dimanche 1 février 2026

Non à la décentralisation des secrétaires généraux·ales d’EPLE

 

Usant d’un certain imbroglio législatif, certain·es sénateur·rices tentent de remettre sur le tapis le transfert, dès 2027, aux Collectivités territoriales, des secrétaires généraux·ales d’établissements scolaires du second degré (EPLE). De nouveau, la CGT Éducation dénonce et s’oppose, comme elle l’avait fait lors des projets de loi 4D et 3DS, à une telle décision qui remettrait en cause le statut et le rattachement de ces personnels.

Pour notre organisation syndicale, cette nouvelle proposition de loi vise à finaliser le transfert définitif (et qui était sous-jacent dans la loi 3DS) des secrétaires généraux·ales à la Fonction publique territoriale, et ainsi, à territorialiser davantage le Service public d’Éducation en fragilisant son caractère national.

Nous rappelons que les secrétaires généraux·ales, ex-adjoint·es gestionnaires, sont des fonctionnaires d’État au cœur du fonctionnement des établissements, assumant des responsabilités juridiques, financières, comptables, matérielles, de gestion des personnels, de sécurité, d’hygiène, d’organisation de la vie scolaire et de mise en œuvre des projets pédagogiques. Les placer sous la responsabilité des Collectivités accentuerait la logique de double autorité (déjà dénoncée par la CGT), source de conflits d’injonctions, de désorganisation des établissements et de souffrance au travail.

Contrairement à l’idée développée par le Sénat qui voudrait que ce transfert améliorerait le fonctionnement des établissements, la CGT Éduc’action rappelle que ce n’est pas le statut des personnels qui est problématique, mais bel et bien le manque de moyens alloués par les collectivités de rattachement ou les priorités budgétaires assumées.

Notre organisation dénonce une nouvelle décision politique qui introduirait une nouvelle maltraitance des personnels comme cela avait été le cas avec le déploiement du logiciel Op@le. La CGT Éduc’action s’oppose donc à tout transfert des secrétaires généraux·ales d’EPLE de l’État vers les Collectivités territoriales et exige le retrait de l’article 5 de cette proposition de loi. Elle refuse la poursuite d’une décentralisation qui, comme pour les personnels TOS en 2003, s’est traduite par une dégradation des droits, des statuts, des carrières et par des inégalités accrues entre territoires. Elle appelle les parlementaires à rejeter massivement cet article et réaffirme que la réponse aux besoins des établissements passe par des recrutements de personnels à hauteur des besoins, la revalorisation des carrières, des moyens budgétaires à la hauteur et le maintien des personnels dans la Fonction publique d’État, garants de l’égalité de traitement sur tout le territoire.

Montreuil le 30 janvier 2026

Notre communiqué

NON à la décentralisation des Secrétaires Généraux·ales d’EPLE

jeudi 29 janvier 2026

Droits et Obligations de service des Enseignant·es Référent·es pour les PFMP

Le fond idéologique est toujours le même : l’entreprise ferait mieux que l’École pour orienter, former et insérer.  Sans cesse, l’enseignement professionnel est sommé d’accroître ses liens avec le monde économique. Les vertus formatrices de l’entreprise seraient novatrices et les PFMP l’alpha et l’oméga de la formation professionnelle.

La CGT Educ’action, au contraire, revendique une diminution du nombre de semaine de Périodes de Formation en Milieu Professionnel. Elle demande également que ces périodes soient sécurisées face aux accidents de travail, aux risques liés à l’exposition aux produits CMR, et aux VSST.

Nous sommes souvent sollicté·es pour faire tout et n’importe quoi, en termes de recherche, de suivi de ces périodes. Vous trouverez dans la FAQ ci-dessous l’ensemble des droits et des obligations de service liés à ces PFMP

Télécharger la FAQ : Droits et Obligations de service des Enseignant·es Référent·es pour les PFMP

Budget 2026 et postes dans l’Éducation nationale : l’austérité au détriment des conditions de travail

Budget 2026 et postes dans l’Éducation nationale :
l’austérité au détriment des conditions de travail et d’étude.

 Après de nombreux reports (en l’absence de budget 2026 adopté), le ministère de l’Éducation nationale a présenté, lors du Comité Social d’Administration du lundi 26 janvier, les chiffres provisoires (en attendant le budget par 49-3) concernant les moyens pour la rentrée à venir, entre flou et volonté de cacher le saupoudrage de la misère.

Pour l’heure, il n’y a aucune référence à la réforme de la formation et des concours de recrutement en L3, d’où l’absence de chiffres formels sur de futures ouvertures de postes. À quelques semaines du concours, ce silence est inacceptable pour les candidat·es préparant les épreuves et se retrouvant dans une situation de stress intenable.

