dimanche 14 juin 2015

Circulaire de rentrée 2015 : la continuité dans l'erreur

La circulaire de la rentrée 2015 a été publiée au BO du 4 juin 2015.
La CGT Éduc'action a découvert le projet de circulaire dans la presse puis le document définitif le 4 juin 2015. Le ministère de l’Éducation nationale, contrairement aux années précédentes, n'a pas pris le soin d'en discuter avec les organisations syndicales...
La CGT Éduc'action a découvert le projet de circulaire dans la presse puis le document définitif le 4 juin 2015. Le ministère de l’Éducation nationale, contrairement aux années précédentes, n'a pas pris le soin d'en discuter avec les organisations syndicales.
Pour la CGT Éduc'action, cette circulaire s'inscrit dans les politiques des précédentes et ouvre une nouvelle étape vers une dégradation du Service public d’Éducation.
La ministre de l'Éducation nationale fait comme si la réforme du collège, mise en perspective dans la circulaire, ne rencontrait pas l'opposition d'une large majorité des personnels. En ce sens, le plan national de formation ne répond pas aux revendications des personnels.
C'est surtout la voie professionnelle qui, cette année, est ciblée avec un développement annoncé de l'apprentissage dans les EPLE. Cette insistance, qui ne répond qu'aux demandes idéologiques du patronat et ignore les besoins réels en formation des jeunes, montre à quel point le ministère méprise les formations professionnelles initiales sous statut scolaire alors qu'elles font leurs preuves tous les jours . 
La CGT Éduc'action réitère son opposition de fond à la politique éducative du gouvernement, politique que la circulaire de rentrée 2015 ne fait que mettre en musique. Elle reste persuadée qu'une autre politique est possible, permettant de lutter réellement contre les inégalités et aller vers une école de la réussite de toutes et de tous. C'est le sens du projet d'école et de transformation de la société de la CGT Éduc'action. 
Montreuil, le 5 juin 2015
Le communiqué au format 

dimanche 7 juin 2015

Spécial "Réforme du collège" : Analyse et propositions de la CGT-Éduc'action - Appel à la grève le 11 juin -

 
La création du collège unique a permis la massification de l’enseignement en France, mais jamais les moyens (budgétaires et/ou pédagogiques) qui lui ont été alloués, n’ont permis de passer à la phase de démocratisation.
Le collège, pivot de notre système éducatif, ne permet donc pas de rompre avec la reproduction sociale et demeure un outil de tri social et d’orientation subie en fin de 3e, malgré les efforts des personnels y travaillant.
Pire, laissé à l’abandon depuis des années, il a contribué à l’accroissement des inégalités sociales et scolaires...
Lire la suite dans le 4 pages "Spécial" Réforme du collège : Analyse et propositions de la CGT-Éduc'action  (mai 2015)
Tract à l'adresse des parents d'élèves sur la réforme du collège  (juin 2015)
Lire les documents complémentaires : 
  • Architecture de la réforme décret, arrêté et annonces liées + commentaires CGT 
  • Comparaison entre l’existant et le projet de grilles horaires de la réforme du collège 
  • Bilan annonces faites par la ministre en dehors du décret et de l’arrêté 
  • Le tract de la CGT-Éduc'action sur la réforme du collège 

DÉCLARATION DES ELUS CGT EDUC’ACTION A LA CAPA HORS-CLASSE DU 28 MAI 2015

Est-il utile de rappeler notre opposition au système inégalitaire de promotion qu’est la hors-classe ? Mais que la CGT Educ’Action, est pour une revalorisation des salaires, et un allongement du déroulement des carrières, par la création de nouveaux échelons.

Avec le gel du point d’indice, pour la sixième année consécutive, confirmé hier par Madame la Ministre de la fonction publique, et contrairement aux affirmations de notre administration (augmentation des salaires liée aux promotions d’échelons), cela ne couvre pas la perte du pouvoir d’achat, notamment pour ceux qui passent à l’ancienneté.

