lundi 28 janvier 2019

Métier et reconnaissance professionnelle des AESH, c’est tout de suite !



Métier et reconnaissance professionnelle des AESH,
c’est tout de suite !

Le ministère de l’Éducation nationale et le secrétariat d’État chargé des personnes handicapées ont lancé en octobre une concertation sur l’école inclusive dont un pan concerne l’avenir du métier d’accompagnant.
Les premières pistes lancées pour les accompagnants des élèves en situation de handicap sont loin de correspondre aux attentes de milliers de ces personnels précaires qui subissent de plein fouet des conditions de travail dégradées, des temps incomplets imposés, des salaires bas, une absence de reconnaissance professionnelle, qui les conduisent souvent à renoncer à leur emploi. 
C’est pourquoi nous sommes dans l’attente de mesures fortes qui bénéficieraient à la fois aux personnels concernés, aux élèves accompagnés et à l’ensemble de l’école.
Cela passe par :
  • une revalorisation immédiate des salaires ;
  • le versement de l’indemnité REP-REP+ pour les AESH exerçant en éducation prioritaire ;
  • la création d’un véritable statut pour les AESH ;
  • des emplois stables, pérennes et reconnus ;
  • la création du nombre d’emplois nécessaire pour couvrir tous les besoins ;
  • le droit de pouvoir travailler à temps complet ;
  • une formation professionnelle de qualité sur le temps de travail. 
Nous appelons d’ores et déjà à une mobilisation nationale unitaire le mercredi 6 février avant les arbitrages ministériels.
Localement nous appelons les AESH à se réunir pour débattre ensemble et à se rassembler devant les DSDEN, rectorats et préfectures pour porter leurs légitimes revendications. 
Paris, le 23 janvier 2019

jeudi 17 janvier 2019

Communiqué de presse de l’intersyndicale du second degré et des organisations lycéennes




Communiqué de presse de l’intersyndicale du second degré et des organisations lycéennes

Les organisations syndicales des personnels et des lycéens font l’analyse que les réformes des lycées généraux et technologiques, de la voie professionnelle et du baccalauréat vont accroître les inégalités et la sélection entre élèves et établissements. Des remontées des académies, il se dégage une cartographie profondément inégalitaire de l’offre de formation. On peut ainsi évoquer de multiples situations où l’accès aux enseignements se restreint fortement. La liberté de choix laissée aux élèves et aux familles tant vantée par le ministre n’est qu’un leurre et fait courir le risque d’enfermer certains jeunes dans des impasses. Les choix de parcours sont étroitement corrélés aux choix que les élèves devront faire dans Parcoursup.
Dans l’enseignement professionnel, la réduction des horaires d’enseignement des disciplines générales pénalisera les élèves et compromettra leurs poursuites d’études. Les secondes organisées en familles de métiers impliqueront une déprofessionnalisation des filières professionnelles.

Dans l'enseignement agricole ces réformes vont jusqu'à remettre en cause la présence d'une voie générale.
Le baccalauréat, tel que le ministre l’a imposé aux élèves et aux personnels, par l’importance qu’il donne au contrôle local via le contrôle continu, va se transformer en diplôme local.
Jean-Michel Blanquer prétend que ces mesures feraient accord dans la communauté éducative. Or, les mobilisations des personnels et des élèves qui ont eu lieu en fin d’année se poursuivent, des mouvements tels que celui des stylos rouges se développent, sans aucune réponse du ministre. Pire, le gouvernement et le ministre accentuent même un discours uniquement sécuritaire et cherchent même à museler la contestation ; ainsi, une collègue a été convoquée pour avoir critiqué la politique gouvernementale, et l’article 1 du projet de loi dite sur l’école de la confiance vise à accentuer les moyens de pression sur les personnels en attaquant leur liberté d’expression. Les organisations lycéennes n’ont toujours pas été reçues par le Ministre.

