dimanche 7 juin 2026

Référentiel de direction d’école : un passage en force inacceptable.

 

COMMUNIQUÉ INTERSYNDICAL

C’est avec colère que nos organisations syndicales FSU-SNUipp, Se-UNSA, SNUDI-FO, CGT Éduc’action, SUD Éducation ont découvert la parution au BO, le jeudi 21 mai, de la circulaire Référentiel métier des directrices et directeurs d’école.

Nous dénonçons une nouvelle fois le manque de dialogue social entre le ministère et les organisations syndicales représentatives. En effet, alors que des discussions couraient depuis un an et que le ministère s’était engagé, à l’issue du dernier groupe de travail du 12 mars, à nous solliciter une nouvelle fois avant la publication, nous avons été simplement destinataires du « projet consolidé » ces derniers jours, sans possibilité d’évoquer tous les points nous paraissant problématiques. Nous ne pouvons que dénoncer cette décision unilatérale pour un texte lourd de sens et d’enjeux pour l’ensemble de la communauté éducative.

La forme est problématique, il en est tout autant du fond. Si nos organisations syndicales ont pu noter un certain nombre de modifications entre le projet initial et le final, le fond et la portée du texte ne différent pas. Comme nous l’avions indiqué au ministre dans un courrier unitaire de juin 202, et ce, malgré nos avis divergents sur la loi Rilhac et ses conséquences sur ce référentiel, nous sommes unanimes pour dénoncer un texte visant à modifier en profondeur le fonctionnement de l’école, en allant bien au-delà des cadres existants. Le ministère persiste donc à vouloir alourdir les missions des directeurs et directrices d’école, à instaurer et renforcer leur rôle de « management », à les soumettre à toutes sortes de pressions locales, à les isoler des collectifs de travail, tout en amplifiant une politique du tout-évaluation. En outre, bien loin de clarifier leurs responsabilités en matière de sécurité (s’agissant notamment du registre de santé et de sécurité au travail ou du document unique d’évaluation des risques professionnels), la circulaire maintient le flou sur la répartition des rôles entre direction d’école et autorités administratives. Tout ceci reste profondément inacceptable pour nos organisations et pour les personnels enseignants considérant que de telles mesures ne participeront pas à améliorer les conditions de travail des personnels et d’apprentissage des élèves. Enfin, ce nouveau référentiel ne répondra pas aux problématiques pesant de plus en plus lourd sur l’école publique : elle ne souffre pas d’un défaut de « pilotage », mais du manque de moyens pour enrayer les inégalités et améliorer les conditions de travail, conséquence des suppressions de postes décidées notamment dans le cadre du budget 2026.

Nous réaffirmons que la richesse des écoles reste la force du collectif et que les personnels demandent avant tout des mesures permettant d’alléger les tâches de direction, des emplois pérennes et statutaires d’aide administrative au fonctionnement de l’école, une revalorisation salariale et un réel soutien de la hiérarchie. Dans ces conditions, nous exigeons que cette circulaire soit retirée dès maintenant et que de nouvelles discussions sur la base des revendications des personnels soient entamées.

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Affectation des élèves fonctionnaires et des fonctionnaires stagiaires

 

Fonctionnaires stagiaires ou élèves fonctionnaires :  pour votre affectation, suivez les conseils de la CGT Educ’action

 

 

Affectation des fonctionnaires stagiaires et des élèves stagiaires

Note de service publiée au BO n°18 du 30 avril 2026 Fiche affectation élève fonctionnaire Fiche affectation fonctionnaire stagiaire Les Élu-es Nationaux-ales de la CGT-Éduc’action 263, rue de Paris – – case 549 – 93515 MONTREUIL cedex Tél. 01.55.82.76.55 – Fax : 01.49.88.07.43 unsen@cgteduc.fr

Collège : Retrouvons du sens à nos métiers

 

Pourtant période charnière pour nos élèves, le collège reste le parent pauvre du système éducatif. Depuis des années, nous subissons les assauts répétés de réformes menées au nom de la modernisation ou de l’excellence. Une réalité bien moins séduisante se cache derrière ces discours : le démantèlement méthodique du service public d’éducation, au détriment des élèves et des personnels. La logique est toujours la même : faire plus avec moins, sous couvert de pédagogies innovantes. Pour la CGT Éduc’action, une autre éducation est possible, à condition de lui en donner les moyens.

