samedi 30 novembre 2024
AESH : FACE AU MÉPRIS ET AUX ATTAQUES, EN GRÈVE LE 5 DÉCEMBRE !
Les personnels AESH, deuxième corps de métier de l’Éducation nationale, se mobilisent depuis des années pour dénoncer le mépris qu’elles et eux subissent. Nos organisations syndicales ne cessent d’alerter sur l’impact des décisions gouvernementales qui dégradent leurs conditions de travail. Par ailleurs, les nouvelles attaques à l’encontre de la fonction publique auront des conséquences majeures pour ces personnels déjà fragilisés quotidiennement. Il y a urgence à agir !
3 jours de carence et diminution de l’indemnisation de l’arrêt de travail, c’est non !
Beaucoup de collègues AESH vont travailler même malades, par culpabilité de laisser les élèves sans accompagnement car il n’existe aucun pôle de remplacement. Aujourd’hui déjà, la perte d’une journée de traitement impacte fortement le quotidien des personnels et accroît les difficultés financières. Cette annonce de passer à 3 jours de carence et à 90% d’indemnisation est une injustice supplémentaire et inquiète les collègues.
Des conditions de travail déjà détériorées
Les conditions de travail sont détériorées depuis la mise en place des PIAL et des PAS, ce qui entraîne la multiplication des accompagnements, une diminution des heures notifiées pour les élèves et des lieux d’affectation. De plus, la mise en place de la pause méridienne, censée compléter le temps de travail, s’avère chaotique dans de nombreuses académies. Face à la pénurie d’AESH, l’employeur refuse d’accorder les jours de fractionnement. La situation est intenable pour les élèves et les équipes, épuise les personnels et nuit à leur santé.
La précarité statutaire et les salaires trop bas des personnels AESH. En rejetant le budget, l’Assemblée nationale a voté contre la création d’un corps d’AESH, pourtant adopté en commission. Face à ce mépris, la situation des milliers d’AESH, indispensables au bon fonctionnement des écoles et établissements scolaires reste sans réponse. Pourtant AESH, c’est un métier !
Nos organisations syndicales exigent en urgence pour les personnels AESH :
- la création d’un statut de la fonction publique de catégorie B ;
- l’augmentation réelle et significative des rémunérations sur toute la carrière ;
- la garantie de pouvoir travailler à temps complet sur la base d’un accompagnement élève de 24 heures;
- l’abandon des PIAL, des PAS, et de la mutualisation des moyens ;
- l’embauche massive de personnels AESH.
Nos organisations syndicales FSU, CGT Educ’action, SNALC et SUD éducation appellent les AESH à se mobiliser massivement le 5 décembre aux côtés de l’ensemble des personnels de la fonction publique.
Nous appelons dès maintenant les AESH à s’organiser, à participer aux préparations de la grève et toutes autres actions pour construire une mobilisation massive, discuter des suites du mouvement et gagner de nouveaux droits !
Télécharger le tract AESH
Non au recul face aux pressions réactionnaires sur l’EVARS
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Télécharger le communiqué de presse
mardi 26 novembre 2024
TOUTES LES RAISONS DE SE MOBILISER LE 5 DÉCEMBRE
SUPPRESSIONS DE POSTES, GEL DU POINT D’INDICE, JOUR DE CARENCE, BAISSE DE L’INDEMNISATION DES ARRÊTS MALADIE, ABANDON DE LA GIPA…
Face à une nouvelle cure d’austérité, soi-disant indispensable pour affronter une « dette publique » créée en grande partie par les cadeaux au Capital, les fonctionnaires sont à nouveau en première ligne… pour subir de lourdes attaques ! En effet, le projet de budget 2025, fait entre autres de suppression de postes, d’allongement du délai de carence, de baisse de l’indemnisation maladie… constitue une attaque inacceptable quasi sans précédent. Ce n’est pas aux fonctionnaires de payer la note alors qu’aucune taxation des plus riches et des dividendes records n’est imposé par le gouvernement. Face à la crise, les Services publics sont les meilleurs remparts. Plus que jamais donc, nous réclamons l’abandon de ce projet injuste et des moyens (de postes et de salaires) pour améliorer les conditions de travail des personnels et les conditions d’étude des élèves.
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Ensemble, sur nos lieux de travail, organisons-nous et mobilisons-nous pour construire le rapport de force indispensable au recul gourvernemental.