Ces réformes se placent dans un contexte de préparation de rentrée marqué par l’amplification des suppressions de postes dans le second degré alors qu’il accueillera davantage d’élèves à la rentrée 2019. Les conditions de travail des élèves et des personnels vont continuer de se détériorer. L’augmentation importante des heures supplémentaires censée pallier les 2 450 suppressions d’emplois dans le second degré ( 50 dans l'enseignement agricole) ne fera qu’alourdir la charge de travail des personnels et laissera des établissements en difficulté. Pour contraindre les personnels à effectuer ces heures supplémentaires, le ministre entend même modifier les textes statutaires en portant à 2 le nombre d’heures supplémentaires obligatoires.
Dans les collèges, les effectifs dans les classes vont continuer d’augmenter. Dans les lycées, la conjugaison de la mise en place de la réforme des lycées et des suppressions de postes conduira à une « optimisation » des moyens par une augmentation du nombre de classes à plus de 35 élèves. Dans la voie professionnelle, la réduction de l’équivalent de 9 à 11 semaines de cours sur le cursus Bac pro et de 2 à 6 semaines pour les CAP permettra aussi au ministre de supprimer des postes.
Les organisations lycéennes UNL et FIDL et syndicales CGT Éduc’action – SNES, SNEP, SNUEP, SNETAP de la FSU - Sud Éducation – SNCL FAEN – CGT AGRI, SIES dans la poursuite des actions déjà menées et en convergence avec les actions menées dans l’enseignement supérieur, entendent amplifier ensemble la mobilisation.
Elles appellent les personnels à un processus de mobilisation passant par des actions diversifiées (organisation de rencontres avec les parents et élèves, motions en CA, interpellations des élus etc.). Dans ce cadre, elles appellent lycéens et personnels à une journée nationale d’actions le 17 janvier, afin de construire une grève massive le 24 janvier pour :
le retrait de la réforme des lycées, du baccalauréat et de Parcoursup, l’abandon du projet de service national universel, l’arrêt des suppressions de postes, l’augmentation des salaires, le respect de la liberté d’expression et de manifestation.
Elles invitent les assemblées générales à débattre des suites de l’action.

Elles proposeront cette grève à l’ensemble des organisations syndicales
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Lutte contre les violences scolaires et répression financière



Lutte contre les violences scolaires et répression financière : Idée fausse…et inefficace !

Alors que JM.Blanquer va annoncer un plan national de lutte contre les violences scolaires à la fin du mois de janvier, des informations sur de possibles sanctions financières adressées aux familles ont circulé dans la presse.
Il semblerait en effet que le gouvernement et le ministère de l’Éducation nationale soient tentés par de très vieilles recettes déjà appliquées sous l’ère Sarkozy et qui visaient à pénaliser les familles dont les enfants seraient « coupables » d’absentéisme ou de violence en leur retirant une partie de leurs allocations familiales.
Si depuis ces fuites dans la presse le ministre et une partie des député·es de la majorité semblent plus mesuré·es sur une telle mesure, la CGT Éduc’action réaffirme son opposition à de telles initiatives qui ne règleraient rien aux diverses situations rencontrées dans les écoles et établissements. D’ailleurs, si la mesure introduite par la Loi Ciotti a été supprimée, c’est qu’au-delà du geste politique, elle s’est avérée strictement inefficace.
Une telle sanction est surtout un marqueur idéologique très réactionnaire qui illustre les préjugés persistants au sein de la classe politique. Les violences seraient issues uniquement d’une partie de la population défavorisée qui vivrait principalement de ces allocations et qu’il suffirait de taper au portefeuille pour résoudre les problèmes. Vieilles rengaines usées et dépassées ne visant qu’à flatter une partie de la population.
Pour la CGT Éduc’action , il y a bien urgence à combattre les violences scolaires et installer un climat plus propice au travail et à l’éducation. La multiplication de telles mesures et le développement des stages commandos de formation des personnels de direction résultent une volonté de durcir la gestion de l’École. La CGT Éduc’action estime au contraire que cela ne pourra passer que par une réflexion globale sur la question et la multiplication des moyens pour y parvenir. Les écoles et les établissements ont, plus que jamais, besoin de personnels pour encadrer, faire vivre leurs lieux de travail, pour baisser les effectifs par classe et permettre l’amélioration des conditions de travail et d’étude. La carotte et le bâton n’ont jamais permis d’obtenir des résultats convaincants. 
Montreuil, le 14 janvier 2019
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dimanche 13 janvier 2019

Stylos rouges : communiqué de la CGT éduc'action Caen

L a CGT Éduc’action Caen a pris connaissance de la création du mouvement des "stylos rouges", nous ne pouvons qu'encourager un mouvement revendicatif qui, sur la plupart des points, rejoint la plateforme revendicative de la CGT Éduc’action.


Nous avons lu avec attention le manifeste de ce mouvement.
A titre informatif, nous tenons à apporter quelques éclairages sur notre propre engagement au quotidien dans les luttes pour l'amélioration des conditions de travail de tous les agent.e.s de la Fonction Publique d'Education sans distinction de corps ni de grade.
En effet, il faut rappeler que la CGT est un syndicat confédéré investi dans la défense des 3 versants de la Fonction Publique et dans l'union des luttes du privé et du public.
Au sein de l'éducation notre syndicat accueille tous les personnels : enseignant.e.s et non enseignant.e.s. de l’enseignement Public comme de l’enseignement privé sous contrat.


