dimanche 22 novembre 2015

Mouvements 2016

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Pétition intersyndicale : Pour un allègement du programme d’histoire-géographie en Terminale S

La session 2015 du baccalauréat a vu le rétablissement d’une épreuve obligatoire d’histoire-géographie en terminale S. Les enseignants alors en chargés des classes de terminale S ont constaté, et avec un effarement croissant à mesure que le bac approchait, qu’il était impossible de « boucler » le programme dans le respect des finalités et des démarches de la discipline. L'architecture du programme, combinée aux exigences d'exhaustivité des épreuves du bac, met les enseignants en difficulté et augmente les risques d'échec pour les élèves, désemparés devant le peu de temps laissé aux questions, notamment sur des sujets touchant l'actualité. 
Les jeunes de terminales, sont en passe de devenir majeurs. Au lieu de profiter de leur maturité, le rythme imposé par l'accumulation des questions oriente l'enseignement de l'histoire géographie vers une restitution mécanique de connaissances sans permettre le développement d'une véritable réflexion et analyse critiques, dévoyant ainsi les finalités de la discipline en terme de formation intellectuelle et civique.
Des allègements des programmes de Terminale ES et L, et de Troisième, ont été possibles, à la suite de la mobilisation des organisations syndicales et des enseignants. Ils doivent l'être aussi pour ceux de Terminale S. Il est urgent d'entendre la profession et de redonner aux élèves et aux enseignants des conditions de travail plus sereines.
Nous demandons que le programme d’histoire-géographie de Terminale S soit allégé, comme nous l'avions demandé lors de son élaboration en 2012, en attendant une nécessaire refonte globale des programmes du cycle terminal et une réflexion renouvelée sur l’épreuve au baccalauréat. 

samedi 14 novembre 2015

Attentats à Paris - Indignation et soutien aux familles endeuillées (communiqué confédéral)

La CGT est profondément choquée et indignée par les attentats criminels qui ont été perpétrés la nuit dernière à Paris.
Toute la CGT tient à témoigner de son soutien et de sa solidarité à l’ensemble des familles touchées par cette tragédie.
Elle salue la mobilisation extraordinaire de l’ensemble des agents des services et entreprises publics, qui montrent en chaque circonstance, leur engagement au service des populations.
Les militants et les syndiqués de la CGT continueront plus que jamais à défendre au quotidien les valeurs de solidarité, de paix et de fraternité, valeurs essentielles de la démocratie et de notre république.
Alors que notre société vit une crise économique et sociale terrible, ces fondamentaux doivent être réaffirmés plus que jamais. Face à ces actes criminels sans précédent, toutes tentatives d’opposition de salariés ou de citoyens doivent être condamnées.
Le gouvernement vient de prendre des mesures d’urgences en matière de sécurité. La CGT réaffirme son attachement aux libertés individuelles et collectives. Au-delà de ces heures d’émotion et de recueillement, d’autres mesures, tant au niveau national qu’international, seront à mettre en œuvre rapidement pour retrouver ces valeurs de la République et conquérir une paix durable partout dans le monde.
Le mouvement syndical français et mondial doit s’unir dans cette période. Les messages de condamnation et de soutien arrivés de nombreux pays du monde, montrent que c’est possible et indispensable.
Montreuil, le 14 novembre 2015

Les Obligations Réglementaires de Service des personnels du Premier degré : Des propositions à revoir entièrement !

