mercredi 15 novembre 2023

Lutte contre les violences faites aux femmes : la CGT à l’offensive !

 

120 féminicides chaque jour dans le monde, 101 féminicides en France pour l’année 2023, des chiffres qui donnent le vertige ! Pourtant, le terme de « féminicide » n’est toujours pas reconnu dans le Code pénal français.

Il est urgent que la France adopte une loi cadre contre les violences faites aux femmes, à l’instar de la Belgique avec sa loi #stopféminicide (2023) ou de l’Espagne, dont la loi de 2004 prend acte de ce que les violences procèdent d’un système, issu de la domination masculine.

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jeudi 9 novembre 2023

Personnels administratifs : Non aux heures supplémentaires, non au travail gratuit !

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Les années se suivent et la situation des personnels administratifs est plus que jamais préoccupante avec une dégradation des conditions de travail.

Les suppressions massives de postes obligent les personnels à travailler plus pour répondre aux besoins élémentaires de notre ministère, comme préparer une rentrée. Depuis un an, certains rectorats souhaitent mettre en place des règlements intérieurs pour soi-disant permettre une égalité de traitement des agent∙es en termes de temps de travail. Nous avons constaté à la lecture de ceux-ci et en allant à la rencontre des personnels dans les services qu’ils comportent des attaques contre les accords ARTT de 2001 et 2002 ainsi que sur la circulaire du 31 mars 2017 dans les trois versants de la Fonction publique. Les propositions de récupération des heures supplémentaires et des jours de RTT sont particulièrement inacceptables pour les personnels.

Depuis un an, les représentant∙es CGT Éduc’action aux CSA-SA dénoncent ces règlements intérieurs et les attaques contre les accords ARTT nationaux. Dernièrement, le rectorat de Versailles, face à l’opposition des personnels, a renoncé à la mise en place de ce règlement intérieur. C’est une première victoire.

La CGT Éduc’action demande l’annulation des règlements intérieurs qui ne respectent pas les accords nationaux.

Montreuil, le 8 novembre 2023

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Réforme du Bac pro et poursuites d’études

LIVRER LA JEUNESSE AU MARCHÉ DU TRAVAIL

La réforme Macron veut renforcer la mainmise des entreprises sur la formation scolaire. Cette réforme s’intègre parfaitement dans la philosophie de la loi « Plein emploi » 2027 : insérer à tout prix dans les métiers en tension. Jamais ne sont évoqués le salaire et les conditions de travail et de sécurité. France Travail devient, notamment avec la réforme de l’année de Terminale, la pierre angulaire de cette politique : généralisation d’ « AvenirPro », apparition d’« Ambition emploi »… Le but est de fournir aux entreprises locales une main d’œuvre précaire, corvéable et à moindre coût.

 

 

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jeudi 2 novembre 2023

LE MINISTÈRE RECYCLE EN PIRE L’ÉCHEC DU BAC GÉNÉRAL POUR LE LYCÉE PRO

Le ministère a dévoilé cette semaine son projet scandaleux d’une réforme systémique du baccalauréat professionnel dont la casse de la classe terminale pour la rentrée 2024.

Dans le contexte social tendu où personnels comme élèves ont besoin de sérénité, de plus et mieux d’école pour faire réussir tous les jeunes, ce projet constitue une véritable provocation contre les collègues et met en péril l’avenir des jeunes.

En l’état actuel du projet, la période de septembre à mars serait exclusivement consacrée aux cours, sans aucune période de formation en milieu professionnel (PFMP). Durant cette période, se dérouleraient également les épreuves d’examen des disciplines générales en contrôle en cours de formation (CCF) en Maths-Sciences, LV1, LV2, Arts Appliqués et EPS. Les épreuves ponctuelles de Français, Histoire Géographie-EMC, Éco-Gestion ou Éco-Droit seraient également avancées en mars. Alors que le ministère a reculé sur la réforme du bac GT devant le fiasco des épreuves anticipées, il s’apprête à récidiver.

D’avril à mai, les élèves enchaineraient avec 6 semaines de PFMP obligatoires pour toutes et tous. Après quoi, ils passeraient les épreuves ponctuelles en enseignement professionnel et les derniers CCF dans cette discipline – sans aucune période de révision avec leurs enseignantes et enseignants, alors même que ces épreuves ont un coefficient élevé.

