirmé l’austérité budgétaire assumée et les chiffres avancés par le gouvernement lors des discussions au Parlement. Alors que le nombre d’élèves scolarisé·es poursuit sa chute, le ministère maintient sa sinistre politique comptable concernant les postes d’enseignant·es en supprimant à nouveau 4032 postes enseignants en 2026 (2229 dans le 1er degré et 1803 dans le 2nd degré). Une nouvelle fois, la CGT Éduc’action condamne cette démarche et ne peut accepter ces suppressions alors que maintenir le nombre de postes pourrait servir à améliorer l’encadrement des élèves, à renforcer les moyens de remplacement ou maintenir des écoles rurales, le tout au bénéfice de la scolarité et des conditions de travail. Elle dénonce aussi le fait que dans ce vaste plan social, certaines académies, comme celles de Lille, Bordeaux ou Nancy-Metz, paient le prix fort.

Dans le même temps, la situation des personnels administratifs n’est pas meilleure puisqu’aucune création de poste n’est prévue pour 2026. Comme les années précédentes, il ne s’agira, pour le ministère, que de travailler au redéploiement des effectifs dans les académies, et ce malgré des conditions de travail qui ne cessent de se dégrader.

Parmi les éléments pouvant apparaître positivement, notons la création de 1700 postes d’AESH (indispensables à l’accompagnement de la scolarisation de tous·tes), la création de postes pour le contrôle des établissements privés ou les quelques postes dans les services sociaux et de santé. Cependant, la CGT Éduc’action dénonce l’insuffisance de ces créations pour agir efficacement sur l’ensemble du territoire et couvrir tous les besoins, notamment sur la question de la santé mentale. Elle regrette aussi l’absence de moyens conséquents dans les Vies scolaires pour veiller au climat scolaire, accompagner les élèves et lutter contre le harcèlement alors que de trop nombreux drames ont eu lieu ces derniers mois. Notre organisation dénonce donc l’hypocrise d’un ministère qui salue l’indispensable nécessité de tous ces emplois (AESH et AEd), mais qui maintient leur insuffisant nombre et leur caractère précaire faute de création d’un statut de fonctionnaire de catégorie B pour ces métiers.

Avec de telles mesures budgétaires, le ministère de l’Éducation nationale et le gouvernement indiquent clairement leur absence de volonté d’améliorer la situation de l’École, quels que soient les gouvernements, l’objectif est bien de poursuivre la destruction du Service public d’éducation, la détérioration des conditions d’étude des élèves, de travail des personnels, tout en maintenant/accentuant la précarité au service de la reproduction sociale au sein de l’institution. Tout ce que dénonce la CGT Éduc’action et qu’elle combat avec les personnels. 

Montreuil, le 27 janvier 2026

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dimanche 25 janvier 2026

Pour une École publique laïque

 

Des organisations syndicales (CGT Éduc’cation, FSU, Sud éducation et Unsa éducation) lycéennes, étudiantes, la FCPE et des associations (Ligue de l’enseignement, Libre pensée, Comité national d’action laïque…) se sont réunies pour construire un plan de sortie du financement public de l’enseignement privé sous contrat.
Ce collectif de défense de l’École publique, laïque, gratuite et obligatoire a commencé par publier une tribune dans Le Monde de l’Éducation le 30 janvier 2024 et depuis travaille à construire ce plan de sortie. D’ores et déjà, il vise à limiter le financement public du privé au strict minimum légal.
Dans cette optique, la campagne municipale qui s’ouvre sera l’occasion de présenter ses pistes de baisse de financement au niveau municipal. C’est l’objet du dossier que vous trouverez en lien : https://cloud.cgteduc.fr/s/RYmqCkRLqsFiyYk
Il a été présenté lors d’une conférence de presse lundi 12 janvier.
La publication des IPS du privé par Pap Ndiaye, les scandales Stanilas/Oudéa-Castéra et Bétharram ainsi que les rapports des commissions parlementaires Vannier/Weissberg et Vannier/Spillebout qui ont suivi, ont permis de remettre en lumière le problème du financement public du séparatisme scolaire. Il faut en profiter pour faire avancer dans l’opinion notre revendication de la nationalisation du privé sous contrat et de la fonctionnarisation de ses personnels.