Nous devons réussir la première journée de grève fonction publique du 5 décembre prochain, organiser des AG pour réussir la reconduction dès les jours suivants jusqu’à ce que le gouvernement accède à nos revendications !
lundi 25 novembre 2024
Appel du Conseil National de la cgt éduc’action - novembre 2024
Appel du Conseil National de la cgt éduc’action
Novembre 2024
Dourdan
La CGT Éduc’action exprime son inquiétude et sa colère quant à la situation internationale et aux répercussions sur les populations. Elle est inquiète de la multiplication des victoires électorales de candidat·es d’extrême droite et fascistes, porteur·euses d’une politique nationaliste et racistes. Nous dénonçons ces politiques qui sont toujours préjudiciables aux travailleur·euses et aux plus précaires. Les étrangères et les étrangers sont stigmatisé·es, privé·es de droit, ciblé·es par des politiques discriminatoires et xénophobes. Le 14 décembre, la CGT appelle l'ensemble des travaillleur·euses à se mobiliser pour défendre l'égalité des droits : travailleuses- travailleurs français·es-étranger·ères même patron, même combat.
Nous sommes en solidarité avec les femmes du monde entier ; les afghanes qui sont privé·es de tout droit humain, les iraniennes et leur combat pour la liberté, les états-uniennes qui perdent progressivement le droit à l'avortement et bientôt celui du divorce, les femmes de République démocratique du Congo qui subissent depuis des années viols et tortures. Les femmes sont les premières victimes des guerres dans les pays belligérants comme dans les pays colonisés.
La CGT Éduc’action continue de dénoncer la situation dans laquelle se trouve depuis au moins 76 ans le peuple palestinien, et désormais le peuple libanais. Elle condamne la politique d’extrême droite et colonialiste du gouvernement Netanyahou (politique menée sans opposition, voire avec le soutien inconditionnel des puissances occidentales) qui frappe avant tout les civils. C’est un génocide. La CGT Éduc’action, si elle prend acte des mandats d’arrêt de la CPI, continue d’exiger un cessez-le-feu immédiat en Palestine et appelle à des sanctions immédiates contre le gouvernement israélien avec par exemple la suspension de l’accord économique UE/Israël et l’arrêt de vente d’armes. Après 40 ans de détention, et par décision de justice, le militant communiste libanais Georges Abdallah est libérable à compter du 6 décembre. La CGT Éduc’action soutient les appels à mobilisation pour le 6 décembre et pour début janvier afin que sa libération soit effective. La CGT Éduc’action dénonce la censure et la criminalisation du soutien au peuple palestinien et appelle à participer aux manifestations pour la Palestine.
Notre organisation continue de condamner la guerre en Ukraine et le sort qui est réservé à la population. Elle rappelle qu’elle combat sans relâche l’impérialisme Dans ce contexte, et parce que d’autres conflits parcourent le monde, nous appelons à des solutions immédiates et pérennes pour la paix.
En France, en nommant Barnier Premier ministre, Macron accentue sa néfaste et agressive politique libérale : austérité budgétaire visant le quotidien des travailleurs∙euses, casse assumée des Services publics, ponction chez les retraité·es, mensonges autour d’une « politique sociale » à laquelle contribuerait les plus riches.
La France est frappée par une nouvelle vague de licenciements et les grandes entreprises, en particulier l’industrie (ayant très largement bénéficiée d’aides publiques), annoncent des plans de licenciements menaçant 150 000 emplois, le tout face à un gouvernement complice.
Sous l’impulsion du sinistre Kasbarian pleuvent également des mesures d’austérité à l’encontre de la Fonction publique et des agent·es : gel du point d’indice, suppressions massives de postes (notamment à l’Éducation nationale), introduction de 3 jours de carence et réduction des indemnités, suppression de la GIPA… La CGT Éduc’action dénonce également les sorties mensongères du ministre visant à stigmatiser les agent·es de la Fonction publique. Il est inacceptable que ces personnels subissent à nouveau un décrochage salarial et une dégradation de leurs conditions de travail, seuls résultats des politiques visant à casser la Fonction publique.
La CGT Éduc’action, avec la CGT, rappelle que ce n’est pas aux salarié·es ni aux retraité·es de payer la dette générée par le Capital, la bourgeoisie et l’État.
