dimanche 11 décembre 2016

La limite d’âge applicable aux agents publics et les dispositifs particuliers aux personnels du ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche

ource : Lettre d'information juridique du MEN (LIJ N°195 - novembre 2016)
La limite d’âge est l’âge au-delà duquel un agent public ne peut plus exercer ses fonctions. Atteint par cette limite, l’agent est alors admis à faire valoir ses droits à pension de retraite et radié des cadres. 
Jusqu’à la réforme des retraites de 2010, la limite d’âge applicable dans la fonction publique était fixée, en règle générale et sauf dispositions particulières applicables à certaines catégories d’agents publics, à soixante-cinq ans. Elle a été relevée de deux années par la loi n° 2010-1330 du 9 novembre 2010 portant réforme des retraites, de manière progressive, pour les fonctionnaires et les agents contractuels de la fonction publique nés à compter du 1er juillet 1951. Ainsi, elle évolue de manière croissante à raison de quatre mois par génération pour les agents nés entre le 1er juillet et le 31 décembre 1951 et de cinq mois par génération pour les agents nés à compter du1er janvier 1952, sans pouvoir excéder soixante-sept ans. Pour ceux nés antérieurement au 1er juillet 1951, elle reste fixée à soixante-cinq ans. Au terme de la période transitoire d’augmentation progressive, c'est-à-dire en 2022, la limite d’âge applicable dans la fonction publique sera de soixante-sept ans. 
Toutefois, il existe de nombreuses dérogations à cette règle générale, au nombre desquelles celles prévues par la loi n° 84-834 du 13 septembre 1984 relative à la limite d’âge dans la fonction publique et le secteur public, mais également celles prévues par d’autres textes spécifiques de certaines catégories de fonctionnaires.
Nous rappellerons ici les limites d’âge applicables dans la fonction publique, en particulier à certains personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche (I), les différentes dérogations à ces limites d’âge offrant la possibilité d’un maintien en activité au-delà de l’âge limite ou de reculs de limite d’âge (II), et les conséquences pour les agents de la survenance de la limite d’âge (III). 
 Sommaire : 
I. LES LIMITES D’ÂGE OPPOSABLES   II. LES DÉROGATIONS AUX LIMITES D’ÂGE   III. LES CONSÉQUENCES DE LA SURVENANCE DE LA LIMITE D’ÂGE
A. La limite d’âge de principe : soixante-sept ans   A. Les dérogations prévues par des textes   A. La radiation des cadres
1. Dispositions générales applicables aux fonctionnaires   1. Dérogations générales   B. L’illégalité de l’acte maintenant un agent illégalement dans ses fonctions au-delà de la limite d’âge
2. Dispositions particulières applicables à certains personnels de l’enseignement supérieur   – Les reculs de limite d’âge pour raisons familiales   C. L’impossibilité de concourir
3. Dispositions particulières applicables aux agents contractuels   – Le maintien en activité pour carrière incomplète   NOTES
B. Des limites d’âges spécifiques   2. Dérogations spécifiques de certaines catégories de personnels de l’enseignement scolaire    
    – Le maintien en fonctions jusqu’à la fin de l’année scolaire en cours    
    – Le cas particulier des comptables publics des établissements scolaires    
    3. Dérogations spécifiques des personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche    
    – Le maintien en fonction jusqu’à la fin de l’année universitaire en cours    
    – Le maintien en surnombre accordé aux professeurs des universités et personnels assimilés    
    B. Une dérogation jurisprudentielle en cas de circonstances particulières    

Pour l'Inspection Générale : vive l'autonomie des chef-fes d'établissement à la mode du privé !