  1. Concernant les rémunérations : 
La CGT Éduc’action réclame le dégel immédiat du point d'indice et l’alignement de ce dernier sur l’inflation mais pas seulement : elle exige un rattrapage car l'inflation, elle, n'a pas été gelée. Nous réclamons ainsi une augmentation de 400€, soit 90 points d'indice, en rapport avec la baisse calculée du pouvoir d'achat.
Nous restons opposés au jour de carence.
Nous sommes favorables à la création de postes et défavorables à la multiplication des heures supplémentaires surtout défiscalisées.
Nous sommes pour le retour de l'âge de départ à la retraite à 60 ans, après 37,5 annuités de cotisation, avec 75% du dernier traitement calculé sur le dernier indice obtenu.


  1. Conditions de travail :
Nous exigeons des emplois statutaires dans toute la Fonction Publique et notamment pour les fonctions de remplacement.
Nous revendiquons, en collège et écoles 20 élèves par classe maximum, 15 en éducation prioritaire, 12 élèves en classe de Langues.
Nous réclamons la réduction du temps de travail, la titularisation des personnels précaires et la mise en place d'une médecine de prévention.
La suppression des APC : activités pédagogiques complémentaires qui s’ajoutent au temps de travail de l’enseignant.
  1. Une autre école
La CGT Éduc’action est pour une Ecole émancipatrice et non pour une école du tri.
Nous sommes fermement opposés à la sélection précoce et donc opposés aux présentes réformes des Lycées Généraux et Technologiques et des Lycées Professionnels.
Nous sommes favorables à une meilleure prise en charge de la difficulté et de l'échec scolaire. Par le renforcement des dispositifs existants, rased, segpa, ... d’une part, et la création d’autres dispositifs necessaires.
Nous sommes attachés au respect de la liberté pédagogique qui doit s'exercer de façon collective.
L'école doit demeurer un lieu d'apprentissage de la vie en collectivité et non l'antichambre de la concurrence entre les individus.
Certaines de ces revendications, tout comme celles du manifeste des stylos rouges, ne peuvent être obtenues (le point indiciaire par exemple et la retraite) que par la recherche de convergences avec les fonctionnaires des 3 Fonctions publiques (Etat, Hospitalière, Territoriale). C’est-à-dire par une démarche collective et interprofessionnelle qui est celle de la CGT toute entière.
La CGT Éduc’action, syndicat confédéré, sera de ces combats.


Pour la CGT Éduc’action Caen, la commission exécutive 07/01/2019. 

 

jeudi 10 janvier 2019

La CGT Éduc’action soutient toutes les mobilisations et expressions contre la politique éducative du gouvernement


Depuis plusieurs semaines, plusieurs mouvements citoyens et professionnels de protestation contre la politique Macron apparaissent partout en France. Le champ de l’Éducation n’y échappe pas. Après le mouvement #PasdeVague, c’est un mouvement « Stylos Rouges » qui s’est constitué avant les vacances de fin d’année.

La CGT Éduc’action soutient les revendications portées par ce mouvement qui rejoignent, pour la plupart, celles que nous portons depuis très longtemps.

En effet, la CGT se bat contre la future réforme des retraites et pour une hausse du salaire des personnels avec le dégel du point d’indice, le rattrapage des pertes subies depuis 2010 et une augmentation immédiate de 400€, la suppression du jour de carence. Comme les « Stylos Rouges », la CGT Éduc’action exige une diminution des effectifs dans toutes les classes, de la maternelle au lycée, ce qui nécessite, pour nous, un recrutement massif de fonctionnaires. Nous demandons aussi une réduction du temps de travail et une titularisation des personnels non-titulaires.

Comme de très nombreux·ses collègues et usager·ères, la CGT Éduc’action se bat au quotidien pour l’abrogation des contre-réformes Blanquer qui instaurent et pérennisent le tri et la sélection (du collège à l’enseignement supérieur), qui attaquent le collège unique et les voies de formation aux lycées et qui imposent aussi aux personnels une idéologie dangereuse pour l’École au détriment des libertés pédagogiques.

C’est pour cela que la CGT Éduc’action appelle à une convergence de luttes au sein de l’Éducation nationale afin d’augmenter le rapport de force contre le gouvernement Macron et exiger une autre politique sociale et économique.
Des militantes et des militants de la CGT Éduc’action participent, déjà, à des assemblées générales de « Stylos rouges ». La CGT Éduc’action est engagée dans tous les cadres unitaires susceptibles de faire converger les luttes contre les contre-réformes du gouvernement.

Montreuil, le 08 janvier 2019
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Rendre attractif le métier d’AESH ? Donner des perspectives d’avenir ? Chiche !





