samedi 13 janvier 2024

Communiqué intersyndical Voie pro – 1er février

Pour faire reculer la réforme Grandjean des lycées pros, mobilisation massive le 1er février 2024

Depuis plus d’un an une intersyndicale large et unie, dénonce et s’organise pour lutter contre la réforme des lycées professionnels. Notre mobilisation et notre détermination ont permis des reculs de la part de la ministre déléguée C. Grandjean.

Au fur et à mesure que ce projet est dévoilé nous constatons qu’il s’annonce dévastateur pour les élèves et les personnels de lycée professionnel. Et plus globalement pour tous les acteurs de l’Éducation nationale car les élèves et les enseignant·es de lycée professionnel sont systématiquement les cobayes de dispositifs que l’État étend par la suite à tous les niveaux de l’éducation.

Avec le pacte LP, les fermetures autoritaires et injustes des filières tertiaires et maintenant la désorganisation complète de la classe de terminale bac pro, année pourtant cruciale pour l’obtention du diplôme, C. Grandjean orchestre le basculement de nos métiers et des lycées pros vers du formatage à l’emploi. Près de 170 heures de cours en moins pour nos élèves soit l’équivalent de 6 semaines.

Déjà en 2024 les places aux concours CAPLP sont réduites de 10 % (-198). La volonté d’élaborer la carte des formations en fonction des besoins locaux d’emplois va également multiplier les reconversions forcées.

Pour l’instant, le ministre G. Attal fait la sourde oreille face aux demandes de rencontres des syndicats de la voie professionnelle. L’enseignement professionnel ne semble plus être l’affaire du ministère de l’Éducation nationale mais bel et bien relégué au ministère du travail… Nos statuts sont clairement remis en question.

Le 29 novembre, nos organisations syndicales avec la FCPE et Les Lycéens !, ont dénoncé d’une seule voix la réforme des lycées professionnels en claquant la porte de la Commission Spécialisée des Lycées.

La grève du 12 décembre, comme premier élan, a été une réussite en termes de mobilisation et de visibilité médiatique. D’autres voix que celle des enseignantes et enseignants de lycée professionnel commencent à s’élever.

Le 14 décembre, la FSU, FO, le SGEN-CFDT, la CGT Éduc’action, le SNALC, SUD Education, la Fep-CFDT, le SNFOEP, la CFTC, le SNEC-CFTC soutenus par la FCPE, Les Lycéens !, la FAGE, l’Union des étudiants, la ligue de l’enseignement, l’UNAF et la CNT FTE ont également boycotté le Conseil Supérieur de l’Éducation. Le quorum n’étant pas atteint, il n’a pas pu se tenir.

Nous sommes déterminé·es à faire reculer cette réforme libérale et à imposer un véritable dialogue social concernant l’avenir du lycée professionnel. Nous appelons l’ensemble des acteurs de l’éducation mais également les syndicats de travailleurs et travailleuses de branches et d’industries à s’emparer du sujet. C’est un projet de recul sociétal qui nous concernent toutes et tous.

L’intersyndicale de la voie professionnelle appelle les collègues à se mobiliser massivement le 1er février 2024 et à rendre nos revendications visibles ce jour-là, par des actions, de la communication et en participant aux rassemblements et manifestations.

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jeudi 21 décembre 2023

Grève unitaire le 1er févier 2024

Salaires, postes, conditions de travail, réformes : éducation en danger
Grève unitaire le 1er février

Pour nos salaires, contre les suppressions de postes, contre la mise en place des réformes à marche forcée, nos organisations syndicales FSU, FNEC FP – FO, CGT Educ’Action, SUD éducation appellent à une action de grèves et des manifestations le 1er février 2024.

La crise de recrutement dans l’éducation se pérennise, et toutes les études montrent que la faiblesse des salaires est le premier obstacle à l’attractivité des métiers de l’éducation. Nos organisations exigent de véritables augmentations salariales en particulier par une augmentation significative du point d’indice pour tous les personnels dans ce contexte de forte inflation, ainsi que l’abandon du pacte. Au lieu de poursuivre la dynamique à peine enclenchée avec les mesures mises en œuvre en 2023, le ministre refuse désormais de discuter de nouvelles mesures générales pourtant nécessaires et envisage même une nouvelle transformation des carrières marquée par un poids croissant des hiérarchies.