Le ministère de l'Éducation nationale vient de publier un rapport de l'Inspection générale sur la "Concertation dans les établissements" (lire en ligne). 
Au prétexte de l’échec de la concertation en REP+, le rapport est une apologie du-de la chef-fe d'établissement manager, en s’appuyant sur le modèle de l'enseignement privé :
"Les rapports entre enseignants et direction sont basés sur une forme de respect mutuel, lui‐même fondé sur la reconnaissance de la liberté pédagogique de l'enseignant. Peut‐être même, la mission a‐t‐elle pu noter une plus forte proximité entre un chef d'établissement du privé, enseignant lui‐même, et ceux qu'il considère encore comme des collègues sans que ceux‐ci d'ailleurs ne contestent son autorité". [...] "Dans le privé, le choix fait de confier à des enseignants une fonction d'adjoint ou de référent au sein de l'équipe de direction contribue manifestement à faciliter la concertation aux deux niveaux, vertical (direction/enseignants) et horizontal (entre enseignants). Ces "adjoints" bénéficient d'un service d'enseignant à temps incomplet, au minimum un mi‐temps, complété par un temps de direction financée par l'organisme de gestion de l'établissement. Ils sont référents d'un ou de plusieurs niveaux et animent le réseau des professeurs principaux. Membres à part entière de l'équipe de direction, ils peuvent également être professeurs principaux et établissent un lien permanent entre les enseignants et la direction". [...] "Une organisation des équipes de direction analogue à celle de l'enseignement privé serait possible dans l'enseignement public sans modification statutaire".
Et l'Inspection générale de préconiser une telle expérimentation dans les établissements publics.
Rappelons que l'enseignement privé -très majoritairement catholique- est dirigé par des directeurs-trices missionné-es par l'Evêque et/ou les congrégations religieuses. Jolis modèles en termes de Service public et de laïcité ! L'Inspection générale a visiblement oublié de consulter les personnels de l'enseignement privé, qui, dans de nombreux établissements, "subissent" tous les jours ce type de managers.
Globalement, pour l'Inspection générale, la "concertation" concerne les rapports entre un-e chef-fe d'établissement mi-autoritaire mi-paternaliste, et un personnel isolé. D'ailleurs, l'Inspection générale a pris soin de ne pas consulter les syndicats et les représentant-es des personnels.
Il s'agit bel et bien de développer encore plus l’autonomie des chef-fes d'établissement, pour leur permettre par exemple, comme dans le cas des réformes des lycées et du collège, de mettre en concurrence les disciplines et les projets via le conseil pédagogique, ce qui génère de la division entre les personnels.
La CGT Éduc'action et la CGT Enseignement privé s'opposeront à toute réforme visant à renforcer l'autonomie des chefs d'établissements. Elles exigent que les directeur-trices de l'Enseignement privé soient soumis à un réel contrôle rectoral afin d’éviter les dérives trop souvent observées. Elles rappellent leur conception basée sur la liberté pédagogique, sur le travail en commun des enseignant-es sans relation hiérarchique car, pour elles, l’autonomie ne doit être que celle, pédagogique, des équipes.
Montreuil, le 25 novembre 2016
Le communiqué au format 

Mouvement 2017 ATSS

Personnels administratifs, techniques, sociaux et de santé : Modalités des mouvements - rentrée 2017
Voir :
NOTRE PUBLICATION DANS LE PEF N°145 CONCERNANT LE MOUVEMENT 2017 DES :
  • "AGENTS ADMINISTRATIFS" pages 31 et 32 du PEF N°145
    • Lire la déclaration de la CGT-Éduc'action lors de l'installation de la CAPN des ADJAENES le --- mars 2017 (à venir)  
  • "Assistants sociaux et Conseillers techniques de service social" pages 29 et 30 du PEF N°145
     
     
  • "ATRF et TRF (ex adjoint et technicien de laboratoire)" page 33 du PEF N°145

dimanche 4 décembre 2016

Communiqué intersyndical - Rénovation des bacs pro commerce et vente : de l’art du double discours !

Prétendant agir dans l’intérêt des élèves, la Dgesco et l’IG tentent d’imposer un bac à deux options en lieu et place des bacs professionnels vente et commerce. En réalité cette « rénovation » va réduire le nombre d’heures d’enseignement dispensées et augmenter le nombre de CCF, telle est la réalité à venir de ce tour de passe-passe ! ...
La rénovation initiée par l’IG et la Dgesco et lancée par la CPC a suscité la réalisation d’une étude du CEREQ auprès des entreprises qui a conclu au bien-fondé de l’existence de deux champs d’emplois réellement distincts.
Or l’affirmation faite par l’IG et la DGESCO qu’un bac à options constitue toujours deux bacs différents et qu’il s’agit juste de reculer le moment du choix d’orientation dans l’intérêt des élèves est irrecevable et malhonnête.
Une fois de plus, c’est faire fi des réalités du terrain, des conditions de travail des personnels et d’études des 90 000 élèves qui sont scolarisés dans ces deux filières.
Les élèves ont besoin de groupe classes stables et de temps d’enseignement suffisant pour mener à bien leur scolarité et leur projet professionnel.
Le rééquilibrage prétendument recherché entre les deux options se heurtera aussi aux contraintes budgétaires et aux organisations des établissements. Ce bac à options va avoir pour conséquence mécanique des regroupements de sections puisqu’il n’y aura plus de classes spécifiques à chaque diplôme : effectifs pléthoriques en enseignement général pour tous partout.
De surcroît les épreuves professionnelles ponctuelles terminales se transforment en CCF : curieuse conception de l’allègement réclamé par une majorité d’enseignant-es et curieuse conception d’un diplôme national !
Pour toutes ces raisons, nos organisations syndicales, CGT Éduc’action, Snalc, SNUEP-FSU, SUD Éducation, demandent le maintien de deux baccalauréats professionnels distincts. 