Cette présentation des moyens 2026 par l’administration et le ministre a surtout confirmé l’austérité budgétaire assumée et les chiffres avancés par le gouvernement lors des discussions au Parlement. Alors que le nombre d’élèves scolarisé·es poursuit sa chute, le ministère maintient sa sinistre politique comptable concernant les postes d’enseignant·es en supprimant à nouveau 4032 postes enseignants en 2026 (2229 dans le 1er degré et 1803 dans le 2nd degré). Une nouvelle fois, la CGT Éduc’action condamne cette démarche et ne peut accepter ces suppressions alors que maintenir le nombre de postes pourrait servir à améliorer l’encadrement des élèves, à renforcer les moyens de remplacement ou maintenir des écoles rurales, le tout au bénéfice de la scolarité et des conditions de travail. Elle dénonce aussi le fait que dans ce vaste plan social, certaines académies, comme celles de Lille, Bordeaux ou Nancy-Metz, paient le prix fort.

Dans le même temps, la situation des personnels administratifs n’est pas meilleure puisqu’aucune création de poste n’est prévue pour 2026. Comme les années précédentes, il ne s’agira, pour le ministère, que de travailler au redéploiement des effectifs dans les académies, et ce malgré des conditions de travail qui ne cessent de se dégrader.

Parmi les éléments pouvant apparaître positivement, notons la création de 1700 postes d’AESH (indispensables à l’accompagnement de la scolarisation de tous·tes), la création de postes pour le contrôle des établissements privés ou les quelques postes dans les services sociaux et de santé. Cependant, la CGT Éduc’action dénonce l’insuffisance de ces créations pour agir efficacement sur l’ensemble du territoire et couvrir tous les besoins, notamment sur la question de la santé mentale. Elle regrette aussi l’absence de moyens conséquents dans les Vies scolaires pour veiller au climat scolaire, accompagner les élèves et lutter contre le harcèlement alors que de trop nombreux drames ont eu lieu ces derniers mois. Notre organisation dénonce donc l’hypocrise d’un ministère qui salue l’indispensable nécessité de tous ces emplois (AESH et AEd), mais qui maintient leur insuffisant nombre et leur caractère précaire faute de création d’un statut de fonctionnaire de catégorie B pour ces métiers.

Avec de telles mesures budgétaires, le ministère de l’Éducation nationale et le gouvernement indiquent clairement leur absence de volonté d’améliorer la situation de l’École, quels que soient les gouvernements, l’objectif est bien de poursuivre la destruction du Service public d’éducation, la détérioration des conditions d’étude des élèves, de travail des personnels, tout en maintenant/accentuant la précarité au service de la reproduction sociale au sein de l’institution. Tout ce que dénonce la CGT Éduc’action et qu’elle combat avec les personnels. 

Montreuil, le 27 janvier 2026

Télécharger le communiqué

dimanche 25 janvier 2026

Pour une École publique laïque

 

Des organisations syndicales (CGT Éduc’cation, FSU, Sud éducation et Unsa éducation) lycéennes, étudiantes, la FCPE et des associations (Ligue de l’enseignement, Libre pensée, Comité national d’action laïque…) se sont réunies pour construire un plan de sortie du financement public de l’enseignement privé sous contrat.
Ce collectif de défense de l’École publique, laïque, gratuite et obligatoire a commencé par publier une tribune dans Le Monde de l’Éducation le 30 janvier 2024 et depuis travaille à construire ce plan de sortie. D’ores et déjà, il vise à limiter le financement public du privé au strict minimum légal.
Dans cette optique, la campagne municipale qui s’ouvre sera l’occasion de présenter ses pistes de baisse de financement au niveau municipal. C’est l’objet du dossier que vous trouverez en lien : https://cloud.cgteduc.fr/s/RYmqCkRLqsFiyYk
Il a été présenté lors d’une conférence de presse lundi 12 janvier.
La publication des IPS du privé par Pap Ndiaye, les scandales Stanilas/Oudéa-Castéra et Bétharram ainsi que les rapports des commissions parlementaires Vannier/Weissberg et Vannier/Spillebout qui ont suivi, ont permis de remettre en lumière le problème du financement public du séparatisme scolaire. Il faut en profiter pour faire avancer dans l’opinion notre revendication de la nationalisation du privé sous contrat et de la fonctionnarisation de ses personnels.

Éducation prioritaire, plutôt que des rustines, il est urgent de revoir la carte

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le ministère de l’Éducation nationale vient de présenter sa réponse à ce qu’il nomme lui-même des situations aberrantes. C’est-à-dire la situation de collèges et d’écoles de secteurs qui au vu de leur indice de position sociale moyen devraient être classés en éducation prioritaire renforcée. Pourtant ce n’est malheureusement pas le cas malgré la mobilisation régulière des personnels, parents d’élèves ou élu·es locaux·ales qui exigent leur intégration dans la carte de l’éducation prioritaire. En effet, le ministre a annoncé que la carte ne serait pas modifiée avant 2028 (du fait des élections municipales et présidentielles) alors qu’elle a été établie en 2015 et aurait dû être revue en 2019.

Au regard des propositions, il s’agit surtout pour le ministère de « bricoler » une réponse à une situation effectivement aberrante dont il est responsable et qui ne pourrait pas être corrigée avant 2028. Avec une décennie de retard, l’éducation prioritaire n’est pas une priorité pour le gouvernement.