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vendredi 29 mai 2026

Bac pro 2026 : Des modalités d’examens et de corrections déplorables

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Les premières épreuves écrites du bac professionnel (Français, Histoire-Géographie et EMC) débutent ce jeudi 28 mai dans une relative indifférence médiatique alors que plus d’un tiers des lycéen·nes sont scolarisé·es en lycée professionnel. Ces épreuves vont se dérouler durant toute la journée, dans une chaleur accablante, sans anticipation ni adaptation de la part du ministère, plaçant les élèves et les personnels dans des conditions préoccupantes. Alors que la question d’un plan d’urgence pour la rénovation du bâti scolaire se pose le ministère se satisfait d’une communication sur le sujet inconséquente.

Pour la CGT Éduc’action, ces épreuves « anticipées » sont la conséquence de l’introduction du « parcours différencié » en Terminale, réforme et calendrier dénoncés par notre organisation. Le « parcours différencié » engendre dysfonctionnements, désorganisation, absentéisme, mais surtout stress pour les élèves et incohérence pédagogique (notamment en cassant les progressions pédagogiques), en plus de la remise en cause du groupe classe ou de la rupture d’égalité entre élèves. Il avait été d’ailleurs un véritable échec l’an passé et les quelques aménagements de cette année suscitent peu d’espoir.

Pour cette session 2026, les corrections de ces épreuves écrites sont dématérialisées. Cette mesure, imposée dans la précipitation et sans concertation, va dégrader les conditions de travail des personnels en entravant le travail collectif et collaboratif. De plus, les personnels correcteurs convoqués ne seront pas clairement déchargés de cours (seulement des consignes de souplesse arrachées au ministère dans la plus grande confusion à quelques jours du début des épreuves) alors qu’ils auront encore des classes en responsabilité.

Concernant les épreuves passées en Contrôle en Cours de Formation (CCF), les dates de remontée des notes varient fortement selon les académies et les établissements, mais aussi selon les diplômes et les filières préparés, allant du 22 mai au 12 juin 2026. Cette situation remet en cause l’égalité entre les candidat·es et fragilise le caractère national du diplôme.

Dans certaines matières professionnelles, le développement du Contrôle en Cours de formation Continué (CCC) aggrave encore cette logique. Ce mode d’évaluation entretient une pression constante sur les élèves et transforme progressivement les temps d’apprentissage en temps d’évaluation permanents alourdissant considérablement la charge de travail des enseignant·es.

Face à ces conditions inacceptables, la CGT Éduc’action demande le maintien des collectifs de travail lors des corrections des épreuves écrites du baccalauréat professionnel avec convocation en centre. Elle revendique aussi la fin des CCF et des CCC. Elle exige la fin du « parcours différencié » et le retour des examens après la mi-juin avec des épreuves anonymes, ponctuelles et nationales.

Montreuil, le 28 mai 2026

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Écologie, Rénovation du bâti… Une urgence pour améliorer les conditions d’étude et de travail

 

L’épisode actuel de très fortes chaleurs est l’occasion pour la CGT Éduc’action de rappeler qu’il est urgent d’agir sur les bâtiments pour améliorer nos conditions de travail et les conditions d’étude des élèves.

En juin 2025, plus de 80 départements de France métropolitaine ont connu un épisode de canicule ayant particulièrement touché les établissements scolaires. Plus de 2200 établissements ont été fermés.

À la rentrée de janvier 2026, une vague hivernale a reporté le retour des élèves et des personnels dans plusieurs départements : problème d’accessibilité, problème de chauffage (vétusté, manque d’entretien faute de budget suffisant…), températures trop basses pour de bonnes conditions de travail et d’études…

Ces épisodes successifs et désormais récurrents, ont mis en évidence la triste réalité de l’état des écoles, des établissements scolaires ou des services administratifs, inadaptés aux évolutions des températures (que ce soit en hiver ou en été) qui s’amplifient à cause du changement climatique. Ces passoires thermiques représentant 3,5 % des gaz à effet de serre, un grand plan national de rénovation et de construction s’impose pour garantir à la fois une meilleure sobriété énergétique et garantir de meilleures conditions de travail et d’étude, et ce tout au long de l’année.

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Repas à 1 euro pour toutes et tous les étudiant·es : Des moyens suffisants pour cette mesure tant attendue ?

