dimanche 31 janvier 2021
4 février 2021 - l'UD CGT 50 appelle à l'action
4 février 2021 - Mobilisation unitaire dans la Manche
Le 4 février - D’autres choix pour le progrès social
Quand les vieilles recettes fabriquent les mêmes catastrophes
Journée de grève et d’action le 4 février 2021
La gestion de la crise sanitaire et ses conséquences n’en finissent pas de plonger la population dans le désarroi. Cette situation est accentuée par des années de politiques d’austérité aux conséquences sociales désastreuses.
Pourtant pas de changement de cap gouvernemental et une seule volonté affichée : soutenir les entreprises avec les millions du plan de relance et rien pour les salarié·es.
La pandémie n’a pas modifié le capitalisme, elle le conforte : plans de suppressions d’emplois, multiplication de fermetures d’entreprises ou restructurations, réduction des services publics... Le tout soutenu par les dispositions de la Loi Travail.
Le gouvernement n’est pas avare de belles paroles à l’égard des agent·es de la Fonction publique, dévoué·es face à la crise sanitaire. Mais aucune reconnaissance salariale.
Il compromet aussi l’avenir et abime la jeunesse. 47 % des jeunes s’inquiètent pour leur emploi, plus de 20% sont au chômage et la précarité explose. Le gouvernement est responsable de cette situation en refusant de recruter des enseignant·es-chercheur·euses pour multiplier les dédoublements à l’université. Cela permettrait de maintenir un lien physique et social pour sauver ces étudiant·es de la détresse.
Il y a urgence. Exigeons une autre politique qui réponde aux besoins de toutes et tous, « quoiqu’il en coûte ».
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EXAMENS DANS LA VOIE PRO BLANQUER ENTRE APPROXIMATIONS ET OUBLIS
EXAMENS DANS LA VOIE PRO
BLANQUER ENTRE APPROXIMATIONS ET OUBLIS
Dans sa dernière communication adressée aux enseignants, le ministre revient sur les adaptations de la session 2021 du baccalauréat. S’il consacre une large part aux baccalauréats général et technologique, le bac professionnel y est évoqué dans un tout petit paragraphe de manière très laconique. C’est une fois encore la démonstration d’une absence de considération pour la voie pro !
En effet, en dehors des épreuves de juin pour le Bac GT, la CGT Éduc’action rappelle qu’à cette même période doivent se dérouler des épreuves ponctuelles en enseignement professionnel pour les élèves de LP. Si nous sommes favorables au maintien de ces épreuves qui garantissent le caractère national de ce diplôme, nous réitérons la nécessité, comme nous le demandons depuis plusieurs mois, d’une adaptation des programmes et des sujets d’examen.
Le ministre précise qu’une « attention particulière sera portée aux effets du renforcement du protocole sanitaire sur la procédure de contrôle en cours de formation, en voie scolaire et en apprentissage ». Cette formule, plutôt absconde, semble contenir, en filigrane, une mise en place du contrôle continu dans la voie pro également sans plus de précisions.
Enfin, il conclut en stipulant qu’une « grande vigilance sera également portée aux périodes de formation en milieu professionnel dans les secteurs où se présenteraient encore des difficultés malgré la décision prise de diminuer, en ces circonstances exceptionnelles, les durées seuils pour la certification ». Serait-ce acter, comme la CGT Éduc’action l’annonçait, que la crise économique qui touche de plein fouet certains secteurs ne permettra pas à certains élèves d’atteindre les seuils minimums pour valider les PFMP ? Au-delà du constat, il serait urgent de connaitre les dispositions mises en place dans ce cas pour remédier à ces situations et ne pas être pris au dépourvu.
En revanche, il semble complétement oublier, que dans la voie professionnelle il y a aussi des CAP et que sa réforme vient d’introduire une épreuve orale qui devrait se dérouler en avril/mai et qui comptera pour moitié dans l’obtention du chef-d’œuvre. La mise en place de ce dispositif est un échec et les élèves de CAP ne seront pas en mesure d’être évalué·es équitablement pour cette session 2021. En effet, le confinement de l’année dernière n’a pas permis la mise en place ni l’évaluation en contrôle continu ainsi que c’est prévu dans le texte. Ces élèves qui conjuguent les difficultés ne doivent pas essuyer les plâtres de cette épreuve orale. De plus les convocations, à partir du mois d’avril 2021, de beaucoup de collègues pour faire passer les oraux dans les CFA et dans les LP amputeront encore du temps d’enseignement et favoriseront le brassage à l’opposé des recommandations sanitaires. Pour la CGT Éduc’action dans le contexte épidémique actuel il semble totalement irresponsable de maintenir cette épreuve. Il faut purement et simplement annuler cette session 2021 du chef-d’œuvre.