Ainsi, les collèges concernés intégreraient les dispositifs CLA (Contrat Local d’Accompagnement), permettant d’accorder aux personnels une indemnité pour mission particulière et non d’indemnité REP+ ainsi que des bonifications pour le mouvement au bout de trois ans. La CGT Éduc’action rappelle son opposition aux CLA qui, en contractualisant les moyens donnés aux établissements, sont contraires à la philosophie même de l’éducation prioritaire (donner plus à celles et ceux qui ont le moins sans condition).

Surtout, outre la reconnaissance indispensable des difficultés d’exercice des personnels, c’est de moyens supplémentaires dont ces établissements et écoles ont besoin dès maintenant. Sur ce point, le ministère annonce un pôle médico-social à temps complet sans redéploiement, ce dont on peut douter vu les difficultés de recrutement ainsi qu’un vague engagement non chiffré d’amélioration du taux d’encadrement, en revanche rien sur les vies scolaires. Pour les écoles élémentaires, il annonce la possibilité d’un·e professeur·e supplémentaire par école sous réserve de présentation d’un projet. Quant aux maternelles, elles sont scandaleusement oubliées.

La CGT Éduc’action exige que ces écoles, élémentaires comme maternelles, bénéficient toutes de ce poste supplémentaire sans condition, mais aussi que ces collèges et écoles bénéficient des mêmes taux d’encadrement et les personnels du même niveau indemnitaire et de bonification mouvement qu’en REP+.

Surtout, il est scandaleux que la carte de l’Éducation prioritaire reste ainsi figée depuis douze ans alors que la pauvreté et la ségrégation sociale n’ont cessé de s’aggraver. C’est pourquoi, la CGT Éduc’action exige la révision immédiate de la carte de l’éducation prioritaire, basée sur des critères sociaux objectifs et partagés et non sur une cible budgétaire préalable, un accompagnement des sorties éventuelles et son extension aux lycées et écoles dites orphelines (dont le collège de secteur n’est pas classé) qui répondent aux critères.
Plus qu’une nécessité, c’est une urgence !

Montreuil, le 19 janvier 2026

Télécharger le communiqué de presse

Personnels techniques Rémunérations : TOUJOURS LES MÊMES CHOIX

 

Le SMIC a été revalorisé de 1,18% au 1er janvier 2026 et représente désormais 1823€ brut par mois. Cette augmentation fait ainsi passer le salaire minimum à 12,02€ brut de l’heure. Le gain pour un·e salarié·e travaillant à temps plein est donc d’environ 17€ net par mois. Une aumône… Mais cette augmentation a aussi une incidence sur les fonctionnaires, notamment aux plus bas revenus. Quelles incidences pour les personnels techniques ?

NOTRE TRACT ITRF JANV 26

AESH, le statut, c’est un dû

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le 7 janvier dernier, la droite sénatoriale, soutenue par le ministère, a fait le choix du mépris face aux exigences légitimes des 140 000 AESH de l’Éducation nationale, en refusant de voter pour le projet de loi sur leur statut. Encore une fois, on assiste à un « deux poids, deux mesures » : 10 milliards d’euros octroyés pour un porte-avion nucléaire mais maintien d’une austérité budgétaire structurelle pour l’École publique et maintien dans la précarité de certains personnels.

 Le Sénat et le ministre justifient ce rejet par leur volonté d’attendre les annonces d’E.Macron sur le sujet lors de la Convention nationale du Handicap de juin prochain. Pour la CGT Éduc’action, c’est inacceptable et elle exige que les organisations syndicales (à l’initiative d’une pétition pour le statut des AESH) soient reçues en urgence par le ministre, comme demandé dans un courrier resté sans réponse à ce jour.

 Des personnels indispensables, mais toujours ignorés.

En attendant, le ministère maintient sa politique de l’École inclusive inefficace et compte sur la généralisation des PAS (Pôle d’Appui à la Scolarité), mesure que nous dénonçons toujours, arguant que ce sera « une réponse globale ». En refusant hypocritement ce statut à des personnels qu’il juge pourtant « indispensables », le ministère les installe dans la plus grande précarité et poursuit sa logique comptable, évitant ainsi d’assumer le coût social et humain.

 La CGT Éduc’action rappelle que le métier d’AESH est bien indispensable, exigeant et difficile, mais aussi qu’il ne se résume pas à la seule présence auprès des élèves. L’autoformation, la recherche d’outils pédagogiques et la préparation des interventions font de ces personnels des agent·es pleinement impliqué·es dans leurs missions et non de simples indicateurs. C’est donc ce qui justifie leur exigence d’accéder à un statut de la Fonction publique catégorie B et d’un temps complet pour 24h d’accompagnement, seul élément de leur reconnaissance par leur employeur.

Dans ces conditions, la CGT Éduc’action appelle à maintenir la pression sur les pouvoirs publics, appelle les personnels à s’organiser et à tout mettre en œuvre pour gagner le statut des AESH.

                                                                                                                                               Montreuil, le 15 janvier 2026

Télécharger le communiqué de presse