 La précarité des étudiant·es est une réalité très préoccupante dans notre pays et s’intensifie dans un contexte d’inflation. Les étudiant·es doivent faire face à la hausse du coût du logement, des soins, de l’alimentation et cumulent souvent études et emploi. Une situation qui les fragilise : fatigue, stress, problèmes de concentration, décrochage, mal-être, … C’est dans ce contexte que le Service Social en Faveur des Étudiant·es, un des trois services sociaux de l’Éducation nationale, accompagne les jeunes et favorise la réussite de leurs études. Face à l’urgence de la précarité étudiante, des mesures sont attendues. Le gouvernement a répondu en partie par l’annonce du repas à 1 euro pour toutes et tous les étudiant·es à partir du 1er mai 2026, une mesure qui nécessite des moyens. Rappelons qu’à la suite de la crise COVID, depuis septembre 2020, les étudiant·es boursier·ères bénéficient du repas à 1 euro. Et depuis 2021, les étudiant·es en situation de précarité, par une évaluation sociale, peuvent également en bénéficier.

Communiqué Repas à 1 euro pour toutes et tous les étudiant·es

GRILLES DES RÉMUNÉRATIONS PERSONNELS ADMINISTRATIFS ET ITRF

 Les grilles n’ont pas bougé depuis janvier 2024, mais les tableaux tiennent compte de la revalorisation du SMIC au 1er janvier 2026 (+1,18%). Les grilles continuent à se dévaloriser par rapport au SMIC.

Après des années blanches en 2024 et 2025, le gouvernement compte à nouveau geler le point d’indice en 2026. Voici la réalité : le point d’indice a perdu plus de 27% de sa valeur depuis l’an 2000.

Depuis 2020, du fait de l’inflation non compensée, les grilles ont perdu environ 13% de leur valeur.

Vous trouverez sur cette page les grilles des rémunérations pour les personnels administratifs et ITRF

Catégorie AAttaché d’administration
Assistant·e Ingénieur·e
Ingénieur·e de recherche

Ingénieur·e d’étude

Catégorie BSecrétaire d’administration et technicien·ne recherche et formation
Catégorie CAdjoint·e administratif·ve et Adjoint·e recherche et formation

mercredi 27 mai 2026

AESH : un vrai métier, un vrai corps de fonctionnaire !

 Le ministère de l’Education nationale a enfin ouvert des groupes de travail sur l’avenir des AESH. Cette ouverture est le résultat des mobilisations et des revendications portées depuis des années par les personnels et les organisations syndicales.

Mais dès ce premier groupe de travail, les limites fixées par le ministère sont apparues inacceptables.

 

🏳️‍🌈 Kit de communication - Mois des fiertés 2026

 Retrouvez l'ensemble des visuels utilisables à l'occasion du Mois des Fiertés 2026.

Imagette


Agir pour l’égalité des droits : un engagement de la CGT 

Discriminations, violences, invisibilisation : au travail aussi, les personnes LGBTQIA+ subissent des injustices.

Depuis près de 30 ans, la CGT s’organise pour faire reculer les discriminations et conquérir l'égalité des droits au travail pour les personnes LGBTQIA+. Car si des avancées législatives ont été obtenues, la réalité du monde du travail reste souvent marquée par des inégalités, des violences, du silence ou de l'invisibilisation. La CGT revendique une société et un monde du travail inclusifs, où chacune et chacun puisse vivre et travailler librement, sans crainte ni discrimination.

Affiche / autocollant

affiche mois des fiertés 2026

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Quiz / bulletin de contact

quiz

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Guide syndical

couverture guide syndical

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mardi 26 mai 2026

Obligation des employeurs à protéger la santé des agent.es des risques liés à de fortes chaleurs

 En complément de la fiche technique « Période de chaleur et canicule » de juillet 2024, l’UFSE-CGT vous présente dans cette note les nouveautés pour 2025.

Le décret n° 2025-482 et l’arrêté du 27/5/2025 publiés le 1/6/2025 renforcent les obligations des employeurs afin d’améliorer l’évaluation et la prévention des risques liés aux épisodes de chaleur intense.

La Circulaire ministérielle du 1/7/2025 rappelle les obligations des employeurs publics en matière de protection des agents publics contre les effets de la canicule.

Ces textes vont dans le bon sens pour protéger la santé des salarié.es du privé comme du public, avec la création d’un nouveau chapitre dans le Code du travail sur la prévention des risques liés à la chaleur, mais ils demeurent largement insuffisants.

Ils ne fixent toujours pas de seuil de température en se limitant à « une température adaptée » et évalue les épisodes de chaleur intense uniquement en fonction des seuils de vigilance de Météo France.

