dimanche 14 mars 2021

L'Éducation prioritaire dont nous avons besoin

 

 

 

 

L’ÉDUCATION PRIORITAIRE DONT NOUS AVONS BESOIN

 Quels objectifs pour l’Éducation prioritaire ?

Depuis sa mise en place, l’Éducation prioritaire est contestée et instrumentalisée : elle ne remplirait pas sa mission puisque les difficultés et les inégalités perdurent; son étiquette créerait une fuite des élèves les moins en difficulté et une ghettoïsation; la multiplicité des labels n’est pas lisible…

Aujourd’hui, nous craignons que les projets du ministre soient de circonscrire l’Éducation prioritaire à quelques territoires considérés comme les plus en difficulté au travers d’une soixantaine de « cités éducatives » réduisant le reste à des politiques de contrats d’objectifs locaux. L’Éducation prioritaire ne peut se cantonner à la seule gestion de la plus grande misère mais doit être un outil d’émancipation des élèves des classes populaires.

D’autre part, les zones d’Éducation prioritaire ne doivent plus être des laboratoires d’expérimentation des politiques libérales : prime au mérite, recrutement par les chef·fes d’établissement, mythe de l’innovation pédagogique imposée par le haut…

Une seule solution: une politique d’Éducation prioritaire ambitieuse de la maternelle au lycée et ne reposant pas sur la mise en concurrence.

 

Lire le dossier et télécharger le 4pages au format 

 

APPRENTISSAGE : PLUS DE 30 000 JEUNES DANS L’IMPASSE !

 

 

APPRENTISSAGE : PLUS DE 30 000 JEUNES DANS L’IMPASSE !

 

La « loi pour choisir son avenir professionnel » de 2018, a bouleversé l’organisation et le financement de l’apprentissage. Répondant à l’ensemble des revendications du MEDEF, l’apprentissage est devenu un marché concurrentiel sous perfusion d’argent public. Cette libéralisation est une régression pour les droits des apprenti·es, les diplômes et la régulation des financements de la formation. Cet aveuglement idéologique, porté par un discours promotionnel incessant, qui fait de l’apprentissage la solution miracle à l’insertion professionnelle des jeunes est en train de se heurter à la réalité économique.

Le plan du gouvernement « un jeune, une solution » a du plomb dans l’aile.

L’allongement à 6 mois, pour permettre aux apprenti·es de rester dans les CFA en attendant d’avoir signé un contrat de travail avec une entreprise, est arrivé à son terme en février 2021. C’est plus de 30000 jeunes qui vont se trouver sans solutions et qui vont devoir se tourner vers pôle emploi et les missions locales qui croulent déjà sous le poids des personnes qui cherchent un travail. Ce chiffre est en deçà de la réalité, car il résulte d’enquêtes partielles faites dans les régions. Par exemple, en Nouvelle Aquitaine c’est 2200 jeunes qui sont recensés sans contrats mais seulement 60% des CFA ont répondu. Le mouvement risque de s’amplifier avec la fin du versement des aides supplémentaires pour les entreprises (5000€ pour un·e mineur·e, et des 8000€ pour un·e majeur·e).

 

Le lycée professionnel : la solution !

La CGT Éduc’action n’a cessé de revendiquer un plan d’urgence et l’ouverture de places supplémentaires dans la voie scolaire. La réponse a été l’inverse : assèchement des financements, suppression de postes, fermetures de formations et de sections. Ce démantèlement acharné s’illustre dans l’indigence des cartes des formations qui caractérise le manque d’ambition pour développer la voie professionnelle sous statut scolaire. Effectivement, très peu d’ouvertures et aucune ne répond vraiment aux enjeux écologiques, sanitaires et sociaux pourtant cruciaux.

Le lycée professionnel est pourtant la solution. En effet, il scolarise tous les jeunes contrairement à l’apprentissage qui est discriminatoire, et en plus on y réussit mieux, on s’y oriente mieux, on y poursuit mieux ses études. Même l’insertion professionnelle est meilleure à long terme pour les jeunes qui ont eu une formation initiale sous statut scolaire.

Alors que plus d’un milliard a été dépensé pour la promotion de l’apprentissage, la voie professionnelle scolaire se contente d’effets d’annonce et de miettes ! La CGT Éduc’action exige toujours un véritable plan d’urgence pour la voie professionnelle, qui permette notamment d’accueillir l’ensemble des jeunes pour qu’ils puissent obtenir un diplôme et une véritable qualification. 

Montreuil, le 08 mars 2021

Télécharger le tract au format 

samedi 6 mars 2021

Mutations 2021 - Premier et Second degré

 Lettres d'infos nationales avec liens pour les procédures de recours.

Lettre d'information aux personnels 1er degré - Mutation 2021 

 


 

Lire la lettre d'information aux personnels 1er degré - Mutation mars 2021

 

 

Lettre d'information aux personnels 2nd degré - Mutation 2021 

 


 

Lire la lettre d'information aux personnels 2nd degré - Mutation mars 2021

 

Le Bac Pro GA devient le Bac AGOrA… et le plan social continue !

 

Après la fusion des Bacs pro Comptabilité et Secrétariat en un seul Bac Gestion-Administration (GA), moins insérant professionnellement, voici le remplaçant le Bac pro AGOrA (Assistance à la Gestion des Organisations et de leurs Activités) mis en place depuis la rentrée 2020. En parallèle, le ministre avait entamé une réduction de 50% de la filière sur 3 ans et mis en place un plan RH de reconversion massive des profs de la filière. L’appellation AGOrA, qui se cumule avec GA -TL (car il n’est pas prévu de changer le nom de la famille !), ne permettra pas l’identification des métiers par les familles.