Éducation prioritaire, plutôt que des rustines, il est urgent de revoir la carte

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le ministère de l’Éducation nationale vient de présenter sa réponse à ce qu’il nomme lui-même des situations aberrantes. C’est-à-dire la situation de collèges et d’écoles de secteurs qui au vu de leur indice de position sociale moyen devraient être classés en éducation prioritaire renforcée. Pourtant ce n’est malheureusement pas le cas malgré la mobilisation régulière des personnels, parents d’élèves ou élu·es locaux·ales qui exigent leur intégration dans la carte de l’éducation prioritaire. En effet, le ministre a annoncé que la carte ne serait pas modifiée avant 2028 (du fait des élections municipales et présidentielles) alors qu’elle a été établie en 2015 et aurait dû être revue en 2019.

Au regard des propositions, il s’agit surtout pour le ministère de « bricoler » une réponse à une situation effectivement aberrante dont il est responsable et qui ne pourrait pas être corrigée avant 2028. Avec une décennie de retard, l’éducation prioritaire n’est pas une priorité pour le gouvernement.

Ainsi, les collèges concernés intégreraient les dispositifs CLA (Contrat Local d’Accompagnement), permettant d’accorder aux personnels une indemnité pour mission particulière et non d’indemnité REP+ ainsi que des bonifications pour le mouvement au bout de trois ans. La CGT Éduc’action rappelle son opposition aux CLA qui, en contractualisant les moyens donnés aux établissements, sont contraires à la philosophie même de l’éducation prioritaire (donner plus à celles et ceux qui ont le moins sans condition).

Surtout, outre la reconnaissance indispensable des difficultés d’exercice des personnels, c’est de moyens supplémentaires dont ces établissements et écoles ont besoin dès maintenant. Sur ce point, le ministère annonce un pôle médico-social à temps complet sans redéploiement, ce dont on peut douter vu les difficultés de recrutement ainsi qu’un vague engagement non chiffré d’amélioration du taux d’encadrement, en revanche rien sur les vies scolaires. Pour les écoles élémentaires, il annonce la possibilité d’un·e professeur·e supplémentaire par école sous réserve de présentation d’un projet. Quant aux maternelles, elles sont scandaleusement oubliées.

La CGT Éduc’action exige que ces écoles, élémentaires comme maternelles, bénéficient toutes de ce poste supplémentaire sans condition, mais aussi que ces collèges et écoles bénéficient des mêmes taux d’encadrement et les personnels du même niveau indemnitaire et de bonification mouvement qu’en REP+.

Surtout, il est scandaleux que la carte de l’Éducation prioritaire reste ainsi figée depuis douze ans alors que la pauvreté et la ségrégation sociale n’ont cessé de s’aggraver. C’est pourquoi, la CGT Éduc’action exige la révision immédiate de la carte de l’éducation prioritaire, basée sur des critères sociaux objectifs et partagés et non sur une cible budgétaire préalable, un accompagnement des sorties éventuelles et son extension aux lycées et écoles dites orphelines (dont le collège de secteur n’est pas classé) qui répondent aux critères.
Plus qu’une nécessité, c’est une urgence !

Montreuil, le 19 janvier 2026

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Personnels techniques Rémunérations : TOUJOURS LES MÊMES CHOIX

 

Le SMIC a été revalorisé de 1,18% au 1er janvier 2026 et représente désormais 1823€ brut par mois. Cette augmentation fait ainsi passer le salaire minimum à 12,02€ brut de l’heure. Le gain pour un·e salarié·e travaillant à temps plein est donc d’environ 17€ net par mois. Une aumône… Mais cette augmentation a aussi une incidence sur les fonctionnaires, notamment aux plus bas revenus. Quelles incidences pour les personnels techniques ?

NOTRE TRACT ITRF JANV 26

AESH, le statut, c’est un dû

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le 7 janvier dernier, la droite sénatoriale, soutenue par le ministère, a fait le choix du mépris face aux exigences légitimes des 140 000 AESH de l’Éducation nationale, en refusant de voter pour le projet de loi sur leur statut. Encore une fois, on assiste à un « deux poids, deux mesures » : 10 milliards d’euros octroyés pour un porte-avion nucléaire mais maintien d’une austérité budgétaire structurelle pour l’École publique et maintien dans la précarité de certains personnels.