Qu’attendre de plus, d’un gouvernement dit « de gauche », qui depuis son arrivée au pouvoir, ne fait que confirmer la politique libérale mise en place depuis de nombreuses années, et en trois ans a fait passer de nombreuses réformes dans l’éducation (comme pour l’ensemble du monde du travail), que la droite n’aurait même pas envisagé.

Et que dire des méthodes utilisées, pour faire passer en force ces réformes : la dernière en date étant celle du collège, et ce malgré une très forte mobilisation des personnels. Le pouvoir en place conserve une conception méprisante du dialogue social, si il est en encore possible d’utiliser un tel euphémisme.

La CGT continuera de lutter pour construire le rapport de force, qui permettra de renverser cette politique de destruction des services publics et des droits des salariés, et aboutir à une vraie réforme de l’Education Nationale, qui s’inscrira dans le progrès social.


Les élus CGT Educ’Action


Déclaration de la CGT Educ’action au CSE du mercredi 03 juin 2015



Madame la présidente,
En plagiant un célèbre slogan publicitaire : « Il se passe toujours quelque chose au Ministère ». Aujourd’hui, nous allons donc innover avec le CSE ordinaire du 11 juin, qui est avancé et nécessite le quorum, et le report du CSE du 28 mai donc sans quorum ; tout çà pour 2 textes qui n’ont même pas été présentés en commissions spécialisées alors qu’ils relèvent bien de l’enseignement scolaire. C’est une conception pour le moins curieuse du fonctionnement des instances. En gros, dès qu’il y a un créneau de CSE, le ministère en profite pour faire passer tous les textes en préparation, qu’il y ait eu concertation ou pas, qu’il y ait nécessité de quorum ou pas et quelle que soit la durée prévisible de la séance...
Manque de concertation aussi pour la circulaire de rentrée. L’an dernier, la CGT Éduc’action avait été oubliée pour le groupe de travail. Cette année, nous avons pris connaissance du projet de circulaire de rentrée 2015 par une dépêche AEF. Plusieurs annonces concernent la voie professionnelle, pourtant les réunions de bilan de la réforme de l’enseignement professionnel, prévues en avril-mai 2015, ont été annulées sans que nous ayons eu connaissance d’une nouvelle programmation.
Lors du CSE du 10 avril, a été présenté un texte pour un retour partiel, en bac pro, à des épreuves ponctuelles en économie-gestion, éco-droit et PSE. Pour la CGT Éduc'action, ce n’était qu’un premier pas qui nécessite maintenant d’engager une vraie discussion sur les CCF. Or sans bilan préalable, une proposition de modification des épreuves de français et d’histoire-géographie pour le BEP, à la rentrée 2015, a été examinée lors de la FIP. Alors qu’aucun texte n’était publié, des équipes ont été sollicitées pour la mise en place. Nous venons d’apprendre, un peu par hasard, par des IEN d’une académie que cette modification était suspendue.
Toutes ces situations montrent qu’il y a un manque de concertation avec le organisations syndicales et qu’il faut un bilan de la réforme des 3 voies de formation des lycées. 
Le rapport "Développer et pérenniser l’apprentissage dans la fonction publique" du conseiller d’État Jacky Richard à peine remis le 20 mai 2015, que les chefs d’établissements des EPLE recevaient des messages pour le recrutement d’apprentis précisant le nombre, les emplois ciblés, le nom des tuteurs potentiels avec une réponse attendue pour le 30 mai. Pourquoi tant de hâte dans les délais ? Cette décision ne peut pas être prise uniquement par le chef d’établissement avec son ou ses adjoints, le conseil d’administration doit pouvoir se prononcer sur le recrutement d’apprentis. 
Les EPLE ont certes un manque criant de personnels administratifs car de nombreuses tâches assurées auparavant dans les rectorats et les inspections académiques, maintenant DSDEN, ont été reportées sur les EPLE, la situation risque même de s’aggraver avec la réforme territoriale. Cette situation est également due aux suppressions massives d’emplois qui ont aussi concerné ces catégories de personnels. Pour autant, un contrat d’apprentissage est avant tout un contrat de formation. L’agent désigné comme tuteur, en plus de son colossal travail quotidien devra donc aussi former l’apprenti.
Un certain nombre de questions éthiques se posent. Cet apprenti ne sera pas agent de l’Etat, difficile de lui imposer l’obligation de réserve ou de confidentialité. Pourtant, il pourra avoir accès à des données personnelles concernant les élèves, les familles et les personnels. 
L’EPLE peut aussi se retrouver juge et partie, à la fois l’employeur et l’organisme de formation au travers de l’UFA. On se prépare quelques problèmes juridiques en cas de rupture du contrat de travail par l’EPLE. 
D’autre part, ces apprentis, en tant que salariés de l’EPLE devront pouvoir être électeurs au Conseil d’administration de l’EPLE comme l’étaient les CES et CEC ou les CUI aujourd’hui. 
L’Education nationale, comme la fonction publique, n’a pas vocation à tester tous les types de contrat qui existent. Les missions de service public doivent être assurées par des fonctionnaires titulaires.
La CGT Éduc’action appelle à la journée d’action du 4 juin et à la grève le 11 juin contre la réforme du collège, comme elle l’avait déjà fait le 19 mai même si, dans les informations transmises aux rectorats, la CGT Éduc’action avait curieusement été oubliée dans la liste des organisations syndicales ayant déposé un préavis de grève. 