Dans l’Éducation, la CGT Éduc’action continue de dresser un constat sombre : conditions de travail des personnels fortement dégradées, perte de sens pour tou·tes et accentuation de l’épuisement professionnel, manque grandissant de personnels, contre-réformes imposées contre l’avis unanime de la communauté éducative, développement d’une politique de rémunération au mérite et mise en concurrence des personnels et des établissements, dégradation des conditions d’étude et des prises en charges des élèves se trouvant en situation précaire... On constate aussi une stratégie consistant à faire taire toute forme de remise en question comme le montre dans l'académie de Lyon les mesures disciplinaires en cours envers 2 syndicalistes de la CGT Éduc action au seul motif de leur activité syndicale et de représentants des personnels .
La ministre Genetet promet une politique sécuritaire et la poursuite de réformes dévastatrices menées par Macron depuis 7 ans. L’acte II du Choc des savoirs maintient le cap de la rigueur et de la violence à l’encontre de l’Éducation nationale. La CGT Éduc’action rappelle que le Choc des savoirs est un renoncement à toute ambition émancipatrice de l’École et instaure une ségrégation assumée entre les élèves en difficultés et les autres, ainsi qu’une discrimination sociale. L’Éducation nationale ne peut subir de nouvelles coupes budgétaires et il y a urgence à obtenir un choc des moyens.
Dans ce contexte général très dégradé, sans mobilisation ni grève dans la durée, nous n’obtiendrons pas de réorientation du budget 2025 ni l’abrogation des mesures.
C’est par la grève que nous gagnerons sur nos revendications : revalorisation indiciaire pour tou·tes sans contrepartie, indexation de la valeur du point d’indice sur l’inflation et l’ouverture de négociations sur les grilles salariales, abandon de la réforme des retraites, abandon de toutes les réformes de tri social, des réformes du bac et des lycées, de Parcoursup, créations massives de postes dans tous les corps, nationalisation de l’enseignement privé sous contrat, abandon du Choc des savoirs, abandon du Pacte, création d’un statut de catégorie B pour les AESH et les AED, le report du déploiement Opale, titularisation de tous les précaires sans condition de concours ni de nationalité, abandon SNU, du « tout évaluation ». Dès maintenant, exigeons également la démission de Kasbarian et l’abandon des projets qu’il porte, personnellement et au titre du gouvernement.
Ensemble sur nos lieux de travail, organisons-nous et mobilisons-nous pour construire le rapport de force indispensable au recul gouvernemental. Nous devons réussir la première journée de grève Fonction publique du 5 décembre prochain, organiser des AG pour réussir la reconduction dès les jours suivants jusqu’à ce que le gouvernement accède à nos revendications.
D’ici là, nous appelons à faire du 25 novembre, journée internationale de lutte contre les violences à l’égard des femmes, un temps de très forte mobilisation pour réaffirmer notre volonté d’en finir avec le fléau des violences sexistes et sexuelles en France comme dans le reste du monde.
jeudi 21 novembre 2024
samedi 16 novembre 2024
Fonction publique : Mobilisation sur l’ensemble du territoire le 5 décembre (Communiqué intersyndical)
Les organisations syndicales CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP appellent les agent•es de la Fonction publique à une journée d’action, de rassemblements, de manifestations et de grève sur l’ensemble du territoire le 5 décembre 2024.
Répondant à la demande de l’ensemble des organisations syndicales représentatives de la Fonction publique, Guillaume Kasbarian ̶ ministre de la Fonction publique, de la Simplification et de la Transformation de l’action publique ̶ a été contraint de nous accorder une audience le jeudi 7 novembre dernier.
Les organisations syndicales ont obtenu l’abandon de la suppression des catégories C, B et A de la fonction publique envisagée au titre du projet de loi dit « Guerini ». Le ministre s’est aussi engagé à rediscuter de son projet « d’agenda social ».
Force est de constater que Guillaume Kasbarian n’a pas répondu à la plupart des autres propositions et revendications portées par les organisations syndicales.
C’est pourquoi nous en appelons à une première journée de mobilisation sur l’ensemble du territoire, le 5 décembre 2024, y compris par la grève et la manifestation.
Une journée pour que le ministre renonce :
- aux 3 jours de carence dans la fonction publique,
- à la diminution de l’indemnisation des jours d’arrêt maladie,
- au non-versement de la Gipa.
Dans le même temps, nos organisations syndicales appellent les agent.es de la fonction publique, fonctionnaires et contractuel.les, à se mobiliser pour notamment :
- des moyens budgétaires à la hauteur des missions des services et des politiques publiques,
- des créations d’emplois partout où c’est nécessaire et l’accès à l’emploi titulaire des agents contractuels,
- l’augmentation de la valeur du point d’indice au titre de l’année 2024 et des années suivantes et des mesures salariales générales,
- la refonte des grilles indiciaires,
- l’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes,
- l’abandon des orientations du projet de loi dit « Guerini ».
