dimanche 26 avril 2026

Stages d’observation en 3e et 2nde : une seule solution, l’abrogation !

 

Communiqué de presse

La mort d’un élève de 15 ans, vendredi 17 avril, a remis en lumière la dangerosité que représentent, pour les élèves, les stages en entreprise. Ce n’est pas un « fait divers » isolé, mais bien la conséquence que d’une part, l’entreprise (poussée par une logique de rentabilité), n’est pas un lieu de formation initiale et qu’elle peut s’avérer dangereuse, et que d’autre part, l’encadrement et les garde-fous institutionnels ne sont pas suffisants.

C’est dans ce contexte, par voie de presse et sans concertation avec les organisations syndicales, que le ministre de l’Éducation nationale (après une 1ère intervention de S. Roubache dont ce n’est pas le périmètre d’intervention…) vient de s’exprimer sur de possibles (et très flous) aménagements de ces stages d’observation. Pour lui, ils sont « un élément déterminant d’égalité des chances pour faire découvrir des métiers à des jeunes qui, sinon, ne les découvriraient pas et n’auraient pas les mêmes opportunités que les autres ». La CGT Éduc’action réfute cette position et considère au contraire qu’ils renforcent et reproduisent les inégalités sociales. À l’instar du marché du travail, ils sont particulièrement discriminatoires et reposent, pour trouver des lieux d’accueil, essentiellement sur le réseau familial. L’argument consistant à dire que cela permettrait une meilleure orientation des élèves est aussi caduque dans la mesure où celle-ci se situe très en amont de ces périodes de stage.

Les aménagements consisteraient à remplacer les stages dans une seule entreprise par des expériences plus courtes dans plusieurs structures. Le MEDEF a même proposé d’organiser des visites groupées d’entreprises ! Rappelons que pour l’heure, il n’y aucune obligation de suivre les 2 semaines de stage dans une seule et même entreprise et chacun·e fait comme il·elle peut… Qui sera alors chargé·e de trouver ces entreprises, de l’encadrement et du suivi des élèves ? Avec quel budget se feraient ces déplacements et surtout sur quels temps de travail pour les personnels ?

Au-delà de ces aspects pratiques, ce qui interroge, c’est l’entêtement du ministre à vouloir maintenir un dispositif qui ne fonctionne pas et de le remplacer par une usine à gaz toute aussi défaillante en termes d’encadrement et de sécurité.

La CGT Éduc’action rappelle que ces stages (de 2nde mais aussi ceux de 3ème) restent difficiles à trouver, sont non préparés et mal encadrés. Surtout, ils n’amènent aucune plus-value pédagogique et s’avèrent de plus en plus dangereux en termes d’accidents de travail, d’exposition aux produits dangereux ou de VSST.

Par conséquent, la CGT Éduc’action exige l’abrogation de ces stages d’observation de troisième et de seconde (et expérimentaux en 4ème). Elle appelle également, avec la CGT, l’ensemble des personnels à participer, le 28 avril, à la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail (proclamée par l’OIT) et à rejoindre les initiatives locales pour rappeler qu’on ne doit pas mourir au travail ou lors d’un stage, qu’on soit salarié·es ou élèves.

Montreuil, le 24 avril 2026

mardi 21 avril 2026

28 avril 2026 : Mobilisons-nous pour la protection des jeunes en formation !

 


Entre avril et juillet 2025, 5 mineurs, apprenti, lycéen professionnel ou élève de 2nde Général et technologique, ont perdu la vie en entreprise. Et nous ne pouvons oublier que le plus jeune des mort∙es au travail est un élève de 3ème ! Ce ne sont pas des « faits divers » isolés, mais bien la conséquence du fait que, contrairement aux préjugés libéraux, l’entreprise n’est pas un lieu de formation initiale. Poussée par une logique de rentabilité, elle ne prend pas le temps de bien former.

Selon l’INRS, la fréquence des accidents du travail est deux fois et demie plus élevée chez les jeunes de moins de 25 ans que chez le reste des salarié·es. De même, les études alertent sur une surexposition des apprenti∙es et des stagiaires aux produits CMR (substances chimiques cancérogènes et/ou mutagènes et/ou toxiques pour la reproduction). Elle est un lieu dangereux, avec un risque accru de Violence Sexistes et Sexuelles, pour les stagiaires et apprenti·es, souvent mineur·es, moins en mesure de se défendre.

Alors que ces chiffres auraient au contraire dû alerter, depuis 2022, le choix a été fait, d’augmenter la présence des jeunes mineur·es dans l’entreprise sous prétexte d’améliorer l’orientation : stage d’observation pour les élèves de seconde générale et technologique, aides financières massives pour accompagner le développement à marche forcée de l’apprentissage, mise en place du parcours différencié en Terminale bac pro.

De plus, au prétexte de « lever des freins » à l’entrée en apprentissage, la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » de 2018 a diminué la protection des apprenti·es mineur·es : possibilité de déroger aux durées maximales hebdomadaires de 35h et quotidienne de 8h, assouplissement du travail de nuit …

Depuis 2003, l’OIT a proclamé le 28 avril journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail. Sous l’impulsion de la fédération Construction, Blois et Ameublement de la CGT, cette date est devenue une journée de mobilisation contre les mort∙es au travail. Cette année, le choix est fait de mettre en avant la question de la jeunesse.

La FERC-CGT appelle à se saisir des initiatives organisées pour porter nos revendications sur la question de la protection des stagiaires et des apprenti∙es !

Montreuil, le 31 mars 2026

 

lundi 13 avril 2026

Guide Syndical Combattre les racismes au travail

 

POURQUOI CE GUIDE ?

Ce guide syndical permet de connaître les outils de lutte contre les différentes manifestations du racisme au travail. Rédigé par les membres du collectif Lutte contre les racismes de la FERC, il s’adresse particulièrement aux travailleurs et travailleuses des secteurs éducation, recherche, culture, éducation populaire et sport mais est probablement intéressant pour d’autres champs du monde du travail.
La question du racisme vécu par les usager·es, qui nécessite un guide consacré, sera abordé uniquement lorsqu’il se confond avec la situation des salarié·es et des agent·es publiques.
Outil juridique et pratique, il aborde les démarches individuelles et collectives d’action syndicale et donne quelques conseils pour rendre plus efficace les luttes contre toutes les manifestations du racisme au travail.

Campagne contre l’extrême droite - Fiche "Extrême droite et violence"

 

🚨 La lutte contre les idées de l’extrême droite est un fil rouge de l’activité de la CGT.

La situation sociale, économique et démocratique sert de carburant à l’extrême droite et accélère la recomposition politique autour de ses idées. La séquence de la réforme des retraites et le passage en force du gouvernement en aggravant ces trois dimensions de la crise actuelle, lui a ainsi ouvert un boulevard.

À la CGT, nous continuons de faire grandir notre capacité à riposter contre la montée des idées d’extrême droite en outillant nos militants pour mener cette bataille qui est un objectif fondamental.

 

mardi 7 avril 2026

Vendredi 10 avril 2026

 Mobilisation unitaire 

devant la Préfecture de Saint Lô 

à 9h, ce vendredi, 

jour de CDEN.

 

Rassemblons nous afin de dénoncer les fermetures de classes et suppressions de postes !