 Le Sénat et le ministre justifient ce rejet par leur volonté d’attendre les annonces d’E.Macron sur le sujet lors de la Convention nationale du Handicap de juin prochain. Pour la CGT Éduc’action, c’est inacceptable et elle exige que les organisations syndicales (à l’initiative d’une pétition pour le statut des AESH) soient reçues en urgence par le ministre, comme demandé dans un courrier resté sans réponse à ce jour.

 Des personnels indispensables, mais toujours ignorés.

En attendant, le ministère maintient sa politique de l’École inclusive inefficace et compte sur la généralisation des PAS (Pôle d’Appui à la Scolarité), mesure que nous dénonçons toujours, arguant que ce sera « une réponse globale ». En refusant hypocritement ce statut à des personnels qu’il juge pourtant « indispensables », le ministère les installe dans la plus grande précarité et poursuit sa logique comptable, évitant ainsi d’assumer le coût social et humain.

 La CGT Éduc’action rappelle que le métier d’AESH est bien indispensable, exigeant et difficile, mais aussi qu’il ne se résume pas à la seule présence auprès des élèves. L’autoformation, la recherche d’outils pédagogiques et la préparation des interventions font de ces personnels des agent·es pleinement impliqué·es dans leurs missions et non de simples indicateurs. C’est donc ce qui justifie leur exigence d’accéder à un statut de la Fonction publique catégorie B et d’un temps complet pour 24h d’accompagnement, seul élément de leur reconnaissance par leur employeur.

Dans ces conditions, la CGT Éduc’action appelle à maintenir la pression sur les pouvoirs publics, appelle les personnels à s’organiser et à tout mettre en œuvre pour gagner le statut des AESH.

                                                                                                                                               Montreuil, le 15 janvier 2026

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jeudi 15 janvier 2026

RÉFORME DU PARCOURS EN «Y »: IL FAUT SAVOIR ARRÊTER UN ÉCHEC

 

Après l’installation, jeudi 8 du comité de suivi de la voie professionnelle, la CGT Éduc’action a été reçue en bilatérale le mardi 13 janvier pour échanger sur le devenir du parcours « Y ». Si le ministère reconnaît l’échec de ce dispositif, la volonté perdure de différencier, lors de l’année de terminale, les élèves qui veulent s’insérer de celles et ceux qui veulent poursuivre leurs études. Possiblement, suite aux six semaines de PFMP obligatoires, les élèves choisissant le module « insertion professionnelle » enchaîneraient sur deux semaines supplémentaires en entreprise. Pour les élèves optant pour le module « poursuites d’études », les emplois du temps seraient maintenus pour travailler les prérequis indispensables en BTS. Au final, un « y » minuscule qui risque d’engendrer les mêmes dysfonctionnements, mais à un moment différent de l’année !

La CGT Éduc’action y a réaffirmé son opposition à tout parcours « différencié » et « individualisé » même réduit et déplacé, et son attachement à un retour des examens après la mi-juin. Elle a insisté sur le fait que les personnels étaient épuisés par la fréquence des réformes et l’empilement des dispositifs spécifiques qui y sont prévus, comme actuellement avec la généralisation d’Avenirpro qui ampute encore des heures de cours. Cette cadence infernale explique, en grande partie, la perte de sens du métier.

Nous avons rappelé que pour assurer une insertion professionnelle réelle dans un métier et des poursuites d’études réussies, il fallait surtout rendre la totalité des heures disciplinaires supprimées par les deux réformes successives subies par le lycée professionnel. Pour cela, il faut également en finir avec l’orientation contrainte en supprimant les familles de métiers et en élaborant une carte des formations déconnectée des besoins en emplois locaux qui réponde aux enjeux écologiques, de relocalisation industrielle et aux besoins sociaux. Nous avons conclu en revendiquant une diminution des PFMP (passage de 20 à 10 semaines) et leur sécurisation face aux accidents du travail, à la surexposition aux produits CMR et aux VSST. Face à des dangers graves ou imminents, la CGT Éduc’action exige, la mise en place d’un droit de retrait pour les stagiaires de la voie professionnelle, sans perte de gratification et avec une dérogation légale sur les semaines de stages qui ne pourraient pas être effectuées.