Lire la suite dans la note UFSE-CGT en téléchargement

Lire également :

> Circulaire « Canicule » du 1er juillet 2025 du ministre de la Fonction publique

> Fiche technique UFSE-CGT « Périodes de chaleur et canicule » de juillet 2024

mercredi 20 mai 2026

Collège : refusons l’austérité !

 


Dans l’Éducation nationale, la question des rémunérations est une urgence sociale. Depuis des années, les personnels subissent une perte continue de pouvoir d’achat. Cette situation n’a rien d’inéluctable et résulte de choix politiques qui méprisent celles et ceux qui font vivre le Service public d’Éducation au quotidien. Derrière la question salariale, c’est bien celle de l’égalité et de l’avenir du Service public qui se joue. Sans personnels reconnus et correctement rémunérés, l’École publique continuera de s’affaiblir. Il est temps d’agir.

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Bulletin Collège – mai 2026

 

Le bulletin “collège” n° 38 (mai 2026)

  • Pression sur le DNB

  • Baisse d’ambition pour l’école

  • Généralisation du passeport Educfi

À afficher sur les panneaux d’information syndicale

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SEGPA : une structure pédagogique à défendre

 

La SEGPA, une chance pour les élèves avec des difficultés scolaires

Présentes dans un collège sur cinq ainsi que dans quelques EREA et LEA, les SEGPA scolarisent environ 2 % des collégien·nes. Elles offrent un cadre adapté aux élèves qui, à l’issue du CM2 ou de la 6ème, présentent des difficultés scolaires importantes et persistantes.

Véritable outil de remise sur les rails pour les élèves dont l’image de soi est très souvent dégradée lors de leur entrée au collège, la SEGPA est une structure essentielle pour revaloriser ces jeunes. L’année de 6ème réconcilie très souvent École, élève et famille. Elle est fondatrice pour la suite de la scolarité. Son objectif premier est bien de retrouver la confiance en soi et en ses capacités, et de se prouver que l’on peut apprendre et réussir.

Depuis 2015, l’orientation définitive en SEGPA a lieu en début de cycle 4. Un certain nombre d’élèves n’intègre donc la structure qu’à partir de la 5ème, perdant de fait tout le bénéfice de cette année de revalorisation.

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LES PAS (Pôle d’appui à la scolarité) : leur Extension et leurs réels objectifs…

 Après une expérimentation dans 4 départements, le gouvernement étendra la mesure en développant 500 nouveaux PAS alors que l’Assemblée nationale vient de rejeter leur création dans le projet de loi Inclusion. À ce jour, aucun bilan n’a été porté à la connaissance des organisations syndicales alors que nous savons qu’il existe et que nous le demandons (est-il caché sciemment ?).

Pour rappel, le PAS constituerait le 1er niveau de réponse aux « besoins éducatifs et pédagogiques » pour tous·tes les élèves à besoins éducatifs particuliers (EBEP), et pas seulement pour ceux et celles qui ont une reconnaissance MDPH et un besoin de compensation.

Accompagner un ou des élèves lors des examens

 Lors de la période des examens de fin d’année, les abus sont nombreux et les AESH se retrouvent trop souvent, de façon abusive, affecté·es à des tâches étrangères à leurs missions. Cette fiche a pour but de faire le point sur ce que l’on peut ou pas nous demander.

En cas de doutes ou de questions, il ne faut pas hésiter à contacter la CGT Éduc’action.

SUBROGATION du salaire quand arrêt maladie : repoussée à 2028!

 Promise pour 2025, puis 2026 puis 2027, l’application de la subrogation en cas de maladie pour tous·tes les agent·es contractuel·es (dont les AESH) est une fois de plus reportée par le ministère à 2028. Ce recul est vécu comme une nouvelle marque de mépris institutionnel à l’égard du « petit personnel », obligé de vivre sans statut, sans temps complet et sans rémunération décente. Dans un cadre austéritaire, l’État fait à nouveau le choix de maintenir ses personnels les plus précaires dans une insécurité financière dramatique et injuste.

Rémunérations et régimes indemnitaires des personnels administratifs et ITRF : il y a bel et bien urgence.

 

  Lors d’un groupe de travail du 11 mai dernier, le ministère a annoncé, sans surprise et en assumant pleinement, que les régimes indemnitaires des personnels administratifs et ITRF de l’Éducation nationale ne connaîtraient pas d’augmentation en 2026. Avec le gel de la valeur du point d’indice et donc la non-revalorisation des rémunérations, cette annonce va entraîner une nouvelle perte du pouvoir d’achat des personnels.