Enfin, de nombreux signes confirment l’échec du Pacte. Les personnels ont bien compris qu’il ne s’agissait pas d’une revalorisation. La mise en œuvre du Pacte a également profondément divisé les équipes, d’autant plus que qu’il a donné lieu à des pressions ou interprétations contraires aux textes réglementaires dans le seul but de faire du chiffre et de sauver le Pacte. Par ailleurs, le ministre s’entête à refuser les mesures salariales d’urgence qui permettraient de sortir les AESH et les AED de la précarité.

Il est encore temps de renoncer aux suppressions de postes pour permettre notamment d’alléger les effectifs par classe mais aussi d’assurer les remplacements. Il faudrait également recruter davantage de personnels dans l’ensemble des équipes pluriprofessionnelles … La dégradation des conditions de travail, la perte du sens du métier doivent être pris au sérieux. La formation continue saccagée, l’inclusion sans moyens, les effectifs nombreux dans les classes, etc. : tout cela contribue à dégrader encore davantage les conditions de travail.

Sur la question de l’inclusion, tous les voyants sont au rouge et les personnels enseignants et AESH sont à un point de rupture. C’est pourquoi nos organisations revendiquent :

  • La défense de l’enseignement spécialisé et adapté, le maintien et la création des places nécessaires dans les établissements sociaux et médico-sociaux.
  • Un statut de fonctionnaire et un vrai salaire pour les AESH, des recrutements d’AESH et de moyens humains à hauteur des besoins.
  • L’abandon des mesures prises dans le cadre de l’acte 2 de l’Ecole inclusive (statut d’emploi d’ARE fusionnant les AESH et les AED, mise en place des pôles d’appui à la scolarité permettant à l’Education nationale de mettre la main sur les notifications MDPH) et l’ouverture de discussions avec les organisations syndicales sur la base des revendications des personnels.

Le projet de réforme du lycée professionnel est emblématique du moins d’école, moins d’enseignant·es, plus d’entreprises, plus d’externalisation des missions, et plus de management !

Cette réforme est à rebours des enjeux éducatifs, elle engage des bouleversements majeurs qui auront aussi un impact lourd sur les conditions de travail de l’ensemble des personnels exerçant en lycées professionnels et sur les conditions d’apprentissage des élèves.

Nos organisations en exigent le retrait ! Elles demandent au ministre de renoncer à présenter ce projet et à engager de véritables concertations au sein du ministère de l’Education nationale sur la base d’un diagnostic rigoureux à partager sur l’état de l’enseignement professionnel tant pour les élèves que pour les conditions de travail des personnels avant toute réforme.

Plus globalement, les mesures “Choc des savoirs” annoncées par le Ministre dessinent un projet d’école qui revient sur l’objectif de démocratisation et aggrave les inégalités. Elles vont encore dans le sens d’un contrôle accru du travail enseignant (manuel unique, méthodes imposées, évaluations standardisées) contre la liberté pédagogique.

Pour toutes ces raisons, les organisations FSU, FNEC FP – FO, CGT Educ’action et Sud éducation appellent à se mobiliser par des actions diversifiées dès maintenant et à préparer une journée de grève et de manifestations le 1er

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La loi immigration est une honte pour notre société

Déclaration intersyndicale pour le CSA du 21 décembre 2023

La loi Immigration votée le 19 décembre main dans la main entre la “majorité” présidentielle, la droite et l’extrême droite est un recul intolérable qui revient sur le droit du sol, les droits sociaux et aggrave la répression envers les personnes migrantes. Les mesures prévues par cette loi autour de l’idée de “préférence nationale” sont directement issues du programme de l’extrême droite. Elles rompent avec notre modèle démocratique et social en stigmatisant les personnes étrangères qui vivent en France.

Les conséquences de cette loi sont dramatiques dans notre secteur professionnel, pour nos élèves qui subiront la perte des allocations familiales ou seront privés du droit à vivre en famille. Nos élèves, qui sont nés sur le territoire français de parents étrangers, ne pourront obtenir facilement la nationalité française : c’est une régression insupportable.

