jeudi 14 janvier 2021

Le Ministre doit répondre aux revendications des AED

 

 

 

Le Ministre doit répondre aux revendications des AED

 

La journée de grève des AED du 1er décembre a été incontestablement un succès.

Les services de vie scolaire, en première ligne depuis le début de la pandémie pour l’application du protocole sanitaire, sont au bord de l’implosion. Au-delà de la période de crise sanitaire, ces services sont largement sous-dotés et les conditions d’exercice des personnels AED sont inacceptables : des contrats d’un an renouvelable dans une limite de 6 ans, temps partiels parfois imposés, salaires largement insuffisants, temps de formation insuffisant.

Il est temps d’exiger pour ces personnels une amélioration des conditions de travail (diminution du temps de travail, créations de postes supplémentaires, augmentation du temps de formation), une augmentation de salaire, et de vraies perspectives d’avenir, versement des primes REP et REP+.

Dans le cadre du Grenelle, ces personnels ont été complètement ignorés et aucune revalorisation n’est pour l’instant planifiée.

Pour toutes ces raisons, les collectifs AED appellent à une nouvelle journée d’action et de grève le 19 janvier 2021, un préavis de grève a été déposé.

Les organisations syndicales CGT Éduc’action, SNES-FSU, SNALC, FNEC FP-FO, SUD-Éducation soutiennent la journée d’action et de grève du 19 janvier 2021 des personnels AED

Elles les appellent à se réunir et préparer activement la journée de grève dans l’Éducation du 26 janvier, afin d’exiger des conditions de travail dignes, des postes supplémentaires, une augmentation des rémunérations, l’accès à un plan de formation initiale et continue.

Montreuil, le 13 janvier 2021 

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Pour une revalorisation salariale de toutes et tous sans contrepartie

 

 

Journée de grève et d’action le 26 janvier 2021

 

Un budget loin de traduire une ambition éducative, un état de fatigue de tous les personnels jamais atteint, un épuisement dû à des années de dégradation des conditions de travail... Les personnels de l’Éducation expriment de fortes attentes et ont des exigences. Cependant, entre atermoiements et improvisation permanente, JeanMichel Blanquer reste sourd à leurs aspirations et à nos revendications. Alors qu’il y a urgence, il persiste à ignorer la situation dans les établissements pour les personnels et les élèves et poursuit sa politique destructive.

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POUR UN PLAN D’URGENCE INDISPENSABLE AUX PERSONNELS ET AUX ÉLÈVES

 

 

Journée de grève et d’action le 26 janvier 2021

 

Un budget loin de traduire une ambition éducative, un état de fatigue de tous les personnels jamais atteint, un épuisement dû à des années de dégradation des conditions de travail... Les personnels de l’Éducation expriment de fortes attentes et ont des exigences. Cependant, entre atermoiements et improvisation permanente, JeanMichel Blanquer reste sourd à leurs aspirations et à nos revendications. Alors qu’il y a urgence, il persiste à ignorer la situation dans les établissements pour les personnels et les élèves et poursuit sa politique destructive.

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dimanche 3 janvier 2021

LETTRE DE BLANQUER AUX PLP : ENTRE SATISFECIT ET AVEUGLEMENT

 

 

 

LETTRE DE BLANQUER AUX PLP : ENTRE SATISFECIT ET AVEUGLEMENT

 

Jean-Michel Blanquer vient d’adresser une lettre à l’ensemble des PLP. Il commence par les remercier pour leur dévouement et finit par laisser entrevoir pour les plus méritants, des reconnaissances qu’il renvoie aux propositions issues du Grenelle. Sinon, tout va pour le mieux dans le meilleur des lycées professionnels possibles, grâce à la « réussite » que constitue sa transformation de la voie professionnelle. Ce n’est pas ce que disent nos collègues PLP !  Entre satisfecit et aveuglement, la prose du ministre témoigne de sa méconnaissance totale de la réalité quotidienne que vivent les lycées professionnels depuis mars 2020.