Communiqué de presse Rémunérations et régimes indemnitaires des personnels administratifs et ITRF il y a bel et bien urgence

Retrouvez le courrier envoyé au 1er ministre : 2026_05_19 UFSE Courrier_PM_Intersyndicale FP

lundi 11 mai 2026

Circulaire de rentrée : des vœux sans moyens ni changement de politique.

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Les personnels de l’Éducation nationale ont reçu, jeudi 7 mai, la circulaire de rentrée 2026 signée du ministre Geffray. Cette temporalité interroge et sa publication 4 mois avant la rentrée donne davantage le sentiment que le ministère a voulu se débarrasser d’un exercice formel (et largement sacrifié au cours des années Macron) que d’une volonté de fixer un cap. Comme une volonté de gérer les affaires courantes dans une fin de règne poussive où le gouvernement tente à nouveau de se convaincre du « bien-fondé » d’un certain nombre de contre-réformes qu’il souhaite « consolider…

Une nouvelle fois, par cette circulaire, le ministère vend une idéologie rétrograde à travers son insistance pour les apprentissages fondamentaux (tant vantés depuis l’ère Blanquer et avec des prescriptions déjà inscrites dans les programmes), à travers celle pour les principes républicains (stipulés sans lien réel avec le reste des orientations) ou enfin, dans un dernier paragraphe au ton très IIIème République convoquant déclinisme et peurs (conflits et séparatisme venant s’agréger au déclin démographique).

Pour la CGT Éduc’action, cette circulaire n’est pas riche d’enseignements par ce qu’elle indique, mais plutôt par tout ce qui ne l’est pas, toutes ces absences lourdes de sens. Concernant le raisonnement scientifique, à part un plan Filles-maths insuffisant pour lutter contre l’aspect inégalitaire, rien n’est prévu par le ministère alors qu’un récent rapport de la DEPP met lui l’accent sur le manque de moyens ou de formation des personnels. Sur le climat scolaire, le ministre estime que son amélioration passera par la fin du téléphone portable dans les établissements alors qu’il est anecdotique au regard de l’absence d’une politique de santé mentale ou du manque de personnels pour encadrer-accompagner les élèves dans une scolarité apaisée. De même, l’amélioration de la gestion des personnels et leur accompagnement ne pourront pas se réaliser sans la fin de l’austérité (suppression de postes) ou celle de l’autoritarisme, sans la reconnaissance des droits des personnels (à muter, à exercer leur liberté pédagogique, à se former…). Respecter la communauté éducative et ses personnels (et leur « autorité »), c’est aussi mettre fin à une forme de mépris institutionnel et leur accorder une reconnaissance professionnelle et salariale. Pour les plus précaires comme les AESH, à qui le ministre reconnaît un « investissement » (terme pouvant aussi être utilisé pour des bénévoles…), c’est aussi leur octroyer, enfin, un véritable statut de fonctionnaire à l’heure où les négociations peinent à débuter concrètement.

Enfin, que dire de « l’exigence » très largement invoquée par le ministre et qui laisse à penser que la communauté éducative doit se ressaisir ? Pour la CGT Éduc’action, la seule exigence qui vaille est la nôtre, celle portée par nos revendications pour améliorer le Service public d’Éducation, améliorer le travail de tous les personnels, la réussite de tous·tes les élèves et la lutte contre les inégalités, et donc celle de gagner une autre politique éducative gouvernementale.

Montreuil, le 11 mai 2026

Communiqué de presse Circulaire de rentrée des vœux sans moyens ni changement de politique

8 ans de Parcoursup : Savoir tirer les leçons d’un échec

 

Un récent rapport parlementaire affirme que Parcoursup est « un échec sur le plan politique au
regard des missions que le législateur lui a assignées (réduction des taux de réorientation et d’échec
en licence, démocratisation de l’accès à l’enseignement supérieur, etc.) ». Pourtant, le
gouvernement ne tire toujours pas les leçons de cet échec bien prévisible et persiste.

Télécharger le tract commun CGT Educ et CGT Ferc Sup 

dimanche 10 mai 2026

Campagne intersyndicale pour le statut des AESH

 

Lors de l’examen, au Sénat, en janvier, de la proposition de loi relative à la création d’un statut d’AESH puis lors d’une séance de questions au gouvernement, toujours au Sénat, le 25 février, le ministre de l’Éducation nationale s’est engagé sur un début de discussion autour du statut des AESH en mars.