Nos organisations syndicales conviennent de se revoir après cette journée de mobilisation et de grève.
Paris, le jeudi 14 novembre 2024
– Communiqué de l’intersyndicale Fonction publique en téléchargement
Rappel :
– Préavis de grève UFSE-CGT sur la période du 18 novembre au 31 décembre 2024
vendredi 15 novembre 2024
Jour de carence : une sanction injuste qui pénalise encore plus les agents publics ! (Calculateur CGT)
L’existence d’un jour de carence est une mesure injuste qui prive les agents publics d’une journée de rémunération en cas de maladie, cela représente une pénalité choquante dont la CGT revendique l’abrogation.
Le gouvernement Barnier a décidé d’aggraver encore les pertes subies par les personnels en cas d’arrêt maladie :
- en ajoutant 2 jours de carence
- en abaissant de 100 % à 90 % la prise en charge par l’employeur public du traitement des 3 premiers mois de maladie ordinaire.
Pour prendre la mesure de cette injustice, la CGT Fonction publique met à disposition un calculateur dédié permettant d’évaluer la perte de salaire que ces mesures imposent aux personnels.
La CGT vous invite à rejoindre la lutte qu’elle mène pour demander l’abrogation du jour de carence.
En 2024, Gipa... ou pas ? Calculez ce que vous risquez de perdre
Depuis sa création en 2008, la Garantie Individuelle du Pouvoir d’Achat (GIPA) a été un dispositif de compensation imparfait, mis en place pour couvrir partiellement, les pertes de pouvoir d’achat subies par les agents publics, tout en masquant les effets du gel persistant de la valeur du point.
La CGT a toujours refusé de cautionner ce mécanisme qui, au lieu d’une véritable revalorisation, entérine une dégradation continue des salaires dans la Fonction publique.
Les bénéficiaires de la GIPA 2018-2022 peuvent toujours la demander.
Aujourd’hui, alors que la GIPA (2019-2023) est supprimée par le gouvernement Barnier, les agents subissent, de fait, une nouvelle amputation de leur pouvoir d’achat.
La CGT propose un simulateur pour vous aider à estimer l’ampleur de la perte salariale réelle que vous subirez. Vous pouvez utiliser cet outil pour évaluer les effets concrets de cette suppression sur votre situation.
La CGT vous invite à rejoindre la lutte qu’elle mène pour des augmentations salariales justes et pérennes.
Lundi 25 novembre : Journée internationale de lutte pour l’élimination des violences contre les femmes. Samedi 23 novembre : Toutes et tous en manifestations ! (Appel UFSE-CGT)
Les femmes subissent des violences sexistes et sexuelles (VSS) tout au long de leur vie.
Ces VSS surviennent dans les familles, au travail, dans les espaces publics, en politique, jusque dans des lieux de soins. Rappelons que plus de 230 000 femmes sont victimes de violences conjugales chaque année. 94 000 viols par an.
La plupart du temps, encore, les victimes ne sont pas crues, les plaintes classées sans suite, l’impunité des agresseurs persiste. La justice reste encore largement sourde à reconnaître ces violences.
Sur les lieux de travail, ces violences, pourtant massives, sont invisibilisées. Au cours de leur carrière, 30 % des salariées en France ont déjà subi du harcèlement ou des agressions sexuelles sur leur lieu de travail ; 9 % ont eu un rapport sexuel « forcé » ou « non désiré » avec une personne de leur milieu professionnel ; 10 viols ou tentatives de viol ont lieu chaque jour en France sur un lieu de travail.
Le secteur de la Fonction publique d’État ne fait pas exception. Les mesures et les pratiques pour détecter les VSS, protéger et accompagner les victimes, sanctionner les agresseurs puis reconstruire le collectif de travail sont largement insuffisantes. Rappelons que la protection fonctionnelle est un droit, mais il doit devenir effectif (prévention, assistance juridique, réparation) !
La mise en œuvre par l’État employeur et au sein de ses administrations d’une véritable politique de lutte contre les violences faites aux femmes reste trop lente et trop hétérogène.
Pour les employeurs publics, la CGT exige, entre autres :
- Un droit à la protection fonctionnelle qui soit effectif avec information systématique des agent.es.
- Un droit d’information et de retour sur les situations en IRP, un.e référent.e parmi les représentants du personnel, formé.e, « violences discrimination ».