Pour la CGT Éduc’action, l’urgence est bien à l’abrogation des réformes Blanquer et Macron de la voie professionnelle, abrogation indispensable pour reconstruire un lycée professionnel au service des élèves et véritablement émancipateur.

Montreuil, le 15 janvier 2026

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Réforme des concours enseignants et CPE : l’incertitude budgétaire non gérée est intolérable

 

Communiqué de presse intersyndical

Le ministre de l’Éducation nationale a annoncé le 18 décembre que dans l’état actuel du budget (pas de PLF voté à ce jour), la mise en œuvre des nouveaux concours de recrutement des enseignant·es et CPE (à Bac+3) n’était pas assurée pour la session 2026.

À deux mois des épreuves du concours, cette annonce fait l’effet d’un coup de tonnerre pour les 88 000 étudiant·es qui se préparent actuellement. Ces candidat·es, et les enseignant·es qui assurent les préparations, se retrouvent dans une situation totalement intenable ! Ils et elles sont déstabilisé·es car plongé·es dans l’incertitude au moment où au contraire il faudrait qu’ils et elles puissent travailler en toute sérénité.

Cette situation est inacceptable, surtout lorsqu’elle est provoquée par un gouvernement qui prétend restaurer « l’attractivité du métier ».

Le gouvernement a engagé la décision d’une réforme et de nouveaux concours sans réelle concertation en amont de la présentation du projet et sans même la garantie de la faisabilité réelle.

Il faut arrêter de jouer avec l’avenir des étudiant·es et des personnels, et la charge de travail des personnels, déjà malmené·es par le rythme de cette réforme qui ne cesse de se complexifier.

En tout état de cause, le gouvernement ne peut pas s’en tenir à une simple suppression alors même que dans certaines disciplines, il n’y a pas de concours M2 prévus, ce qui voudrait dire qu’elles n’auraient aucun recrutement !

Les étudiant·es ne doivent pas pâtir de ce contexte. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités pour garantir l’avenir de ces étudiant·es.

Paris, le 13 janvier 2026

 

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De l'argent, il y en a pour nos services publics !

 L'encre de la loi de finances dite « spéciale » n'était pas encore sèche, que le gouvernement s’est empressé de limiter drastiquement, pour la plupart des ministères, les crédits à leur attribuer. 

 

Tout est donc fait pour empêcher le financement des services publics et de la Fonction publique, ces biens communs plus que jamais nécessaires pour que les droits des citoyen.nes et des usagers.res soient garantis et leurs besoins satisfaits. 

Il est tout aussi urgent de faire des politiques publiques des outils au service d'une nouvelle logique de développement, articulant transition écologique et reconquête des activités et des emplois, industriels notamment, sur le territoire. 

De l'argent il y en a ! 

Le capital est gavé de fonds publics : plus de 210 milliards d'euros sont alloués chaque année aux entreprises, sans contreparties sociales ou environnementales, sans suivi ni évaluation de leur utilisation. Les dividendes distribués explosent : plus 50 % en 5 ans. 

Les 500 familles les plus riches concentrent 40 % du revenu national et 60% du patrimoine est détenu par 10% de la population. 

Ainsi, sous l'aiguillon des marchés financiers, du patronat et des plus fortuné.es, le projet de loi de finances (PFL) 2026, proposé au débat de l’Assemblée nationale à partir du 12 janvier, est une nouvelle agression contre les services publics et la Fonction publique dont les citoyen·nes et les usager·es seront les premières victimes. 

L'urgence, c'est possible et nécessaire, est à d'autres choix. 

Pour la CGT, il faut rompre avec l'austérité budgétaire pour financer les services publics. 

Plutôt que de supprimer des milliers d'emplois d'agent.es, fonctionnaires et contractuel·les, il faut en créer partout où c'est nécessaire pour répondre à l’évolution des besoins de la population, comme par exemple dans la prise en charge du grand âge, les hôpitaux qui ont perdu près de 45.000 lits en 10 ans, l’Éducation nationale où 4000 suppressions de postes sont prévues malgré le déficit d’enseignant.es en France par rapport à nos voisins européens, compte tenu du nombre d’élèves. 

Plutôt que de fermer des administrations, de supprimer des opérateurs et agences de l’État qui mettent en œuvre et évaluent les politiques publiques au plus près des territoires, il faut assumer sur l'ensemble du territoire, y compris outre-mer, des services publics de pleine compétence et de proximité.