La désorganisation pédagogique liée à la crise sanitaire laissait espérer des aménagements pour la session 2021 des examens.  Or, malgré les difficultés rencontrées pour réaliser les PFMP, le ministre considère que l’objectif prioritaire reste d’en atteindre les durées maximales, même si les seuils minimums déjà contenus dans les référentiels seront appliqués. Cet objectif, qui confère à l’entreprise un rôle prépondérant dans la formation au détriment du temps scolaire, va désorganiser encore plus les établissements. Il ne propose aucune adaptation des épreuves d’examen. Pourtant, des allégements de programme ou des aménagements dans l’organisation ou le contenu des épreuves sont indispensables. Alors que sa réforme s’en charge déjà, le ministre prétend cyniquement que cela dévaloriserait les diplômes.  

En terminale Bac pro, reconnaissant implicitement un essoufflement, au bout de trois ans, de la co-intervention, le ministre l’ouvre à l‘ensemble des enseignements généraux. Ces heures de co-intervention pourront aussi abonder les modules « insertion professionnelle » et « poursuite d’études » ainsi que la création d’ateliers, notamment de philosophie. La CGT Éduc’action est favorable à l’enseignement de la philosophie en lycée professionnel mais pas dans ces conditions dégradées : qui fera ces heures, sur quelle quotité, avec quelle formation ? L’empilement de ces dispositifs ne laissera à l’enseignement disciplinaire qu’une poignée d’heures. La concurrence entre les matières en sera exacerbée, le métier de plus en plus dénaturé !  

Derrière le slogan d’une voie professionnelle « d’excellence et d’avenir » Jean-Michel Blanquer poursuit, avec entêtement et mépris, le démantèlement de l’enseignement professionnel sous statut scolaire caractérisé par l’appauvrissement des contenus de formation et le développement de l’apprentissage. Complétement déconnecté de la réalité du terrain, il voit dans le chef-d’œuvre « l’expression même de cette excellence ». La première session en CAP risque d’être catastrophique pour les élèves qui n’ont pas pu être préparé·es dans des conditions satisfaisantes.  Plus globalement, la CGT Éduc’action demande l’abandon de ce dispositif.

La CGT Éduc’action rappelle son attachement à un enseignement professionnel qui permette à chaque jeune de s’émanciper tout en préparant un diplôme national reconnaissant une qualification professionnelle.

La CGT Éduc’action exige le retrait de cette réforme qui aboutira à la déstructuration complète de l’enseignement professionnel sous statut scolaire et à la perte de sens de nos métiers.

 

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Pas d'urgence à imposer la retraite à points

 

Si le gouvernement envisage de réintroduire la réforme des retraites dans l’agenda social 2021, le dernier rapport annuel du Conseil d’orientation des retraites (COR) en relativise toutefois l’urgence.

L’urgence de la réforme tempérée par un rapport du Conseil d'orientation des retraites 

Publié en novembre dernier, le rapport décrit l’impact de la crise sanitaire et économique sur le système de retraite et notamment l’évolution de la part des dépenses de retraites dans le PIB.

Il est ainsi indiqué que « la part des dépenses de retraite dans le PIB, de 13,6 % en 2019, augmente fortement en 2020 (15,2 %), se stabilise ensuite autour de 14 % pendant les années 2020, et diminue à l’horizon 2070 dans tous les scénarios pour s’établir entre 11,6 % et 13,4 %. Dans le meilleur des cas, le retour à l’équilibre interviendrait vers le milieu ou la fin des années 2030.

Le COR indique qu’à moyen et long terme, « la part des dépenses de retraites rapportées au PIB, qui exprime le niveau de prélèvement qu’il faut opérer sur la richesse produite par les actifs pour assurer l’équilibre, est "maîtrisée"» mais que les besoins de financements sont là.

Le rapport montre ainsi que la crise actuelle n’a pas impacté le montant des dépenses de retraite, et que le déficit important prévu en 2020 et les années suivantes est purement conjoncturel et s’explique exclusivement par la chute des recettes liée à la baisse de la croissance et en particulier de la masse salariale.