Aucun signe depuis n’a été donné en ce sens, pas l’ombre d’un calendrier permettant d’ouvrir les discussions alors même que le Ministre avait évoqué un ouverture des discussions courant mars.

L’intersyndicale FSU, UNSA Éducation, CFDT Éducation, Formation et Recherche Publiques, CGT Educ’action, SNALC et SUD Éducation n’entend pas en rester là ! Dans la continuité des actions menées depuis plus d’un an (pétition, journées d’actions, grève, adresses aux parlementaires, aux parents d’élèves etc), elle invite les personnels à interpeller le ministre de l’Éducation nationale par l’envoi de la carte postale ci-dessous.
Elle peut aussi être utilisée dans des actions locales d’information aux parents d’élèves, aux collègues et pour témoigner sur les réseaux sociaux (photos réunissant les collègues en réunion syndicale etc).

La médecine de prévention

 

La médecine de prévention, c’est ainsi qu’elle est qualifiée, ses prérogatives, son usage, ses effets doivent pouvoir constituer des leviers pour prévenir mais aussi protéger. Il y a très peu d’information sur les droits en la matière, sans parler du manque criant de médecins du travail, certaines académies n’ont même pas un·une médecin, le rectorat doit sous-traiter à des services privés inter-entreprises. Ce guide a pour but d’informer sur les droits et développer des stratégies pour mieux se protéger et se défendre.

Pour l’année 2024 :

22 académies déclarent disposer d’au moins un médecin du travail. 69 médecins du travail sont en poste (73 en 2023), soit 62 ETP (61 ETP 2023). 3 académies font appel à un collaborateur médecin (5 en 2023).

La protection fonctionnelle

 

La protection fonctionnelle couvre les fonctionnaires, mais également les stagiaires, les élèves fonctionnaires, les agent·es contractuel·les de droit public, les vacataires. Les collaborateur·rices occasionnel·les du Service public, qu’ils·elles soient salarié·es mis·es à disposition par une entreprise ou agent·es non titulaires recruté·es à l’étranger, peuvent aussi bénéficier de la protection fonctionnelle si les faits concernent directement le service. La protection fonctionnelle peut également s’étendre aux membres de la famille si les faits en lien avec la fonction de l’agent·e les impactent.

Le harcèlement moral professionnel

 

 

ui n’a jamais été confronté·e à un·e secrétaire d’établissement qui craque dans son bureau après la remarque de trop du·de la principal·e ? À l’enseignant·e abasourdi·e devant le rapport désastreux de son rdv de carrière ?
À l’AESH qui claque la porte après une nouvelle humiliation face aux élèves ? Au. à la technicien·ne de recherche et formation qui se voit reprocher des manquements du fait de la pression continue sur des tâches toujours plus nombreuses ? Ces «petits faits du quotidien» paraissent anodins, mais en fait, ils constituent la première étape du harcèlement hiérarchique.
Quand ce mécanisme s’intensifie et s’installe, les agent·es craquent, ce qui entraîne une forte augmentation des arrêts maladie, de la démission active mais aussi passive (quand le·la salarié·e cesse de s’investir dans son travail), voire des suicides dans les cas les plus extrêmes.

Le registre santé et conditions de travail

 

Voici le guide syndical concernant le Registre Santé et Sécurité au Travail. Ce document obligatoire, dans toutes les écoles, établissements et services de l’Éducation nationale, est un des dispositifs centraux de la politique de santé et de sécurité au travail. En effet, il permet à chacun·e de signaler tout risque observé sur le lieu de travail, mais également toute atteinte à la santé physique et psychique des agent·es. Il s’inscrit dans une démarche de signalements concernant l’amélioration des conditions de travail mais peut contribuer également à la prévention. C’est un levier essentiel à actionner sans modération.

jeudi 7 mai 2026

Salaires dans la fonction publique… et si nous en parlions ? (Administratifs)


Le ministre des comptes publics, David Amiel, a reconnu que « le tassement des grilles désespère certain·es agent·es qui ne voient plus de progression salariale. » Au-delà du constat, la CGT Éduc’action exige donc des réponses concrètes et immédiates.