Plutôt que d'étrangler sans cesse les collectivités territoriales et de les empêcher ainsi de financer les services publics territoriaux, d’investir dans la transition écologique (rénovation de bâtiments publics, d’écoles, etc.), de financer les associations dont les subventions ont déjà diminué de 40% en 3 ans (90.000 emplois menacés selon le Mouvement associatif), il faut augmenter leurs moyens et dotations budgétaires. 

Comme pour l'ensemble du salariat, les conditions de vie des agent.es publics doivent être significativement améliorées :

  • réduction du temps de travail,
  • augmentation des salaires et des traitements en revalorisant notamment le point d’indice des fonctionnaires qui ont perdu 25% de pouvoir d’achat en dix ans,
  • égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes,
  • refonte des grilles indiciaires, formation et reconnaissance des qualifications pour sortir du travail précaire,
  • financement des systèmes obligatoires et complémentaires de protection sociale. Cela passe par l'abrogation de tout jour de carence et la rémunération à 100 % des arrêts maladie.

Parce que les services publics et la Fonction publique sont notre bien commun, par ce qu’ils sont de puissants leviers de transformation écologique et sociale et de lutte contre les inégalités, par ce qu'ils concourent à la cohésion et à l’inclusion sociales et plus largement à la démocratie, la CGT exige des services publics et une Fonction publique au service du progrès social et de toute la société

Elle appelle à la mobilisation pour des budgets et un projet de loi de finances 2026 construits sur d'autres bases.

dimanche 11 janvier 2026

Les PAS : Pôle d’appui à la scolarité… et leur extension depuis la rentrée

RAPPEL sur la définition et les objectifs des PAS
Après une expérimentation dans 4 départements, plus de 500 PAS sont mis en place sans qu’aucun bilan véritable n’ait été fait, ou du moins qu’il n’ait été porté à la connaissance des organisations syndicales.
Pour le ministère, le PAS constitue la réponse de 1er niveau pour répondre aux besoins de compensations pour tou·tes les élèves à besoins éducatifs particuliers (BEP), et pas seulement ceux et celles qui ont une reconnaissance MDPH.
Le PAS est présenté comme la substitution aux PIAL en ce qui concerne le gestion des AESH, mais cela n’est pas complètement vrai dans les faits. En théorie, ce dispositif est piloté par le·la chef·fe d’établissement, l’IEN, le·la directeur·trice de la structure ESMS. De plus, il est coordonné par un·e enseignant·e spécialisé·e (OU PAS!) avec l’appui d’un·e professionnel·le du médico-social. Sont également associé·es à l’équipe, un·e gestionnaire AESH, les AESH ainsi que l’AESH référent·e et les ERSEH.

Lire le tract, le télécharger…

Tract PAS 1er degré

jeudi 8 janvier 2026

Et si on parlait inclusion… et revendications ?

L’inclusion scolaire est au coeur des préoccupations des personnels et des familles, mais 20 ans après la loi pour l’égalité des chances des personnes handicapées, l’État, et donc l’Éducation nationale, ne répondent pas à leurs obligations. Pire, ils portent une politique budgétaire austéritaire visant à transformer l’obligation de compensation (à la charge de la collectivité) en logique d’adaptation (à la seule charge des personnels). Ce dédouanement a des effets négatifs puisque l’institution impose ainsi une inclusion à marche forcée, où les AESH et l’engagement des enseignant·es sont l’alpha et l’omega de cette politique. C’est trompeur pour les familles et les élèves, et met en grandes difficultés les personnels qui, pour l’heure, remplissent largement des fiches santé-sécurité au travail pour exprimer leur mal-être alors qu’ils sont largement favorables à l’inclusion.

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Publication CGT École inclusive_Vnov25

Évaluations nationales un outil au service d’une pédagogie unique…

Depuis l’élection de N.Sarkozy en 2007, la « culture de l’évaluation » est devenue un leitmotiv pour les ministres de l’Éducation nationale. Cette « culture » tourne le dos à des années de recherche en pédagogie, mais aussi aux bienfaits qui, grâce à l’éducation populaire, avaient pu progressivement intégrer la vie des classes. Elle malmène les élèves mais aussi les enseignant·es. Il faut d’ailleurs dissocier cette culture de la pratique de l’évaluation pour laquelle la CGT Éduc’action n’a pas d’opposition formelle.