- La reconnaissance de l’évènement subi à l’imputabilité du service (déclaration accident du travail, maladie professionnelle) et la réparation du préjudice.
- L’ouverture d’une enquête administrative.
- Une formation initiale VSS obligatoire des agent.es, une formation approfondie des services juridiques, RH et des chargé.es d’enquête ; double information sur les panneaux d’affichage et sur l’intranet à destination des potentielles victimes, mais aussi des collègues témoins.
- Des moyens conséquents pour la mise en place de plans « égalité femmes-hommes » ministériels, dont le volet lié à la lutte contre les VSS au Travail ; notamment l’augmentation des hébergements d’urgence dans le parc dédié aux fonctionnaires et la mise en place d’autorisations d’absence en cas de situation de violences.
Les organisations féministes et syndicales exigent une loi-cadre intégrale :
Une loi cadre intégrale contre les violences et 2,6 milliards d’euros pour la mettre en œuvre.
Elle devra décliner de nouveaux droits dans le monde du travail et notamment un congé d’urgence en faveur des victimes de violences au sein du couple pour effectuer des démarches.
La mobilité géographique doit aussi être facilitée si les victimes la souhaitent. Les agresseurs sur les lieux de travail doivent être sanctionnés : ce n’est pas aux victimes de partir !
La loi-cadre intégrale devra prendre en compte aussi la prévention, la sensibilisation de la population, l’accompagnement des victimes dans l’emploi, la santé, le parcours judiciaire, des sanctions et des suivis socio-judiciaires des agresseurs avec des programmes spécifiques, des tribunaux dédiés aux violences sexistes et sexuelles composés de magistrat•es formé•es et motivé•es, ayant des compétences à la fois pénales et civiles.
Préavis de grève UFSE-CGT sur la période du 18 novembre au 31 décembre 2024
Monsieur Guillaume Kasbarian
Ministre de la Fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique
Dépôt d’un préavis de grève sur la période du 18 novembre au 31 décembre 2024
Monsieur le ministre,
A l’évidence, les fondamentaux de la politique mise en œuvre par Emmanuel Macron et ses gouvernements successifs sont confirmés :
- Plus d’austérité budgétaire au titre des projets de lois de finances et de financement de la sécurité sociale 2025,
- Austérité salariale,
- Moins de politiques publiques et moins de services publics,
- Dégradation organisée des conditions de vie et de travail des agent.es,
- Etc.
Face à cette entreprise de liquidation de la Fonction publique et de ses agent.es, d’autres choix sont non seulement possibles mais nécessaires au moyen, notamment de :
- La construction de lois de finances et de financement de la sécurité sociale sur d’autres bases,
- La reconquête et du développement de services publics et de la Fonction publique au service de la mise en œuvre d’une nouvelle logique de développement articulant réponse aux droits fondamentaux et aux besoins, reconquête des activités industrielles et transition écologique,
- L’abandon de tout projet – législatif ou autres – visant à saper les fondements du statut général des fonctionnaires,
- L’augmentation immédiate et significative des traitements, des salaires, des pensions, des retraites,
- L’indexation de la valeur du point sur l’inflation,
- L’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes,
- La refonte des grilles indiciaires intégrant la revalorisation des filières à prédominance féminine,
- La reconduction de la Gipa,
- L’abrogation de la loi portant contre-réforme des régimes de retraite, le développement et le financement de politiques de protection sociale et d’action sociale de haut niveau.
- De ce point de vue, il est nécessaire d’abroger tout jour de carence et de maintenir à 100 % la prise en charge de la rémunération des agent.es publics lorsqu’elles et ils sont en congé maladie ordinaire.
Force est de constater que vous refusez d’apporter des réponses à cet ensemble de propositions et de revendications.
C’est pourquoi l’Union Fédérale des Syndicats de l’Etat CGT appelle les personnels à la mobilisation par tout moyen, y compris la grève et la manifestation.
C’est dans ce sens que l’Union Fédérale des Syndicats de l’Etat CGT dépose un préavis de grève du 18 novembre au 31 décembre de l’année 2024.
Le présent courrier vaut préavis de grève pour l’ensemble des personnels, ainsi que pour les nuitées en amont et en aval des dates du 18 novembre au 31 décembre 2024.
Veuillez agréer, Monsieur le ministre, l’expression de mes salutations distinguées.
Pour l’UFSE CGT,
Le secrétaire général,
Christophe Delecourt.