Le gouvernement prend un risque démocratique immense en faisant sienne les propositions de l’extrême droite, celui de fracturer la société, diviser les travailleurs et la jeunesse. Nous exprimons notre plus vive inquiétude quant à la progression de l’extrême droite et de sa politique de rejet et de haine dans la société. L’adoption de cette loi par le Parlement revient à saborder les valeurs de la République. Celles-là même que l’École doit pourtant transmettre à tous les enfants et jeunes vivant en France. Liberté, égalité et fraternité ne peuvent être des mots vides de sens, ils doivent s’inscrire dans le réel.

Nos organisations, FSU, UNSA Éducation, FO, Sgen-CFDT, CGT Éduc’action et Sud Éducation demandent que cette loi xénophobe, raciste et discriminatoire ne soit pas promulguée.

Paris, le 21 décembre 2023

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Guide syndical « Médecine de prévention »

La médecine de prévention, c’est ainsi qu’elle est qualifiée, ses prérogatives, son usage, ses effets doivent pouvoir constituer des leviers pour prévenir mais aussi protéger.

Il y a très peu d’information sur les droits en la matière, sans parler du manque criant de médecins du travail, certaines académies n’ont même pas un∙une médecin, le rectorat doit sous-traiter à des services privés inter-entreprises. Ce guide a pour but avant tout d’outiller les militant∙es, mais il peut aussi servir de base de communication pour aller au contact des collègues, organiser une HIS sur ce thème, animer une formation…

Le collectif « Conditions de travail » est un collectif national de la CGT Éduc’action qui a pour objectif de sensibiliser, d’informer et de former les militant∙es, les camarades et les collègues, au sein de l’Éducation nationale quant à la question des conditions de travail. En effet, cette question est longtemps restée lettre morte, tant nous avons bien souvent le sentiment d’exercer une mission, plutôt qu’un métier. Ainsi, la finalité du travail l’emporte bien souvent, pour beaucoup d’entre nous, sur les conditions d’exercice de notre travail. Or, s’interroger sur ces conditions est fondamental, notamment dans le cadre de la préservation de notre santé au travail. En effet, la loi prévoit que le travail ne doit en aucune façon altérer la santé physique, psychique et sociale des travailleur∙euses ; elle met des outils à disposition en ce sens. Dans l’Éducation nationale, l’état sanitaire des collègues est déplorable et les dispositifs de prévention, pourtant imposés par la loi, sont très régulièrement inexistants. La médecine de prévention devient médecine de « réparation. La CGT Éduc’action considère que c’est en formant les collègues que nous pourrons avancer vers davantage de droits. Comme inscrit dans la Charte d’Amiens, notre démarche travail/santé s’inscrit dans la double besogne : un projet de transformation en rupture avec le capitalisme et l’amélioration du quotidien comme les conditions de travail. Les deux se nourrissent et se renforcent mutuellement.

C’est ce travail qu’elle a confié au collectif « Conditions de travail ». Ainsi, vous pouvez nous contacter à l’adresse conditionsdetravail@cgteduc.fr. Nous proposons des formations sur tout le territoire, et disposons de deux options – une ou deux journées – pour nous adapter au mieux aux besoins. De même, nous proposons le suivi et l’accompagnement de situations individuelles, à la même adresse

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samedi 16 décembre 2023

Communiqué intersyndical Voie pro suite au CSE du 14 décembre

Nos organisations syndicales FSU, SNETAA-FO, SGEN-CFDT, CGT Éduc’action, SNALC, SUD éducation avec la FCPE et Les Lycéens ! réunis en CSL le mercredi 29 novembre ont dénoncé d’une seule voix la réforme des lycées professionnels et avec force le texte relatif aux grilles horaires du cursus bac pro.

A la suite de cette expression unitaire, le ministère a proposé un nouveau projet qui acte toujours des pertes d’heures pour les élèves qui ne sont pas compensées réglementairement. Les bouleversements majeurs envisagés auront un impact lourd sur les conditions de travail de l’ensemble des personnels exerçants en lycées professionnels ainsi que les conditions d’études des élèves. Des questions centrales pour organiser la rentrée 2024 ont été posées et restent toujours sans réponse. Les textes concernant les modalités d’organisations et d’évaluation de l’oral de projet comme celui concernant les parcours diversifiés ne sont pas connus.

Face à cette précipitation et à l’absence de modalités claires de mise en oeuvre l’intersyndicale des lycées pro s’est adressé solennellement à M. Le Ministre Gabriel Attal afin qu’il renonce à présenter ce projet au CSE du 14 décembre. Il n’a pas répondu positivement à cette demande et a maintenu l’examen du texte à l’ordre du jour du CSE.