7 pages Spécial "heures supplémentaires" (Nov. 2016)

 
 Heures supplémentaires : Un marché de dupes !

Visionner ou télécharger notre 7 pages Spécial "Heures supplémentaires" 

Sommaire : 
Edito
p. 2 : Que se cache t-il derrière cette duperie ?
p. 3/4 : Second degré
p. 5 : Premier degré
p. 6 : Conclusions
p. 7 : La CGT Éduc'action revendique

Bulletin de syndicalisation
Avec tous nos commentaires CGT tout au long du document. 

Professeur-es documentalistes : enseignant-es en premier lieu

Le ministère a ouvert des discussions avec les organisations syndicales en vue de l’écriture d’une nouvelle circulaire de missions des professeur-es documentalistes.
Pour la CGT Éduc'action, mieux vaut tard que jamais, il était temps d’actualiser cette circulaire qui date de 1986. 
Ces discussions sont d’autant plus nécessaires que la mise en œuvre des nouvelles obligations réglementaires de service des professeur-es documentalistes pose de grandes difficultés.
En effet, le décret du 20 août 2014 indique que chaque heure d'enseignement, effectuée par les professeur-es documentalistes volontaires, est décomptée pour la valeur de deux heures pour l'application de leur maximum de service.
Or, ce droit est très difficilement respecté dans les établissements et les collègues doivent bien souvent batailler pour pouvoir l’exercer.
L’écriture d’une nouvelle circulaire de mission peut donc être l’occasion de clarifier cette situation.
Or, pour le moment, le projet de décret proposé par le ministère est encore loin du compte. 
Certes la CGT Éduc'action se satisfait de l’organisation du texte autour des trois missions des professeur-es documentalistes : "enseignants et maîtres d'œuvre de l'acquisition par tous les élèves d'une culture de l'information et des médias", "maîtres d'œuvre de l'organisation des ressources pédagogiques de l'établissement et de leur mise à disposition" et "acteurs de l'ouverture de l'établissement sur son environnement éducatif, culturel et professionnel". 
Mais le projet du ministère n’affirme pas clairement le rôle essentiel d’enseignement des professeur-es documentalistes. Pire, il tend, dans ce domaine, à les cantonner à un rôle de conseil et d’ingénierie pédagogique auprès des autres enseignant-es.
Quant à la partie sur la politique documentaire, elle est totalement disproportionnée par rapport à celle sur la mission pédagogique. Elle multiplie les missions tendant à faire, là encore, des professeur-es documentalistes des expert-es au service des personnels, sous le contrôle étroit des chef-fes d’établissement et à réduire le travail documentaire au seul aspect numérique.
La CGT Éduc'action est opposée à cette vision des missions des professeur-es documentalistes qui, en partie, constitue un recul par rapport à la circulaire de 1986.
Elle revendique la création d’un véritable enseignement à la culture de l’information, l’application stricte des obligations de service pour chaque heure d’enseignement et la création de postes en nombre suffisants pour permettre cette application et l’ouverture des CDI.
De plus, au-delà des missions, elle exige l’alignement du montant de l’indemnité spécifique des professeur-es documentalistes sur celui de l’ISOE des autres enseignant-es du second degré.
La CGT Éduc'action va donc continuer à proposer des amendements à ce texte pour le faire correspondre aux attentes des personnels. 
Montreuil, le 23 novembre 2016
Le communiqué au format 

4 pages "La rentrée dans les services de Vie Scolaire !" (nov. 2016)

Une fois de plus, les services de Vie Scolaire sont en première ligne face à l’actualité… 
La montée des dispositifs de sécurité impacte directement les collègues dans les établissements. L’éducation est renvoyée dans les placards, place à l’ordre et à la sécurité… 
Au quotidien, les CPE se voient de plus en plus chargé-es de tâches qui n’ont rien à voir avec la définition de leur métier. Ils-elles sont toujours considéré-es comme des Chef-fes de service devant avoir un rapport hiérarchique avec les Assistant-es d’Education (AEd). 
Il s’agit de les contrôler eux et elles aussi… les fameuses fiches de poste et autres grilles de service ne sont là que pour les asservir. Quel gâchis pour la vie scolaire... 
Lire la suite dans le 4 pages "Vie scolaire" de la CGT-Éduc'action  

 Sommaire : 
Édito
p. 2 : CPE
- Une nouvelle tâche…
- Sexisme et Violence, c'a suffit !
p. 3 : Assistant-es d’éducation
- La précarité poussée à l’extrême
- Textes sur la Vie Lycéenne
p. 4 : Les revendications de la CGT
Bulletin de syndicalisation