dimanche 8 mars 2015

Mouvement 2015 Second degré

Concours réservés : l'échec d’une politique

Pour la session 2015 des concours réservés (plan Sauvadet dit de titularisation), nous nous attendions à ce que le ministère de l’Éducation nationale prenne en compte les difficultés des deux années précédentes, en particulier l’attitude de certains jurys qui ont tout fait pour bloquer les candidat-e-s. En 2014, plus de 1 000 postes n'ont pas été pourvus par les jurys, ce qui représente près de 40 % des postes mis aux concours...
Le ministère, constatant un « échec politique », nous avait alors fait savoir que des mesures seraient prises pour que les sessions suivantes se passent mieux.

A ce jour, 442 postes ouverts aux concours réservés 2015 n'ont pas été pourvus, ce qui représente 60 % des postes offerts aux 18 concours dont les résultats d'admission sont déjà connus (ou qui n'ont aucun candidats admissibles). La situation est donc encore pire que l'an passé.
On peut déjà y rajouter 449 autres postes qui ne seront pas pourvus du fait d'une admissibilité insuffisante sur les autres concours. C'est donc déjà 30 % des 2960 postes ouverts qui sont perdus.
Le plan dit de titularisation Sauvadet n’est toujours pas mis en œuvre tel qu’il nous a été annoncé. En parallèle, le ministère continue d'embaucher des non-titulaires, il y a d'ailleurs plus de contractuel-le-s dans l’Éducation nationale aujourd'hui qu'il y a 3 ans lors de la mise en place du plan de résorption de la précarité.
La CGT Éduc'action demande à la Ministre de l'Éducation nationale d'intervenir en urgence afin que tou-te-s les candidat-e-s aux concours réservés soient admis-e-s.
Nous considérons qu’il faut ouvrir en urgence des négociations pour la mise en place d'un véritable plan de titularisation, sans condition de concours ni de nationalité. Rappelons que ce gouvernement est le seul gouvernement « de gauche » à ne pas avoir mis en place de plan de titularisation des personnels précaires...
Montreuil, le 2 mars 2015
Le communiqué au format 

La CGT Éduc'action demande à la Ministre de mettre un terme à la diffusion des projets de mutation

Mercredi 25 février, la CGT Éduc'action a demandé, dans un courrier adressé à la Ministre de l’Éducation nationale (voir pièce jointe), que le ministère de l’Éducation nationale cesse de diffuser les projets de mouvement des personnels enseignants du second degré... 
Ces annonces prématurées n'apportent aux personnels qu'incompréhension et inquiétude. Des modifications des projets rendus publics ont toujours lieu lors des réunions des commissions paritaires nationales (CAPN et PFMP).
De tels procédés constituent, de notre point de vue, une remise en cause du paritarisme et une atteinte au dialogue social. 
L'actualité nous donne raison puisque plusieurs centaines de personnels ont reçu des messages erronés de mutation. La plupart d'entre eux n'avaient même pas fait de demande ! 
Montreuil, le 2 mars 2015
Le communiqué au format 

dimanche 1 mars 2015

Obligations de service des enseignant-e-s du second degré et régime indemnitaire associé à compter de la rentrée 2015

Le décret n° 2014-940 du 20 août 2014 relatif aux obligations de service et aux missions des personnels enseignants exerçant dans un établissement public d'enseignement du second degré est paru au journal officiel du 23 août 2014 et l’ensemble de ses dispositions s’appliquera à la rentrée 2015.
Ce décret est censé reconnaître l’éventail des missions des enseignants, alors que seule la mission d’enseignement était identifiée dans les décrets n° 50-581, 50-582 et 50-583 du 25 mai 1950. Le décret, tout en réaffirmant le caractère primordial de cette dernière, reconnaît l’ensemble des missions inhérentes au métier d’enseignant dans le second degré, y compris celles qui sont le complément et le prolongement indispensables de l’activité d’enseignement.
Le décret consacre ainsi trois ensembles de missions pour les professeurs du second degré :...