 Lire la suite et télécharger le 4 pages en format 

Déclaration de la CGT-Éduc'action au CTM du 25 février 2021

 

Les données scientifiques démontrant le rôle des écoles dans la diffusion du virus ne manquent pas, les connaissances scientifiques ne laissent aucun doute sur le fait que les enfants sont, autant que les adultes sont un vecteur de transmission de l’épidémie de Covid-19, l’école est donc impliquée dans sa diffusion.

La réalité de la circulation du virus chez les enfants est désormais soulignée à chaque point hebdomadaire de Santé publique France.
Nous souhaitons que la gravité de la situation soit mieux prise en compte par le MEN en termes d’information des personnels et de moyens humains mis en oeuvre.

Par exemple, la question du remplacement des collègues malades est un sujet de préoccupation pour nous.
Nous ne savons toujours pas si nos collègues contractuels recrutés pour faire face à la crise sanitaire seront prolongés jusqu’à la fin de l’année scolaire, les besoins existent toujours et nous demandons qu’une réponse sur ce sujet puisse nous être donnée.

Lors de ce comité technique ministériel nous allons examiner la prime d’attractivité, ces dispositions ne concernent que 31 % des personnels enseignants, pour les autres quasiment rien.
Les montants dérisoires de cette prime sont loin de compenser le gel des salaires, et le ministre a toujours refusé de discuter des grilles salariales.

Pour aligner le salaire des nouveaux professeurs sur le salaire médian des titulaires d’un bac + 5, il faudrait une hausse d’au moins 4 600 euros brut par an. Les 100 euros net supplémentaires par mois annoncés dans le cadre du plan de revalorisation sont loin du compte.

Contrairement aux promesses qu’il faisait miroiter, le ministre ne dit rien sur une éventuelle loi de programmation et il utilise des périphrases de plus en plus floues dans ses interventions pour lorsqu’il parle des salaires des personnels.

Nous souhaitons savoir, comme tous les personnels de ce ministère, si la revalorisation va s'arrêter à cette unique et dérisoire mesure.

Le ministre ne manque jamais une occasion de parler de la concertation avec les organisations syndicales. Nous avons eu de nombreuses réunions d’information, mais il n’a jamais été question de négociations capables de faire évoluer les décisions ministérielles.

Le Grenelle de l'éducation a été organisée pour dessiner le "nouveau métier enseignant", nous avions traduit cela par les contreparties que le ministre allait exiger en échange de la revalorisation, mais peut être que nous n’aurons même pas la revalorisation…

Mais alors à quoi servi ce Grenelle et toute cette communication autour.

Le niveau de qualification et de recrutement des enseignants a augmenté ces vingt dernières années sans contrepartie salariale, cela a exacerbé la crise des vocations et ce n’est pas cette prime d’attractivité qui inversera cette tendance.

La déclaration au format

 

AESH ET ÉCOLE INCLUSIVE LES MENSONGES, ÇA SUFFIT !

 

 

École inclusive version Blanquer : chronique d’une catastrophe annoncée !

En matière d’école inclusive ou d’inclusion scolaire, JM Blanquer conduit un bulldozer qui provoque des dégâts énormes sur la scolarisation des élèves en situation de handicap et sur les conditions de travail scandaleuses de leurs accompagnant·es.

Les pseudo-concertations menées par le ministère ne visent qu’à remplir des objectifs comptables comme l’atteste la mise en place brutale des PIAL (Pôles Inclusifs d’Accom-pagnement Localisés), véritables machines à broyer de l’humain. Les comités consultatifs se sont faits sans les principaux·ales intéressé·es et l’agenda social ministériel n’est que peu rempli de réunions sur cette thématique. Même le Grenelle de l’Éducation ne fait pas mention des AESH, ce qui, au regard des pistes avancées, n’est pas un mal en définitive.
Mais cette absence récurrente marque le profond mépris ministériel pour les personnels en charge de la gestion du handicap. Résultat : aucune vraie négociation, aucune avancée salariale, aucune reconnaissance concrète de leur valeur. 

Lire la suite de notre 4 pages et télécharger au format pdf

 

LE DROIT DE RETRAIT : UN DROIT À CONNAÎTRE ET À UTILISER

 

 

Les obligations de l’employeur en matière de santé et de sécurité au travail

Les obligations de l’employeur en matière de santé et de sécurité au travail définies, pour la Fonction publique, par le décret n°82-453 du 28 mai 1982 relatif à l’hygiène et à la sécurité du travail ainsi qu’à la prévention médicale dans la Fonction publique, modifié par le décret n°95-680 du 9 mai 1995 assurent, si elles sont appliquées, un haut niveau de protection des agent·es et imposent à l’employeur une obligation de moyens et de résultats. 
Ainsi, toute situation de travail susceptible d’altérer, d’une manière ou d’une autre, la santé physique, psychique ou sociale d’un·e agent·e, doit être adaptée : la loi interdit que le travail altère la santé et encadre l’exercice d’un droit de retrait, face à un danger grave et imminent.


Les outils légaux existent donc.


L’enjeu pour les salarié·es et pour la CGT est d’obtenir leur application.


L’administration, à tous niveaux, a pour habitude de contester la légalité de l’exercice du droit de retrait. Il est toutefois fondamental d’exercer, et d’inciter à exercer ce droit, à bon escient, pour se protéger, et protéger les collègues.

Lire la suite de notre 4 pages et télécharger le au format