Jeudi 20 décembre, la CGT Éduc’action a été reçue en audience bilatérale par le ministère dans le cadre de la concertation nationale sur l’École inclusive qui doit se terminer le 14 février 2019. Le ministère prétend vouloir “rendre attractif le métier d’AESH, lui donner des perspectives d’avenir” mais ne propose aucune mesure concrète pour y arriver. Au contraire.
Quant à la concertation, celle-ci n’est en fait que de l’affichage en ce qui concerne les AESH, il n’y a aucun dialogue social.
Pour la CGT Éduc’action, l’urgence est de répondre aux revendications des personnels AESH en terme d’évolution de leur statut, d’une réelle revalorisation salariale, de formation et de conditions de travail.
Lors de l’audience du 21 décembre, la CGT Éduc’action a appelé le ministère à mettre fin aux pratiques illégales d’annualisation des services des AESH ainsi qu’aux nombreuses et incohérentes disparités académiques sur la gestion de ce personnel.
Les AESH subissent aujourd’hui de plein fouet la précarité, des salaires de misère et sont contraint·es pour la majorité à des temps incomplets. Aux dernières élections professionnelles, la multiplication des obstacles rencontrés lors du vote est révélatrice de cette précarité, du mépris de l’institution pour ce personnel.
Au cours de cette audience, la CGT Éduc’action a rappelé ses exigences :
- La reconnaissance de ce métier indispensable par un statut de fonctionnaire avec une titularisation des personnels exerçant actuellement en CUI, CDD ou CDI.
- La nécessité que les AESH payé·es en moyenne 700€ voient leurs compétences, leur profession reconnue par une vraie revalorisation salariale portée à 1,4 fois le SMIC avec un réel déroulement de carrière. Dans cette période où la question de la revalorisation salariale apparaît incontournable il est inconcevable qu’aucune mesure d’urgence ne soit prise. La suppression de l’indemnité compensatrice de CSG à la rentrée 2018 est une injustice de plus, les salaires des AESH doivent être immédiatement augmentés.
- Tous les personnels qui le souhaitent doivent bénéficier d’un temps plein et d’un salaire à 100%, sans annualisation, ni modulation, ni périscolaire. Le temps de service en côte à côte élèves doit prendre en compte la pénibilité du métier et être réduit pour permettre des temps de concertation-préparation-formation.
-  Pour faire face à l’insuffisance d’accompagnement des élèves, les recrutements doivent augmenter afin de couvrir tous les besoins et permettre d’améliorer l’inclusion. Nous refusons la mutualisation à outrance des moyens AESH faite au détriment de l’inclusion des élèves et des conditions de travail des personnels.
- Ce métier difficile nécessite de nombreuses compétences, la formation actuelle quasi inexistante renvoie les personnels à de l’auto-formation. Les 60h actuelles prévues par les textes, non appliquées, sont insuffisantes et inadaptées à la réalité du terrain. Un réel plan de formation initiale est donc indispensable avant la prise de poste tout comme l’accès à la formation continue.

Pour le ministère la déprécarisation n’est pas à l’ordre du jour !
Les seules pistes évoquées par le ministère sont la multiplication des employeurs, la déconcentration maximale et la mutualisation. Nous ne pouvons l’accepter !
  • Au lieu d’augmenter les salaires et de prendre en compte la pénibilité de leur métier, sous prétexte de leur permettre d’aboutir à un salaire décent, il envisage d’augmenter le temps de travail des AESH et d’élargir leurs tâches déjà nombreuses au périscolaire et à l’extrascolaire. Leurs tâches déjà nombreuses seraient multipliées ainsi que leurs employeurs.
  • La généralisation de l'expérimentation des dispositifs PIAL (Pôles Inclusifs d’Accompagnement Localisés) qui ne pourra qu’accentuer les inégalités et la pression hiérarchique et aggraver les conditions de travail que subissent les AESH notamment en multipliant leurs affectations.
  • L’accentuation de la mutualisation des moyens pour gérer la pénurie d’AESH au détriment d’une réelle aide individuelle des élèves.
Loin de déprécariser et de faire avancer les droits des AESH, ces mesures accentueront cette précarité.

Le ministère n’a aucune intention de déprécariser les AESH. Les AESH n’ont rien à attendre de cette concertation qui n’est que de l’affichage et de la communication pour faire passer les mesures du ministère (2nd employeur, PIAL, mutualisation) déjà décidées.
Une concertation qui n'en a que le nom.
Des objectifs "rendre attractif, donner des perspectives d'avenir" qui ne sont que des mots.
Aucune avancée pour les personnels ne sera gagnée sans notre mobilisation.
La CGT Éduc’action va continuer de porter les revendications des AESH et entend mobiliser les personnels pour faire avancer leurs droits, améliorer leurs salaires et leurs conditions de travail.
Elle propose la tenue d’une intersyndicale afin de porter en commun les revendications des AESH et d’aller vers une mobilisation dans l’unité, organisations syndicales et collectifs locaux d'aesh.
Montreuil, le 21 décembre 2018
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