Pour lire la suite…

Évaluations nationales

Rythmes de l’enfant, rythmes scolaires…

t si on prenait le temps d’aller plus loin ?

La question des rythmes de l’enfant, et donc des rythmes scolaires, traverse le monde de l’Éducation depuis des décennies. Dans le 1er degré, on a connu une accélération des réformes ces dernières années sous l’impulsion de Sarkozy puis de Peillon. Pour le premier, sa volonté était de réduire le temps de scolarité (de 26 à 24 heures) sur 4 jours pour y inclure 2 heures de « soutien » aux élèves en difficultés et ainsi « amortir » la disparition programmée des RASED et de la prise en charge spécialisée. Pour le second, l’idée était de revenir à 9 demi-journées de classe, tout en offrant aux élèves une ouverture culturelle et sportive sous le pilotage des collectivités territoriales et donc ancrer une territorialisation de l’Éducation. Ces dernières réformes, jamais évaluées ni corrigées, ont produit des dégâts évidents, non seulement pour les enfants, mais aussi pour les personnels.

Lire le tract dans son intégralité :

Rythmes scolaires

Évolution du remplacement et volontés ministérielles…

Non aux économies sur le dos des personnels !

La CGT Éduc’action alerte sur cette question depuis des semaines. Deux principaux bouleversements sont en œuvre actuellement dans de nombreux départements concernant la gestion du remplacement et sont la suite de ce qui a été mis en place précédemment dans d’autres territoires : la départementalisation ET la fusion/dé-spécialisation de toutes les brigades au sein d’une seule et même dénomination : les BD (Brigades Départementales).

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Remplacement

lundi 5 janvier 2026

La CGT condamne l'agression des États-Unis contre le Vénézuéla

 

L'armée états-unienne vient d'opérer des bombardements au Vénézuéla et Trump revendique l'enlèvement du président Nicolas Maduro.

La CGT condamne cette agression militaire contre un État souverain, opération visant à imposer un changement de régime pour prendre le contrôle des ressources pétrolières. Cette agression impérialiste et l'enlèvement d'un chef d'État constituent de graves précédents. 

La France et la communauté internationale via l'ONU doivent réagir sans délai face à cette scandaleuse agression qui aggrave une situation internationale déjà tendue. 

La CGT réaffirme son attachement à la démocratie, au droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, à la paix et à la régulation internationale. Elle affirme sa solidarité avec le peuple vénézuélien 

Montreuil, le 3 janvier 2026

Baromètre économique de la CGT : édition 2025

 Comprendre les chiffres pour mener la bataille des idées ! Consultez et téléchargez les fiches des indicateurs économiques, sociaux et environnementaux de la CGT. 

 mockup barometre éco

Les fiches individuelles sont accessibles en consultation et en téléchargement en cliquant sur les liens du sommaire ci-dessous.

Le baromètre complet est disponible en téléchargement via le formulaire en bas de page.

Les organisations de la CGT peuvent commander le livret en web to print (impression à la commande).

 

Rechercher un indicateur (recherche par mots-clefs)

 


 

Chapitre I – Éléments macroéconomiques

 

Chapitre II – Salaires, inflation et inégalités

 

Chapitre III – Sécurité sociale et santé

 

Chapitre IV – Travail et emploi

 

Chapitre V – Environnement



Mutations ITRF 2026

 

Vous êtes ingénieur de recherche, ingénieur d’études, assistant ingénieur, technicien de recherche et de formation et vous souhaitez effectuer une mobilité ? Vous pouvez candidater sur les postes publiés au fil de l’eau sur le site Choisir le service public (CSP).

Vous êtes adjoint technique de recherche et de formation ? Vous pouvez vous inscrire aux opérations de mutation en vous connectant à l’application AMIA.

Informations sur le mouvement

Si vous cherchez des informations sur l’organisation et les règles applicables aux mutations, vous pouvez consulter :

Résultats promotions et tableaux d’avancements ITRF année 2025

 

 

Vous trouverez en suivant le lien suivant les résultats de 2025

https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/fr/promotions-mutations-itrf-46463

Bonne lecture