Réunis en groupe de travail le 5 novembre dernier au ministère de l’Éducation nationale, les organisations syndicales étaient invitées à s’exprimer sur les propositions concernant les Obligations Réglementaires de Services pour l’ensemble des métiers des enseignant-es du Premier degré (milieu ordinaire, enseignement spécialisé et adapté)...
En proposant de tels textes, l’objectif du MEN était d’harmoniser les situations rencontrées. Concernant la situation des collègues devant justifier des 108 h de travail hors présence élèves (dont nous demandons la suppression), la CGT-Éduc’action a dénoncé la suppression du caractère forfaitaire de certaines heures. Elle estime que c’est un reniement du ministère qui avait laissé, lors de la publication de la circulaire de 2013, une certaine liberté de travail aux collègues, revendication partagée par l’ensemble des syndicats. Elle a surtout indiqué que les propositions faites (dans leur globalité) étaient scandaleuses, qu’elles visaient à établir une harmonisation par le bas et que dans la très grande majorité des cas, elles entraîneraient une perte de revenu pour les collègues travaillant dans les établissements du second degré (SEGPA, EREA, IME-IMPro et prisons). En attribuant aux professeur-es des écoles et instituteur-trices la prime ISOE pour compenser la perte des heures de coordination et de synthèse, le MEN pensait jouer l’apaisement. C’est le contraire qui se produit car cela instaure une perte de plusieurs centaines d’euros sur une année. A noter que les professeur-es de l’enseignement professionnel sont également perdants avec ces propositions. A propos des collègues exerçant en milieu carcéral, la CGT-Éduc’action a à nouveau dénoncé l’alourdissement de leur temps de travail avec une perte de salaire en expliquant que les six heures instaurées n'existaient pas auparavant. Dans les établissements médicaux-sociaux, nous avons également dénoncé une tentative du MEN de gommer les obligations faites de suivre des heures rémunérées de coordination et de synthèse afin de réduire les dépenses de toutes les structures impliquées (ARS-Education nationale). C’est une façon de gommer les effets de l’austérité dans le fonctionnement de ces établissements.
De façon globale, les propositions du ministère en la matière ne sont pas acceptables et ont été dénoncées dans la quasi unanimité des organisations syndicales.
Pour la CGT-Éduc’action, les personnels ne peuvent pas être à nouveau les grands perdants de réaménagements d’obligations de service. Avec un pouvoir d’achat en chute libre et un gel du point d’indice depuis plus de cinq ans, nous estimons qu’envoyer un tel signal aux personnels est un dénigrement de leurs missions, de leur investissement et de leur formation dans un service public d’éducation de qualité. La CGT-Éduc’action restera vigilante aux nouvelles propositions chiffrées qui seront faites dans les semaines à venir et appellera les personnels à agir en conséquence. Elle rappelle aussi qu’elle milite pour une réelle diminution du temps de travail des personnels du premier degré.
Montreuil, le 10 novembre 2015
Le communiqué au format 

Pause méridienne dans l'éducation nationale

Il n’existe pas de texte réglementaire ou d‘application du ministère de l’Education nationale fixant le temps de la pause repas (même si des académies ont pu produire leurs propres circulaires). Cependant, la circulaire Fonction Publique n° 1510 du 10 mars 1983, toujours en vigueur, précise : « L’interruption méridienne, modulable dans les limites d’une plage mobile de la mi-journée, ne doit pas être inférieure à quarante-cinq minutes ; elle n’est pas comprise dans le temps de travail. ». Si le salarié doit rester à la disposition de son employeur, totalement ou partiellement, la pause repas doit être assimilée à du temps de travail effectif et rémunéré comme tel. (Cour de cassation, chambre sociale, arrêt du 4 janvier 2000 et Cass. soc. 13 janvier 2010 n°de pourvoi 08-42716)...
Des arrêtés émanant de différents ministères mentionnent très explicitement cette disposition : 
Arrêté du 19 avril 2002 relatif aux cycles de travail dans les services du Premier ministre (voir plus spécifiquement l'article 2 - 45 min -)
Arrêté du 5 novembre 2012 portant application du décret n° 2000-815 du 25 août 2000 relatif à l'aménagement et à la réduction du temps de travail dans la fonction publique de l'Etat, dans les directions régionales de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale et dans les directions de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (voir plus spécifiquement l'article 5 - 45 min)) 
Arrêté du 23 février 2010 pris pour l'application du décret n° 2000-815 du 25 août 2000 relatif à l'aménagement et à la réduction du temps de travail dans la fonction publique de l'Etat, dans les services et certains établissements publics du ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat, travaillant selon des cycles hebdomadaires et non hebdomadaires (voir plus spécifiquement l'article 5 - 45 min - )
Arrêté du 27 décembre 2001 relatif au cycle de travail pour les agents soumis aux horaires de bureau dans les services des administrations centrales du ministère de l'éducation nationale et du ministère de la recherche (voir plus spécifiquement l'article 1 - 60 min - )
Au regard de ces textes imposons dans nos établissements et services déconcentrés un minimum de 45 min de pause méridienne
sinon n'hésitez pas à saisir le CHSCT (départemental ou académique) pour que ce point soit mis à l'ordre du jour

Missions et obligations de services : Les professeur-e-s documentalistes sont des enseignant-e-s

Le décret n°2014-940 du 20 août 2014 relatif aux obligations de service et aux missions des personnels enseignants exerçant dans un établissement public d'enseignement du second degré, dans son article 2, reconnait la possibilité offerte aux professeur-e-s documentalistes volontaires (ce n’est donc pas imposable) d’assurer des heures d’enseignement. Dans le cadre de leur « service d'information et documentation, d'un maximum de trente heures hebdomadaires », « chaque heure d'enseignement est décomptée pour la valeur de deux heures pour l'application du maximum de service ».
On pouvait donc croire que l’ensemble des heures d’initiation, cours, et autres découvertes de la recherche documentaire serait enfin comptabilisé comme telles et ainsi décomptées de l’emploi du temps...
Lire la suite dans le tract de la CGT-duc'action "Missions et obligations de services : Les professeur-e-s documentalistes sont des enseignant-e-s"