Voie professionnelle : les épreuves de français et d'histoire-géo doivent rester des épreuves ponctuelles !

La  CGT Éduc'action lance une pétition pour que les épreuves de français et d'histoire-géographie restent des épreuves ponctuelles et ne passent pas en Contrôle en Cours de Formation (CCF) :...
Les personnels signataires de cette pétition exigent le maintien, sous forme ponctuelle, de l'épreuve de français et d'histoire géographie car c'est une garantie d'égalité pour tous les élèves, dans tous les établissements, sur tout le territoire. 
Ils exigent que le ministère ouvre immédiatement des discussions avec les personnels pour tirer un bilan de la réforme du baccalauréat professionnel en 3 ans et de la mise en place des CCF. 
Montreuil, le 3 juin 2015
Le communiqué au format 

Pétition : Les épreuves de français et d'histoire-géo doivent rester des épreuves ponctuelles !

Le ministère de l'Education nationale a présenté, le 13 avril, un texte prévoyant la modification de l'épreuve de français et d'histoire-géo pour le BEP. Celle-ci deviendrait une épreuve en CCF à réaliser en classes de seconde et première (4 CCF sur deux ans). La CGT Éduc'action s'est opposée à cette décision...
Le ministère vient de faire marche arrière et il n'y aura pas de modification pour la rentrée 2015. Mais nous ne savons pas si cette mesure est définitivement abandonnée ou simplement reportée. 
Ces incertitudes montrent, encore une fois, que la réforme du bac pro en 3 ans et les CCF ont plongé l'enseignement professionnel dans de profondes difficultés. Malgré nos demandes répétées, aucun bilan de cette réforme n'a été tiré. 
Après la perte d'une année de formation et la généralisation des CCF, que valent aujourd'hui le BEP et le Bac pro ? Quelles valeurs nationales vont-ils garder ? 
Les personnels signataires de cette pétition exigent le maintien, sous forme ponctuelle, de l'épreuve de français et d'histoire géographie car c'est une garantie d'égalité pour tous les élèves, dans tous les établissements, sur tout le territoire.
Ils exigent que le ministère ouvre immédiatement des discussions avec les personnels pour tirer un bilan de la réforme du baccalauréat professionnel en 3 ans et de la mise en place des CCF. 
Signez la pétition en ligne : 
La pétition au format 

déclaration de la CGT au CTM du 28 mai 2015