Pendant cette césure de deux mois, les PLP vont se transformer en machine à certifier et devront évaluer les élèves en stage mais aussi les 109 000 candidats libres (chiffre qui va augmenter) des CFA et écoles de production ou autres officines privées qui pullulent depuis la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel. Cette loi a libéralisé le marché de la formation, enfonçant plus encore l’avenir des jeunes des classes populaires.

À partir de la mi-mai, deux options se présenteraient.
Pour celles et ceux désirant une insertion professionnelle post-bac : 6 semaines supplémentaires de PFMP, soit au total 12 semaines de stages quasiment de façon continue entre mars et juillet. Les semaines de PFMP étant désormais gratifiées, les élèves seront probablement plus nombreux à choisir cette possibilité.
Les autres élèves, soi-disant pour mieux préparer leurs poursuites d’études, assisteraient à 30 heures hebdomadaires de cours de méthodologie, de culture générale et de compétences psychosociales.

Enfin, début juillet, tous les élèves devraient passer l’oral du chef d’œuvre et les épreuves de PSE.

Concrètement, le parcours commun des élèves de lycées pros s’arrêterait pour la terminale dès le mois de mars. Les parcours diversifiés envisagés sont une usine à gaz dans les LP et SEP. C’est toute l’architecture du bac pro qui est laminée. Après un bac pro 3 ans, c’est un bac pro 2,5 ans, voire 2 ans. Inacceptable quand nos élèves ont besoin de plus d’école et mieux d’école.

Au prétexte de diversification, le ministère détournerait un grand nombre d’heures de cours pour répondre à une commande présidentielle : augmenter le nombre de semaines de stages (PFMP).
Ce n’est ni l’intérêt des élèves ni celui des personnels qui conduit cette réforme. Avec les personnels, nous ne pouvons pas accepter que ce projet aboutisse : le ministère portera la lourde responsabilité d’un accroissement du décrochage scolaire, de résultats en baisse aux examens et de personnels totalement pressurés quand ils ont d’abord besoin de reconnaissance et de sens dans leur métier. C’est clairement une annualisation du temps de travail des PLP qui se profile et une attaque en règle
contre nos statuts.
Le ministère veut prendre de court les PLP, les élèves et leurs organisations représentatives dans un agenda très rapide : les textes devraient passer au Conseil supérieur de l’Éducation en décembre. C’est une nouvelle fois du mépris envers les PLP et de leurs syndicats.

Pour stopper ce démantèlement organisé de nos lycées pros, l’intersyndicale prendra ses responsabilités lors de l’Intersyndicale lycées pros la semaine du 6 novembre.

Télécharger le communiqué inter-syndical

dimanche 15 octobre 2023

Appel unitaire ce lundi 16 octobre suite au drame d'Arras

LA COMMUNAUTÉ ÉDUCATIVE À NOUVEAU

EN DEUIL


Nous avons pris connaissance avec effroi de la tragédie d’ARRAS, dans laquelle trois personnels d’un établissement scolaire ont été sauvagement attaqués au couteau par un ancien élève. À l’heure actuelle, notre collègue Dominique Bernard est malheureusement décédé, et les deux autres victimes sont dans un état sérieux, voire critique.
Une fois de plus, la communauté éducative se retrouve être la cible d’attaques meurtrières, c’est au moins la quatrième attaque à l’arme blanche en moins de 3 ans.
Nous sommes sous le choc de cet acte atroce , qui aurait pu toucher n’importe quel autre établissement du territoire. C’est donc toute la communauté éducative qui est aujourd’hui meurtrie.

L’intersyndicale éducation de la Manche apporte tout son soutien aux victimes, à leurs proches, à leurs familles, ainsi qu’à l’ensemble des personnels et élèves de l’établissement et appelle à se rassembler en hommage aux victimes :

lundi 16 octobre à 18h30
  • CHERBOURG, place du théâtre
    SAINT-LÔ, mairie
    AVRANCHES, mairie

COUTANCES, mairie, 18h

samedi 14 octobre 2023

Communiqué : Attaque meurtrière à Arras, un indispensable temps de recueillement pour toute la communauté éducative meurtrie

Communiqué

Attaque meurtrière à Arras, 
un indispensable temps de recueillement pour toute la communauté éducative meurtrie

L’effroyable attaque meurtrière au lycée Gambetta d’Arras ce vendredi 13 octobre a plongé la communauté éducative dans l’effroi, la tristesse et l’émotion.