Depuis 2000, à cause du gel ou de l’augmentation insuffisante de la valeur du point d’indice, les agent·es de la Fonction publique ont vu fondre leur pouvoir d’achat de 28,6%. Si le point d’indice avait suivi l’inflation depuis 2000, il ne serait pas à 4,92 € comme aujourd’hui, mais à 6,50 €.

 

Retrouvez notre tract admin mai 26

Stages de seconde, une seule solution : l ’abrogation

 Depuis 2024 et la volonté de G.Attal de «reconquérir le mois de juin», les élèves de seconde générale et technologique doivent effectuer, à cette période de l’année, deux semaines de «stage d’observation» en entreprise. Alors que ces stages n’ont aucun intérêt pédagogique (comme ceux de 3ème), ils présentent avant tout des risques pour les élèves, augmentent la charge de travail des personnels et sont profondément inégalitaires (réseaux familiaux et autre reproduction sociale). Surtout, au-delà de leur caractère occupationnel, ils sont un outil au service du discours néolibéral et militariste du gouvernement qui ne cesse de présenter l’entreprise comme l’alpha et l’oméga de la formation.

Lire le tract : stages seconde: l’abrogation

Les dangers du rapprochement École/entreprise : L ’école n’est pas une entreprise

 École et capital, un objectif commun assumé

Pour la CGT Éduc’action, l’École a pour fonctions principales l’émancipation et l’épanouissement, immédiats et à long terme, de l’enfant en l’aidant à se construire et être acteur·trice de sa formation. Cette formation doit permettre d’acquérir des savoirs et des savoir-faire. Elle doit être aussi qualifiante et permettre de valider les années d’études par un diplôme reconnu dans les grilles de classification afin de garantir les droits et rémunérations des futur·es salarié·es.
Mais pour les tenant∙es du capitalisme, l’École a un tout autre rôle. Elle est tout d’abord synonyme d’employabilité et doit permettre, dans un rôle idéologique, la transmission des valeurs de hiérarchie dans la société tant par ses contenus que par son organisation. C’est d’ailleurs en ce sens que le Capital a accepté la massification afin d’obtenir, à un moment, une main d’œuvre plus qualifiée, mais sans la question de son émancipation.
C’est dans cet esprit que l’ École est sommée d’obéir au néolibéralisme prôné par un certain nombre de traités (dont celui de Lisbonne) visant à bâtir « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde », de « promouvoir une main d’œuvre qualifiée, formée et susceptible de s’adapter ». Cette stratégie vise à systématiser la relation École-entreprise pour développer un système scolaire le plus compétitif possible pour le monde du travail.

Lire le tract :  Rapprochement École Entreprise

dimanche 26 avril 2026

Stages d’observation en 3e et 2nde : une seule solution, l’abrogation !

 

Communiqué de presse

La mort d’un élève de 15 ans, vendredi 17 avril, a remis en lumière la dangerosité que représentent, pour les élèves, les stages en entreprise. Ce n’est pas un « fait divers » isolé, mais bien la conséquence que d’une part, l’entreprise (poussée par une logique de rentabilité), n’est pas un lieu de formation initiale et qu’elle peut s’avérer dangereuse, et que d’autre part, l’encadrement et les garde-fous institutionnels ne sont pas suffisants.

C’est dans ce contexte, par voie de presse et sans concertation avec les organisations syndicales, que le ministre de l’Éducation nationale (après une 1ère intervention de S. Roubache dont ce n’est pas le périmètre d’intervention…) vient de s’exprimer sur de possibles (et très flous) aménagements de ces stages d’observation. Pour lui, ils sont « un élément déterminant d’égalité des chances pour faire découvrir des métiers à des jeunes qui, sinon, ne les découvriraient pas et n’auraient pas les mêmes opportunités que les autres ». La CGT Éduc’action réfute cette position et considère au contraire qu’ils renforcent et reproduisent les inégalités sociales. À l’instar du marché du travail, ils sont particulièrement discriminatoires et reposent, pour trouver des lieux d’accueil, essentiellement sur le réseau familial. L’argument consistant à dire que cela permettrait une meilleure orientation des élèves est aussi caduque dans la mesure où celle-ci se situe très en amont de ces périodes de stage.

Les aménagements consisteraient à remplacer les stages dans une seule entreprise par des expériences plus courtes dans plusieurs structures. Le MEDEF a même proposé d’organiser des visites groupées d’entreprises ! Rappelons que pour l’heure, il n’y aucune obligation de suivre les 2 semaines de stage dans une seule et même entreprise et chacun·e fait comme il·elle peut… Qui sera alors chargé·e de trouver ces entreprises, de l’encadrement et du suivi des élèves ? Avec quel budget se feraient ces déplacements et surtout sur quels temps de travail pour les personnels ?