Négligeant ce constat selon lequel il n’y a pas d’augmentation des dépenses de retraite, le gouvernement fonde exclusivement son argumentaire sur le solde du système de retraite indiquant que « le solde du système de retraite se creuserait massivement et atteindrait -1,1 % du PIB » en 2020.

Avec la crise, le déficit s’accumulerait, ce qui justifierait une réforme à la fois « systémique » et « paramétrique » passant notamment par le recul de l’âge de la retraite.

Le mythe de la dette pour imposer une réforme des retraites

L’argument de la dette n’est qu’un leurre pour justifier la mise en place d’une réforme régressive qui s’inscrit dans une démarche libérale sans tenir compte de l’essence du système des retraites français qui est avant tout fondé sur des mécanismes de solidarité.

À ce propos, le rapport du COR met en évidence un effondrement du taux de remplacement des pensions de retraite sur une longue période, qui découle directement des réformes régressives des gouvernements successifs, du fait que le montant des retraites est indexé sur les prix et non plus sur les salaires.

La politique libérale menée par les gouvernements successifs est la vraie raison des difficultés rencontrées aujourd’hui et de celles à venir dans le système des retraites.

Le niveau des pensions ne peut pas dépendre de la conjoncture économique

Le système, fondé en 1945, est un système à prestations définies. Cela signifie que le niveau de pension est défini, et que le niveau de cotisation s’adapte pour assurer les engagements pris. Le taux de remplacement est garanti et les droits sont définis par des règles et non pas par la conjoncture économique du pays.

En mettant systématiquement le déficit en avant, le gouvernement cherche à insinuer que la réponse à ce déficit serait dans une refonte du système des retraites basée sur la baisse des droits des retraités en fonction des aléas de la conjoncture économique. Ainsi, les cotisations seraient fixées et c’est le niveau de pension qui s’adapterait pour garantir l’équilibre du système.

Outre le fait que le système de solidarité serait détruit, un des principales conséquences serait qu’il n’y aurait aucune visibilité sur le montant des pensions.

Maintenir le régime des retraites par répartition en dégageant de nouvelles ressources

Or, le principal atout de notre système de retraite est qu’il est fondé sur une logique de solidarité, permettant ainsi de s’adapter en fonction des besoins. Si l’impact négatif de la crise sur l’économie ne peut être nié, cela ne saurait justifier les régressions de notre système de retraite.

Les données de long terme publiées par le COR montrent qu’il est tout à fait possible de garantir de bonnes retraites, à condition de dégager les ressources nécessaires. C’est tout le sens des propositions de financement proposées par la CGT.

Les arguments ne manquent pas pour réfuter l’argumentaire du gouvernement fondé exclusivement sur sa logique d’austérité. Pour la CGT, il faut sécuriser et améliorer le système de retraite actuel et retirer la réforme à points.

Décrets du 2 décembre 2020 portant extension du fichage des données personnelles

 

Silence, on fiche ! La CGT se mobilise pour mieux défendre nos libertés !

Alors même que, depuis plusieurs semaines, syndicats, associations et des dizaines de milliers de manifestants dénoncent la loi Sécurité globale et ses mesures liberticides, le gouvernement poursuit sa dérive autoritaire.
En catimini, le ministère de l’Intérieur a signé 3 décrets modifiant le code de la sécurité intérieure, élargissant ainsi les critères de fichage des citoyens par la police. Les 2 fichiers relatifs à la prévention des atteintes à la sécurité publique (police et gendarmerie) et le fichier qui sert de base aux enquêtes administratives (ex accès à certaines professions) sont donc modifiés en profondeur.
Ces décrets permettent aux autorités de collecter, conserver et traiter les données non plus seulement en fonction de « l’activité » mais, désormais, aussi en raison de « l’opinion politique », de « l’appartenance syndicale » ou bien encore des « convictions philosophiques ou religieuses ». On saisit donc rapidement la dangerosité de ce glissement.
De même, si, au départ, ces fichiers concernaient les personnes susceptibles de « prendre part à des activités terroristes », désormais, ces décrets visent aussi les atteintes à « l’intégrité du territoire ou des institutions de la République ainsi qu’à la sureté de l’État ». Autant dire que ces notions peuvent être sujettes à des interprétations très différentes et que nombres de militants, de manifestants, pourraient se retrouver fichés à leur tour.
La CNIL a, elle-même, alerté sur certains points ; elle avait, par exemple, recommandé d’exclure explicitement la possibilité de collecte automatique de données pour alimenter ce fichage mais sans être écoutée par le gouvernement. Sur le contenu des fichiers, voici quelques exemples « d’évolutions » :