C’est pourquoi la FSU, FO, le SGEN-CFDT, la CGT Éduc’action, le SNALC, SUD Education,la CNT, la Fep-CFDT, le SNFOEP, la CFTC, le SNEC-CFTC soutenue par la FCPE, Les Lycéens !, la FAGE, l’Union Étudiante, la ligue de l’enseignement et l’UNAF ont décidé de ne pas siéger au CSE, le 14 décembre. Elles demandent qu’il engage de véritables concertations au sein du ministère de l’Education nationale sur la base d’un diagnostic rigoureux à partager sur l’état de l’enseignement professionnel et son avenir.

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Guide revendicatif SEGPA

Au cours des dernières années, la SEGPA n’a pas subi de réforme structurelle et reste donc régie par la circulaire de 2017. La nouveauté des dernières années reste la mise en place d’une 6ème d’inclusion visant à transformer partiellement son objectif et d’inclure globalement les élèves en 6ème ordinaire.

Cette mesure pose un certain nombre de questions sur la notion de cycle, d’inclusion et d’objectifs véritables pour les élèves en relevant. Elle résume relativement bien la volonté ministérielle de redéfinir la SEGPA dans le système scolaire, visant à individualiser les parcours des élèves pour les renvoyer à leurs propres difficultés (comme cela est le cas aussi pour les élèves en situation de handicap).

 

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vendredi 15 décembre 2023

Grève du 12 décembre : une mobilisation réussie

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

GRÈVE DU 12 DÉCEMBRE : UNE MOBILISATION RÉUSSIE UN POINT D’APPUI POUR LE RETRAIT DE LA RÉFORME MACRON

La mobilisation du 12 décembre contre le projet Macron de démantèlement de la voie professionnelle sous statut scolaire a été à la hauteur des enjeux : taux de grévistes entre 35 et 40%, nombreux établissements fermés, manifestations massives sur l’ensemble du territoire avec plus de 25OO personnes à Paris. Mobilisés depuis des mois, les personnels des lycées professionnels ont réaffirmé avec force le refus de cette réforme réactionnaire.

LE LYCÉE PROFESSIONNEL N’EST PAS AU SERVICE DE L’ENTREPRISE 

Pour Macron, le lycée professionnel, ses élèves et ses personnels ne sont que des instruments qui doivent répondre aux besoins en main-d’œuvre des entreprises locales. Ainsi, pour l’élaboration de la carte des formations, les enjeux écologiques et les besoins sociaux sont relégués loin derrière la chimère de la mise en adéquation des formations et des emplois. Les élèves doivent être employables immédiatement, ils·elles doivent maitriser les savoirs-fondamentaux de manière utilitaire, d’où la création de groupes de niveau en 2nd et 1ère. En terminale, l’amputation d’une partie de l’année au profit de l’augmentation des PFMP au détriment du temps scolaire n’est pas acceptable. Ce n’est ni plus ni moins que du tri social. Pour la CGT Éduc’action, les élèves n’ont pas vocation à être « assignés à résidence », puis à être livrés au marché du travail pour devenir de la main-d’œuvre, sous-payée et corvéable à merci.

DES CONSÉQUENCES DÉSASTREUSES POUR LES PERSONNELS

Les personnels, dont la fatigue et la perte de sens du métier n’ont fait qu’augmenter avec la transformation de la voie professionnelle et le Pacte, refusent « ce grand bond en arrière » qui entrainera des suppressions de postes et des reconversions forcées. La mise en place de parcours diversifiés aboutira forcément à l’annualisation des services et à une remise en cause du statut.

AUGMENTER LE RAPPORT DE FORCE

La CGT Éduc’action se félicite de la réussite de cette journée d’action qui constitue un point d’appui pour ancrer la contestation et intensifier le rapport de force. Dès lors, la CGT Éduc’action appelle tous les personnels à se réunir en AG dès maintenant et à organiser des heures d’information syndicale. Elle soutient toutes les actions initiées localement comme le rassemblement devant le ministère lors du CSE du 14 décembre. Lors de l’intersyndicale « voie pro » du mercredi 13 décembre, la CGT Éduc’action portera un appel à une journée de grève après les vacances, élargie à l’ensemble de notre champ professionnel. La riposte doit être à la hauteur des attaques !

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