Au-delà de ces aspects pratiques, ce qui interroge, c’est l’entêtement du ministre à vouloir maintenir un dispositif qui ne fonctionne pas et de le remplacer par une usine à gaz toute aussi défaillante en termes d’encadrement et de sécurité.

La CGT Éduc’action rappelle que ces stages (de 2nde mais aussi ceux de 3ème) restent difficiles à trouver, sont non préparés et mal encadrés. Surtout, ils n’amènent aucune plus-value pédagogique et s’avèrent de plus en plus dangereux en termes d’accidents de travail, d’exposition aux produits dangereux ou de VSST.

Par conséquent, la CGT Éduc’action exige l’abrogation de ces stages d’observation de troisième et de seconde (et expérimentaux en 4ème). Elle appelle également, avec la CGT, l’ensemble des personnels à participer, le 28 avril, à la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail (proclamée par l’OIT) et à rejoindre les initiatives locales pour rappeler qu’on ne doit pas mourir au travail ou lors d’un stage, qu’on soit salarié·es ou élèves.

Montreuil, le 24 avril 2026

mardi 21 avril 2026

28 avril 2026 : Mobilisons-nous pour la protection des jeunes en formation !

 


Entre avril et juillet 2025, 5 mineurs, apprenti, lycéen professionnel ou élève de 2nde Général et technologique, ont perdu la vie en entreprise. Et nous ne pouvons oublier que le plus jeune des mort∙es au travail est un élève de 3ème ! Ce ne sont pas des « faits divers » isolés, mais bien la conséquence du fait que, contrairement aux préjugés libéraux, l’entreprise n’est pas un lieu de formation initiale. Poussée par une logique de rentabilité, elle ne prend pas le temps de bien former.

Selon l’INRS, la fréquence des accidents du travail est deux fois et demie plus élevée chez les jeunes de moins de 25 ans que chez le reste des salarié·es. De même, les études alertent sur une surexposition des apprenti∙es et des stagiaires aux produits CMR (substances chimiques cancérogènes et/ou mutagènes et/ou toxiques pour la reproduction). Elle est un lieu dangereux, avec un risque accru de Violence Sexistes et Sexuelles, pour les stagiaires et apprenti·es, souvent mineur·es, moins en mesure de se défendre.

Alors que ces chiffres auraient au contraire dû alerter, depuis 2022, le choix a été fait, d’augmenter la présence des jeunes mineur·es dans l’entreprise sous prétexte d’améliorer l’orientation : stage d’observation pour les élèves de seconde générale et technologique, aides financières massives pour accompagner le développement à marche forcée de l’apprentissage, mise en place du parcours différencié en Terminale bac pro.

De plus, au prétexte de « lever des freins » à l’entrée en apprentissage, la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » de 2018 a diminué la protection des apprenti·es mineur·es : possibilité de déroger aux durées maximales hebdomadaires de 35h et quotidienne de 8h, assouplissement du travail de nuit …

Depuis 2003, l’OIT a proclamé le 28 avril journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail. Sous l’impulsion de la fédération Construction, Blois et Ameublement de la CGT, cette date est devenue une journée de mobilisation contre les mort∙es au travail. Cette année, le choix est fait de mettre en avant la question de la jeunesse.

La FERC-CGT appelle à se saisir des initiatives organisées pour porter nos revendications sur la question de la protection des stagiaires et des apprenti∙es !

Montreuil, le 31 mars 2026

 

lundi 13 avril 2026

Guide Syndical Combattre les racismes au travail

 

POURQUOI CE GUIDE ?

Ce guide syndical permet de connaître les outils de lutte contre les différentes manifestations du racisme au travail. Rédigé par les membres du collectif Lutte contre les racismes de la FERC, il s’adresse particulièrement aux travailleurs et travailleuses des secteurs éducation, recherche, culture, éducation populaire et sport mais est probablement intéressant pour d’autres champs du monde du travail.
La question du racisme vécu par les usager·es, qui nécessite un guide consacré, sera abordé uniquement lorsqu’il se confond avec la situation des salarié·es et des agent·es publiques.
Outil juridique et pratique, il aborde les démarches individuelles et collectives d’action syndicale et donne quelques conseils pour rendre plus efficace les luttes contre toutes les manifestations du racisme au travail.