Signez et faites signer la pétition intersyndicale : Changeons la politique à l'égard des lycées professionnels

L’intersyndicale regroupant le SNETAA-FO, la CGT Educ’action, le SNUEP-FSU, le SNEP-FSU, le SNCL-FAEN, le SPIEN, le SIES, appelle l'ensemble des collègues des lycées professionnels, Segpa, Erea, SEP à se mobiliser contre les politiques mises en œuvre dans l’enseignement professionnel public...
Le gouvernement s'est enfermé dans une politique d’austérité. Pour masquer son manque d’investissement et de valorisation de l’enseignement professionnel, la ministre s’entête à vouloir développer l’apprentissage qui n’est pas la solution au chômage des jeunes. La possibilité d’une insertion durable dans l’emploi ne peut être que le fruit d’une autre politique économique.
La volonté du ministère de développer l’apprentissage dans les LP, LPO et SEP fait peser de graves menaces sur l’enseignement professionnel public. La mixité des parcours et des publics - qui sert notamment l’objectif de diminution des moyens alloués à l’enseignement professionnel – et la mise à disposition aux entreprises des plateaux techniques des lycées pro, dégradent non seulement les conditions de travail des PLP mais aussi les conditions d’études des lycéen-nes professionnel-les.  Aujourd’hui, le ministère prétend que le statut des PLP serait un « frein » au développement de l’apprentissage. Pour nous, la remise en cause du statut est inacceptable et nous appelons tous les personnels de la voie pro à s'opposer à de telles modifications.
Dans le cadre de la préparation de la rentrée 2015, au moment où le ministère met en place un droit de retour en formation professionnelle initiale pour les jeunes décrocheurs, aucun moyen supplémentaire n’est alloué aux LP, SEP, EREA et SEGPA pour prendre en charge ces jeunes et pour améliorer les conditions de travail des PLP fortement dégradées ces dernières années. Pire, Il est à craindre que pour financer certaines mesures mises en place à la rentrée 2015, les lycées professionnels et ses enseignant-es en seront écartés : éducation prioritaire, pondération… les moyens en seront ponctionnés sur l’enseignement professionnel public qui sert de variable d’ajustement.
Nous, personnels des lycées professionnels, Sep, Segpa, Erea, en signant cette pétition, demandons à la ministre de l’Education Nationale de changer sa politique à l’égard de nos établissements. Le gouvernement doit mesurer l’enjeu que représente l’Enseignement Professionnel Initial, Public et Laïque comme voie de réussite des jeunes, pour limiter les sorties sans qualification et pour former des travailleurs et des citoyens libres en conscience.
intersyndicale de l'EPP

Déclarations de la CGT-Éduc'action aux séances du Comité Technique Ministériel de l'Education Nationale (CTMEN)

CTM DU 11 FEVRIER 2015

  déclaration intersyndicale (thème : indemnité 6 heures)

Missions élargies du service social : Le ministère n'entend pas ses personnels !

C'est dans le cadre de la Refondation de l’École que nos organisations syndicales ont été réunies à plusieurs reprises par le ministère de l’Éducation nationale pour élaborer une nouvelle circulaire actualisant les missions du service social.
Nous avons ainsi pu porter nos revendications et souligner l’absence de créations de postes....
Confrontés à l'augmentation de la prise en charge de situations difficiles, les assistants de service social de l’Éducation nationale se trouvent aussi confrontés à une dégradation de leurs conditions de travail et de leur statut. L’exaspération de nos collègues est grande.
La présence du service social dans les écoles nécessiterait au contraire la création de postes d’assistants sociaux afin de répondre aux attentes des équipes éducatives souvent esseulées et désarmées face à la détresse des jeunes et de leurs familles.
Les derniers échanges avec le ministère montrent que nous n’avons pas été entendus et même ignorés. C’est pour cela qu'une intersyndicale (CGT, SUD, FSU, FO, UNSA), susceptible de porter nos revendications, s'est constituée. 
Lire le courrier intersyndical à la Ministre