  • désormais, les personnes morales et les « groupements » pourront être fichés. Ainsi, pourront être concernés un syndicat, une association ou même des manifestations, par exemple ;
  • vos habitudes de vie (l’orientation sexuelle est-elle une habitude de vie ?) ou activité en ligne, notamment l’activité sur les réseaux sociaux, peuvent être collectées ;
  • le contenu des fichiers est étendu à certaines données de santé et aux photos (ce qui entraine une inquiétude sur le développement massif de la reconnaissance faciale).

On le voit donc : il s’agit d’une nouvelle attaque en règle contre les libertés publiques notamment une atteinte à la liberté d’opinion et au droit au respect de la vie privée et, tout particulièrement, contre les libertés syndicales. Elle est aggravée par le flou latent de certains termes volontairement vagues.
Plus largement, il est possible de faire le lien avec la loi Sécurité globale. En effet, alors que cette loi va autoriser des techniques de captation d’informations en masse (drones et caméras piétons), ces trois nouveaux décrets concernent la façon dont ces informations pourront être exploitées et conservées, pendant 10 ans, sans que cette surveillance ne soit autorisée ni même contrôlée par un juge.
L’élargissement des techniques de captation des données et des informations concernées par le fichage, leur centralisation, leur exploitation et la possibilité d’identifier, par reconnaissance faciale, les manifestants traduit la volonté du gouvernement de mettre en place un système autoritaire de surveillance policière.
Dans la continuité de son combat pour la défense des libertés, la CGT a donc décidé de déposer, avec d’autres organisations, un recours devant le Conseil d’État afin d’obtenir l’annulation de ces décrets symboles d’un autoritarisme en marche.
La CGT appelle tous ses syndicats déjà largement impliqués dans la lutte contre la loi Sécurité globale à se mobiliser autour de cette question centrale des libertés syndicales.

Montreuil, le 16 décembre 2020

 

Retrait de l’oral de titularisation

 

 

Retrait de l’oral de titularisation


La FSU, la FNEC FP-FO, la CGT Educ’action, SUD Education et le SNCL-FAEN demandent le retrait de l’oral de titularisation imposé aux stagiaires de la session 2020 et dont la grille d’évaluation est présentée aux organisations syndicales le 10 décembre. Le ministre ne veut pas reconnaître le caractère exceptionnel de ces concours et il a donc décidé, contre l’avis unanime des organisations syndicales, d’instaurer un entretien professionnel, donnant lieu à un avis supplémentaire pour la titularisation.


Alors que le contexte sanitaire rend cette année déjà compliquée, cet oral est une source supplémentaire d’inquiétude, d’incertitude, de pression sur 20 000 stagiaires. Ce sont des lauréats à part entière. Ils n’ont pas besoin d’être fragilisés alors que leurs conditions d’entrée dans le métier sont extrêmement difficiles. Tout au contraire, ils ont besoin du soutien de l’institution. Cet entretien professionnel ne va pas dans ce sens, et les avis nécessaires à la titularisation couvrent déjà l’ensemble des champs.


Par ailleurs, comme nos organisations syndicales FSU, FNEC FP-FO, CGT, SUD, SNCL, l’ont rappelé dans leur communiqué commun du 3 décembre d’appel à la grève le 26 janvier 2021, « Il faut en urgence engager les recrutements nécessaires, notamment en recourant aux listes complémentaires », force est de constater que cet oral est une barrière supplémentaire au recrutement. L’urgence est à la création de postes.


Nous demandons au ministre le retrait de cet oral de titularisation.


Montreuil, le 13 décembre 2020

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