Au final, on en arrive à se demander si notre ministre maitrise les modalités, les épreuves d’examens et les implications de sa réforme sur le terrain. La CGT Éduc’action rappelle son exigence de mesures permettant de respect des contraintes sanitaires et la garantie d’un traitement équitable des candidats. Elle insiste sur le besoin d’anticiper les mesures mises en œuvre pour cette année scolaire afin de rassurer les élèves et les personnels dans ce contexte épidémique particulier.
Montreuil, le 28 janvier 2021
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Grenelle de l’Éducation : la CGT Éduc’action a eu raison de se retirer
Grenelle de l’Éducation :
la CGT Éduc’action a eu raison de se retirer
À l’issue des séances de « concertation », les différents ateliers du Grenelle ont émis des propositions qui sont désormais sur la table du ministre Blanquer. Charge à lui désormais d’indiquer ce qu’il compte retenir et éventuellement mettre en place.
Pour la CGT Éduc’action, ces propositions sont extrêmement dangereuses pour les personnels de l’Éducation nationale. Il n’y a malheureusement rien de surprenant car elles correspondent largement aux axes de travail du ministre (« Agenda social » et Grenelle) et parce qu’il avait bien choisi ses interlocuteur·trices et animateur·trices d’atelier. Un tri particulièrement « exigeant » pour éviter toute mauvaise surprise et ainsi coller au mieux à son idéologie et aux principes qu’il a développé dans différents ouvrages.
On retrouve pêle-mêle la revalorisation au mérite, le recrutement des personnels enseignants localement par les personnels de direction et le renforcement de l’autonomie des établissements, l’instauration d’une autorité hiérarchique de la direction d’école ou une explosion des statuts et obligations réglementaires de service. Si ces dernières propositions sont conservées par le ministre, on assistera à la liquidation du statut de Fonctionnaires, la fin des grilles d’avancement des carrières et la gestion collective des personnels. On basculera irrémédiablement vers des carrières individualisées et « valorisées au mérite ».
La CGT Éduc’action dénonce l’ensemble des propositions issues de différents ateliers qui suivent une logique globale et transversale. Elle a eu raison de boycotter cette campagne de communication du Ministre considérant qu’elle n’avait pas être caution de probables lourdes attaques contre les personnels et leurs statuts. Tout était écrit d’avance.
La publication de ces propositions au moment d’une mobilisation nationale intersyndicale dans l’Éducation et au moment où on apprend que le ministère n’a pas utilisé 200 millions de budget en 2020 est une véritable provocation pour la communauté éducative. Il est inacceptable d’apprendre qu’il n’y a pas de moyens pour rémunérer correctement tous les personnels, pour les augmenter, en recruter davantage, leur créer un véritable statut dans la Fonction publique d’État (AESH ou AEd) et que dans le même temps, le ministre fait des économies sur leur dos et leur promet l’aumône, de la concurrence ou du management autoritaire.
Pour la CGT Éduc’action il est urgent de construire et d’amplifier une mobilisation unitaire la plus large possible pour faire entendre les revendications des personnels et pour exiger un véritable plan d’urgence pour l’Éducation et les Services publics. Après le 26 janvier, amplifions le mouvement d’ici la journée interprofessionnelle d’action et de grève du 4 février.
Montreuil, le 27 janvier 2021
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Motion de soutien du CNU aux élèves sans papier et leurs familles
Motion de soutien du Conseil National de l’Union
de la CGT Educ’action
La CGT Educ’action est alarmée par la multiplication des arrestations et avis d’expulsion (Obligation de Quitter le Territoire Français) de nos élèves scolarisés et de leurs familles.
Dans la période on aurait pu espérer
que les priorités des préfectures, guidées par le gouvernement, seraient
ailleurs. Il est indigne d’ajouter de l’angoisse et de la précarité à
des jeunes qui sont déjà dans une grande souffrance et dans la précarité
au quotidien.
Nous appelons à
soutenir toutes les initiatives locales (pétitions, rassemblements et
autres actions) pour empêcher cette dérive.
La CGT Educ’action demande avec le Réseau Education Sans frontière, la régularisation des familles d’enfants et de jeunes scolarisés, ainsi que celle des jeunes majeur-e-s isolé-e-s scolarisés.
Montreuil, le vendredi 22 janvier 2021.
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Le Petit Cahier N°65
Le Petit Cahier N°65 : Le télécharger 
Publication nationale 1° degré de la Cgt Educ'Action
N°65 Janvier 2021
Sommaire :
| Edito | p 1 |
| La méthode Blanquer | p 2 |
| Fusion des inspections | p 3 - 4 |
| AESH | p 5 - 7 |
| Autoritarisme | p 8 - 9 |
| Audience du collectif RASED | p 10 - 11 |
| Nouvelle baisse du recrutement | p 12 |
avec son supplément "Refonte des programmes de maternelle ?"
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