La CGT Éduc’action adresse à nouveau toutes ses pensées aux  familles de toutes les victimes et à leurs proches, mais également aux personnels et aux élèves de l’établissement.

Trois ans après l’assassinat de notre collègue Samuel Paty et trois jours avant l’anniversaire de sa mort, la violence aveugle a encore frappé, faisant un mort et plusieurs blessés, plaçant ainsi toute la communauté éducative (et au-delà) dans un état de sidération. Notre collègue Dominique Bernard, a été assassiné sur son lieu de travail en exerçant son métier, tout simplement.

Pour la CGT Éduc’action, l’École doit rester un lieu protégé de toute violence et de tout obscurantisme afin de garantir son rôle d’émancipation pour toutes et tous. Nous ne pouvons pas tolérer qu’on puisse mourir du seul fait de faire son travail.

La CGT Éduc’action rappelle qu’elle refuse que ce drame soit récupéré à des fins politiciennes et  qu’il serve à la stigmatisation d’une partie de la population ou à imposer une politique réactionnaire, autoritaire et sécuritaire de l’Éducation.

Reçue au ministère vendredi soir, notre organisation a demandé solennellement à ce qu’un hommage soit rendu aux victimes et qu’un temps banalisé soit organisé lundi matin afin que tous les personnels puissent échanger et préparer au mieux l’accueil des élèves.

Après avoir annoncé, vendredi soir, la mise en place de cellules d’écoute et de soutien aux membres de la communauté éducative, ce samedi matin, le ministre a complété ces annonces. Il accède en partie aux demandes des organisations syndicales et permet aux équipes des établissements du second degré de se retrouver sur un temps banalisé de 2h lundi (de 8h à 10h).  Pour le 1er degré, la liberté est laissée aux équipes pédagogiques pour s’organiser avec éventuellement la possibilité de regrouper des classes.

Le moment est au deuil. Ainsi, si les collègues souhaitent prendre plus de temps, car ils·elles en sentent collectivement le besoin, le ministère et l’administration doivent faire preuve de souplesse .

La CGT Éduc’action se tiendra aux côtés des collègues qui continueront d’accomplir leur mission avec dignité.

Montreuil le 14 octobre 2023

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Communiqué : Attaque meurtrière à Arras, toute la communauté éducative meurtrie

Communiqué

L’effroyable attaque meurtrière, dont le caractère terroriste semble confirmé, dans un lycée à Arras ce vendredi 13 octobre a plongé la communauté éducative dans l’effroi, la tristesse et l’émotion.

Nos pensées vont bien sûr aux familles de toutes les victimes et à leurs proches, mais également aux personnels et aux élèves de l’établissement.

Trois ans après l’assassinat de notre collègue Samuel Paty et trois jours avant l’anniversaire de sa mort, la violence aveugle a encore frappé, faisant un mort et deux blessés, plaçant ainsi toute la communauté éducative (et au-delà) dans un état de sidération. La victime, notre collègue Dominique Bernard, a été assassinée sur son lieu de travail en exerçant son métier, tout simplement.

Pour la CGT Éduc’action, l’École doit rester un lieu protégé de toute violence et de tout obscurantisme afin de garantir son rôle d’émancipation pour toutes et tous. Nous ne pouvons pas tolérer qu’on puisse mourir du seul fait de faire son travail.

Nous refusons aussi que ce drame soit utilisé ou récupéré à des fins politiciennes. Nous refusons qu’il serve de prétexte à une stigmatisation d’une partie de la population ou à imposer une politique réactionnaire, autoritaire et sécuritaire de l’Éducation.

Reçue au ministère vendredi soir, notre organisation a demandé solennellement à ce qu’un hommage soit rendu aux victimes et qu’un temps banalisé soit organisé le lundi matin afin d’échanger et de préparer au mieux l’accueil des élèves.

La CGT Educ’action ne pourrait accepter que cette banalisation du lundi soit refusée aux personnels après un tel drame.

La CGT Éduc’action se tiendra aux côtés des collègues qui continueront d’accomplir leur mission avec dignité.

Montreuil le 13 octobre 2023

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